Pour Jean Tirole, « le Bitcoin n’a aucune valeur intrinsèque »

Pour notre Prix Nobel, les cryptomonnaies c’est absurde, et il a raison !!! Le système économique, tel qu’il est conçu aujourd’hui, ne peut pas supporter des milliers de monnaies privées assises sur le néant !!! C’est une évidence, pourtant tout le monde l’oublie, de même que tout le monde oublie la manière dont les monnaies sont émises et en contrepartie de quoi, et comment la confiance peut s’instaurer, tout en sachant que l’enthousiasme collectif n’a rien à voir avec de la confiance fiduciaire !!

Charles SANNAT

Voici l’essentiel de l’analyse de Jean Tirole

“Ses interventions sont très rares. Mais face à l’actualité, alors que le Bitcoin vient d’exploser le plafond des 10 000 dollars, le prix Nobel d’économie Jean Tirole a décidé de prendre la plume et d’exposer ses craintes sur un phénomène qu’il qualifie de «pure bulle» financière.”

Un actif « sans valeur intrinsèque »

Pour lui, la démesure du phénomène se retrouve notamment dans l’explosion des levées de fonds en cryptomonnaies. Celles-ci ont dépassé les 3 milliards de dollars en 2017.

J. Rickards: « Le Bitcoin est une chaîne de Ponzi, il n’y a pas de Madoff mais c’est le même principe » Patrick Artus: « Le Bitcoin va finir en crise spéculative épouvantable et certains seront ruinés ! »

« Annoncées comme un instrument de désintermédiation financière, les ICO négligent les fondamentaux de la finance : l’utilisation d’intermédiaires fiables et bien capitalisés pour suivre les projets », alerte-t-il.

Un rôle social « insaisissable »

Mais outre la question de la réalité financière du phénomène Bitcoin, l’économiste s’interroge aussi sur le rôle « social », selon lui, « insaisissable » de la monnaie 2.0. Pour le Nobel 2014, la création de monnaie devrait bénéficier à « la communauté » à travers un gouvernement, qui dirige un budget. « La création monétaire fournit traditionnellement au gouvernement des ressources supplémentaires. »

Philippe Béchade: « Le Bitcoin, c’est une ÉNORME escroquerie intellectuelle ! » Jean-Hervé Lorenzi: « Comparer le Bitcoin à l’or est d’une stupidité absolue ! »

Et plus fondamental encore selon Jean Tirole, on assiste, selon le chercheur, à une privatisation de la monnaie. « Les Bitcoins sont concentrés dans des mains privées. » Ce qui pose aussi la question des politiques publiques « pour quiconque voit la monnaie comme un complément nécessaire aux économies de marché ».

Source: insolentiaeVoir les précédentes interventions de Charles Sannat

30 commentaires

  1. Alain, arrête avec tes histoires de ressources naturelles limitées, de décroissance etc… pour justifier que des gens fassent monter des lignes de calculs sur internet à de telles sommes astronomiques !!! Cela devient ridicule.

    Un peu d’honnêteté intellectuelle : Le bitcoin n’est pas la résultante de la future crise que nous allons connaitre, mais les conséquences du progrès technique et de ses abus ! Un piège à cons qui finira mal…

    Tu vas vendre ton or et ton argent, et tenter le tout pour le tout sur le bitcoin ?! Il y a un steak frites imprévu qui t’est resté sur l’estomac, ta voiture qui est tombée en panne ou quoi ?!

    1. Non, je ne vais pas vendre mon Argent/Or pour investir plus avant dans le BTC ou quelque autre cryptomonnaie.
      J’ai fait un ultime remaniement de mon portefeuille crypto hier.
      Je détiens désormais 2 BTC pour 4 000 euros investis.
      Je n’investirai pas 1 euro de plus.
      Et je vais tâcher de laisser ça vivre sa vie désormais.
      La vente de mes onces se fera je l’espère en 2018 pour contribuer à l’achat d’une maison de campagne (Dordogne ou Corrèze).

  2. Regardez bien, rien que sur cette page : 3 publicités pour acheter et vendre du bitcoin ! Rien que cela…

    Si cela n’est pas du harcèlement, personnellement je ne sais pas ce que c’est !!!

  3. « Pour le Nobel 2014, la création de monnaie devrait bénéficier à « la communauté » à travers un gouvernement, qui dirige un budget. »

    C’est exactement ce qu’aucun État ne fait plus, la création « ex nihilo » de la monnaie étant dévolue aux banques centrales privées! Le Bitcoin comble un vide de confiance qui se creuse de plus en plus face à un système mafieux qui arnaque ceux qui cherchent à créer une richesse concrète et réelle.

    Que ce moyen virtuel de transiger soit l’objet de spéculation ne surprend guère. Lors de l’effondrement d’un système, les initiatives personnelles servent parfois de refuge pour des gens désemparés. Je ne suis ni pour ni contre le Bitcoin. J’observe avec un certain amusement les arguments des uns et des autres.

    Que ceux qui s’enrichiront avec le Bitcoin n’oublient pas qu’une monnaie a également valeur de symbole et qu’elle doit reposer sur la confiance qu’ont en elle les gens. Si les nouveaux riches du Bitcoin se comportent comme leurs prédécesseurs en spoliant ceux qui leur accordent leur confiance, ils ne créeront rien et le système monétaire, peu importe lequel, s’effondrera…

    « Ce n’est pas amusant d’être libre tout seul. »

    Alfred Jarry

    1. Avant de parler de confiance, il est nécessaire de dissocier blockchain et Bitcoin. Le Bitcoin est dès le départ un jeu et non une monnaie.

      En revanche la techno sous-jacente, blockchain est disruptive, mais pour s’affirmer elle doit être accompagnée d’autres bouleversements technologiques. Elle implique un défi énergétique : si les écritures comptables décrivant la circulation de la masse monétaire disponible à l’échelle planétaire devaient être répertoriées dans un grand livre comptable à la façon blockchain la consommation d’énergie serait équivalente à 2 fois celle des États Unis 🙂 ou 8 fois celle de la France.

      1. Je suis heureux que vous fassiez référence à la dépense d’énergie nécessaire au bon fonctionnement des ordinateurs qui traitent les processus informatiques.

        Lorsqu’on parle d’innovation technologique, on ne mentionne jamais le caractère énergivore de l’affaire. L’innovation (l’ubérisation) s’appuie souvent sur des infrastructures déjà présentes – physiques et bien réelles celles-là – sans jamais payer pour l’amortissement des dépenses encourues pour les mettre en place. Le support des monnaies virtuelles semble toujours gratuit, infini et disponible à la demande, ce qui est totalement faux.

        À preuve, je lisais récemment que des propriétaires de Tesla ont profité de leur capacité de recharge gratuite (calculée dans le coût d’achat d’une automobile) pour court-circuiter leur voiture et alimenter un ordinateur servant à miner une transaction. Il y aura toujours des petits futés pour manger à tous les râteliers sans jamais rien payer.

        Qu’on fasse des analyses actuarielles honnêtes (je sais, ça n’existe pas dans notre monde « déconnecté ») sur les coûts réels de l’utilisation des monnaies virtuelles – plutôt qu’externaliser les coûts en les refilant è la collectivité – et on en reparlera.

        Le gaz de schiste aux États-Unis est un bel exemple d’enfumage. Les coûts d’exploitation et d’extraction explosent très rapidement après la mise en service des puits. On s’empresse alors d’engranger les profits parce qu’on sait très bien qu’ils ne dureront pas et que les coûts d’extraction à long terme ne sont pas rentabilisés (et je ne mentionne même pas les problèmes environnementaux qui accompagnent le processus).

        Dans tous les cas, la société de « court terme » illustre bien la peur que ressentent les gens face à un monde en pleine mutation. Il faudrait parler du taux de retour énergétique (EROEI) ou de la dépense en Joules des ordinateurs qui calculent la blockchain. Peut-être que nous deviendrions plus raisonnables et plus rationnels face au Bitcoin. L’innovation, peut-être. Mais pour qui et à quels coûts (monétaire, énergétique, symbolique, économique)?

  4. c’est drôle, quelque soit les arguments, on aime oublier que la valeur d’1 chose est ce qu’1 groupe d’homme veut bien lui donner.
    A ce jour, le bitcoin vaut 10000 €, M Tirole. Qu’il vous en déplaise.

    1. « on aime oublier que la valeur d’1 chose est ce qu’1 groupe d’homme veut bien lui donner. »
      Sauf si il y a une garantie d’échange contre quelque chose derrière. Et il y a moyens de faire ça de manière décentralisé sans emprunter : https://www.businessbourse.com/2017/11/10/le-bitcoin-ne-sera-pas-la-monnaie-de-demain-voici-pourquoi/#comment-74579
      et ou le minage est remplacé par un taux d’épargne (chaque demi-heure un participant est sélection au hasard pondéré par la quantité de monnaie qu’il possède).

      Reste à ce mettre à plusieurs pour le créer.

      1. « garantie d’échange derrière » ? Vous plaisantez ou quoi ? Depuis quand une monnaie comme le dollar a une garantie d’échange. Elle n’en n’a aucune…comme toutes les monnaies. Tirole est un abruti et un charlatan. Le bitcoin vaut 10000 us dollars… ou c’est le bitcoin qui ne vaut rien ou c’est le dollar qui ne vaut plus grand chose. Votre remarque est absurde…comme celle de Tirole « pseudo économiste ».

        1. Jᴜꜱᴛᴇᴍᴇɴᴛ ! Nᴇ ꜱᴀɪꜱ‑ᴛᴜ ᴘᴀꜱ ʟɪʀᴇ ᴇɴ ᴄʟɪQᴜᴀɴᴛ ꜱᴜʀ ʟᴇ ʟɪᴇɴ ?

          Il ne s’agit pas de Bitcoin, mais ne créer une autre monnaie chiffré qui peut appliquer https://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_quantitative_de_la_monnaie en détruisant l’argent issus des frais de transaction si la valeur de la monnaie passe en dessous de celle fixé par le taux de change (c’est comme le principe de l’étalon ᴏʀ).

          Vous auriez aussi lu que créer une monnaie chiffré avec un principe nouveau est plus compliqué que de changer queleques logo et chiffre pour se faire une ɪᴄᴏ.
          Et qu’il n’est pas possible de se faire de l’argent en créant se genre de monnaie (ou du moins pas plus que de quoi acheter un café à un distributeur automatique)

  5. « la création de monnaie devrait bénéficier à « la communauté » à travers un gouvernement, qui dirige un budget. »

    Ouh là là, voilà du bon gros n’importe quoi socialo-collectiviste qui tâche.

    Depuis quand une monnaie devrait-elle avoir un rôle social en dehors des échanges entre individus ? La monnaie nous appartient, pas à l’Etat. Ce n’est pas à l’Etat de définir à quoi elle doit servir mais à nous tous, individuellement. C’est d’ailleurs pourquoi il est impératif que les monnaies soient demain mises en concurrence, au lieu de subir le scandale permanent du monopole d’émission des banques centrales. Il faut mettre fin au scandale de l’existence des banques centrales.

    Le budget d’un Etat doit être strictement limité à ses fonctions régaliennes et rien d’autre. Au delà des fonctions régaliennes, les dépenses publiques ne sont que vol et corruption, concussion et favoritisme, détournement et spoliation, mensonge et violence abusive.

    L’État soi-disant social joue sur la profonde ignorance des citoyens en matière d’économie pour les spolier sans les faire crier, le vrai pactole caché étant réservé aux quelques coquins, les nouveaux nobles proches de ceux qui détiennent effectivement le pouvoir.

    l’Etat socialo-collectiviste non régalien est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde, où chacun cherche à tirer naïvement avantage personnel du système, tout en ignorant son fonctionnement réel, abusé par les beaux discours de propagande politicienne, alternant carotte (rentes sociales, subventions, cadeaux) et bâton (réchauffement climatique anthropique imaginaire ou limitation de vitesse sur les routes), comme avec des enfants stupides.

    L’Etat socialo-collectiviste non régalien, c’est l’arnaque du siècle. La nuit, dans sa prison, Madoff en rêve. Mieux, à chaque élection, les mêmes pigeons politisés en redemandent encore plus (vu l’abstention, ils sont de moins en moins nombreux, mais leur nombre suffit à maintenir l’illusion du pouvoir encore quelque temps). Pour les politiciens, les hauts fonctionnaires et leurs amis, un tel niveau de naïveté est absolument merveilleux. Pourquoi se priver si les pigeons en redemandent ? Hein, franchement ! Ce n’est pas Macron et ses amis qui vous diront le contraire.

  6. Lorsque je paye mon poisson à SuperU en €, on ne me propose jamais de me rendre la monnaie en Bitcoin donc c’est pas une monnaie. Au mieux, c’est un actif sur lequel on peut spéculer. Il me semble quand même dangereux de se mettre en travers de l’intérêt des états…

    1.  »…Il me semble quand même dangereux de se mettre en travers de l’intérêt des états… »
      C’est curieux mais je pense exactement l’inverse. Les états sont en train de mourir, mais leurs capacités de nuisances sont intactes. Pour sauver sa peau il faut au contraire esquiver les états.

  7. Les banquiers ont peur car leur modèle et donc leurs privilèges inouïs sont en apparence menacés néanmoins la techno de la blockchain n’est pas mature : elle consomme trop d’énergie. Donc aucune chance en l’état de l’art de la voir remplacer le système pyramidal actuel (BRI, banques centrales, banques commerciales etc.) et donc nos cartes bancaires dans nos portefeuilles. Il faudra auparavant trouver une source d’énergie infinie et très peu coûteuse.

  8. Contrairement à ce que m’on pourrait croire, les banques s’intéressent de plus en plus à la technologie « block chain ». En Belgique des groupes de travail sont dédiés à cette technologie. Je pense que les banques se préparent à lancer leur crypto. Dès que cela sera fait, le Bitcoin est autre crypto seront bannis.

    En tout cas bravo à ceux & celles qui ont pu profiter du Bitcoin lorsque sa valeur était basse. Bon profit 🙂

  9. Fréner le déferlante du Bitcoin, ça va être tès très compliqué, parce que c’est quelque chose de décentralisé, d’oû son nom « Block Chain ».

    Le Bitcoin est certe une énorme bule qui anfle, elle éclaterai peut-être un jour mais on ne sais pas quand.

    1. Ne pas savoir quand ça explose est le propre des bulles, sinon ce ne serait pas ludique. On sait avec certitude qu’il s’agissait d’une bulle seulement après avoir constaté que ça a explosé. Avant, les commentateurs en sont réduits à des supputations. Plus amusant encore : même après l’explosion, on trouve toujours quelques experts autoproclamés pour nier à toute force que c’était une bulle. On les comprend car il faut vendre le reste du portefeuille aux derniers pigeons, et tant pis si c’est à prix cassé…

  10. Peut-être faut-il considérer le Bitcoin comme un moyen de résistance dans une guerre féroce des monnaies à venir??
    La Chine l’a rejetée peut-être parce qu’elle souhaite imposer sa puissance (Jan alias « le Sushi » étant un chinois avant tout, on comprend mieux pourquoi il s’attaque aussi au Bitcoin)

    « La guerre des monnaies » (en anglais : « Currency Wars », de Hongbing Song)

    « Résumé

    L’idée directrice de ce livre est que les pays occidentaux sont dirigés par un groupe de banques privées ayant pris le contrôle des banques centrales d’État. L’auteur affirme que la Réserve Fédérale des États-Unis est une entité privée, négligeant de rappeler le rôle du gouvernement dans sa direction. Il a prédit correctement une crise financière aux États-Unis en 2008.

    Le livre remonte jusqu’à la bataille de Waterloo pour raconter comment un petit groupe de banquiers européens, avec en première ligne la famille Rothschild, a pris petit à petit le contrôle des banques centrales du Royaume-Uni, du reste de l’Europe puis des États-Unis. En maitrisant la finance, ils ont dirigé l’histoire moderne, que ce soit lors de la Guerre Civile Américaine, les deux guerres mondiales, la crise de 1929, ou la chute de l’Union Soviétique. Plus récemment, la récession japonaise des années 1990 et la crise asiatique de 1997 sont aussi attribués aux actes de ces banquiers occultes. D’après Song, ces banquiers se concentrent aujourd’hui sur l’objectif de déstabiliser la Chine pour l’empêcher de devenir une grande puissance. Il recommande aux Chinois d’adopter l’étalon-or afin de se protéger ».
    https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Guerre_des_monnaies._La_Chine_et_le_Nouvel_Ordre_mondial

    1. Même le Prix Nobel Jean Tirole est un abruti pour toi ?!

      Quand on ne fait pas l’éloge du bitcoin, on est donc un jaloux, un aigri suivi d’un incompétent manquant de connaissances sur le sujet !

      C’est bien cela ?

      1. Et si Tirole n’était pas un abruti mais un menteur ?
        Quant au prix Nobel de l’économie çà n’existe pas. C’est juste une breloque attribué à des financiers par des financiers. Il est certain que de traiter les financiers de menteurs est un pléonasme.
        😀 😀

        1. Et toi, si tu n’étais pas un menteur mais juste un abruti, c’est à dire l’inverse ! Une idée comme cela…

          J’ai remarqué en effet que tes commentaires n’étaient pas toujours très fins. Mais là je dois dire que ces derniers temps, tu te surpasses…

          Ce doit être la proximité des fêtes et de te siffler une bonne bouteille de rouge qui excitent tes neurones !!!

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