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Ryan McMaken: “Même terminé, le confinement ruine des entreprises (2/2)”

L’incertitude fait partie de la vie – pour les investisseurs, pour les entreprises, pour les citoyens. Essayer de la maîtriser a des effets considérablement nocifs.

Nous examinions hier les précédents d’interventions gouvernementales dans un contexte d’incertitude politique – plus précisément durant la Grande dépression de 1929, sous la présidence Roosevelt.

Comme l’a observé à cette époque un investisseur :

« L’incertitude domine en matière fiscale, monétaire, de droit du travail et pour quasiment tous les aspects de l’environnement réglementaire dans lequel les entreprises sont obligées d’opérer. Les taxes risquent-elles d’augmenter, de baisser ou de rester au même niveau ? Nous n’en savons rien. 

Les salariés devront-ils ou non adhérer à un syndicat ?… Risquons-nous de faire face à davantage d’inflation ou à une déflation, les dépenses publiques vont-elles augmenter ou diminuer ?… De nouvelles restrictions seront-elles imposées sur les capitaux, de nouvelles limitations sur les profits ?… Il est impossible ne serait-ce que d’essayer de le deviner. »

Il en résulte que « le New Deal a eu pour conséquence de prolonger la Grande dépression en créant un degré d’incertitude politique extraordinairement élevé dans l’esprit des investisseurs ».

Le redressement de l’économie US a été particulièrement lent, bien sûr, étant donné qu’investir, bâtir des entreprises et innover était devenu bien plus risqué et incertain à cause de la possibilité que le gouvernement impose encore une fois de nouvelles restrictions draconiennes sur les entreprises. L’existence d’un tel danger a modifié en profondeur le calcul économique.

Incertitude politique vs incertitude ordinaire 

Nous devons reconnaître que, même dans un système de laissez-faire économique, il deviendrait plus complexe pour les investisseurs d’estimer le risque et d’anticiper les conditions économiques futures lorsque les consommateurs et les travailleurs commencent à devenir plus craintifs face au risque d’épidémie.

Mais, comme l’a noté Brendan Brown, les entreprises privées seraient probablement capables de s’adapter rapidement afin d’essayer de répondre aux nouvelles exigences des consommateurs qui pourraient à présent demander des salles moins bondées et davantage de mesures de « précaution ».

L’incertitude est toujours un problème pour les investisseurs et les entrepreneurs. Mais l’incertitude politique est bien pire, car elle limite la capacité d’adaptation des détenteurs de capitaux. L’incertitude politique tend également à se manifester de façon purement aléatoire et arbitraire à travers une multitude de marchés.

Certains entrepreneurs seront toujours poussés à la faillite par les consommateurs, étant donné que ces derniers changent sans cesse d’habitudes de consommation et de préférences. D’un claquement de doigt, les consommateurs peuvent décider de dépenser leur argent autre part.

Mais sur un marché libre, les entreprises et les investisseurs peuvent apprendre par l’observations du comportement des autres agents économiques, planifier l’avenir sur le marché où ils sont positionnés et s’adapter en conséquence. Contrairement aux Etats qui gouvernent par décrets, les investisseurs et les entrepreneurs cherchent à répondre aux besoins du plus grand nombre.

Cette forme de flexibilité est toutefois anéantie lorsque les gouvernements imposent un confinement obligatoire. Il n’y a aucune possibilité d’apprentissage ou d’ajustement. Les politiques de confinement à grande échelle ne prennent pas en compte la diversité des situations sanitaires, démographiques et des conditions de marché.

A la place, l’activité économique est interrompue de façon uniforme pour quasiment l’ensemble des secteurs en fonction de ce que les politiciens — et non pas les consommateurs, ne vous en déplaise — considèrent comme « essentiel ».

Pire encore, de nouveaux changements peuvent être rapidement imposés par une poignée de décideurs politiques sans aucun débat ni consultation du grand public. Les entreprises n’ont même pas le temps de pouvoir s’adapter.

C’est bien pire que toute autre forme de choc qui peut se produire habituellement sur le marché.

Les intérêts de la finance contre ceux de l’homme de la rue, une fois de plus  

In fine, ce processus finira également par aggraver les inégalités de richesse en contribuant à une aggravation de la financiarisation de l’économie.

A cause de l’application par la Fed et de Washington d’une politique poussée à l’extrême de sauvetage systématique des entreprises « trop grosses pour faire faillite », le secteur financier continue de croître, étant donné qu’il représente une forme de refuge pour les investisseurs.

Pourquoi investir dans des entreprises locales ou dans des petites sociétés du secteur médical lorsqu’il est bien moins risqué d’investir dans une banque ou une société financière dont on est certain qu’elle sera sauvée par les pouvoirs publics en cas de problème ?

La menace constante d’une nouvelle fermeture obligatoire ne fait qu’amplifier cette perception du niveau des risques relatifs : les entreprises non financières peuvent être fermées et poussées à la ruine à tout moment. En revanche, l’industrie financière sera sauvée de la faillite.

Des centaines de compagnies pétrolières américaines pourraient faire faillite. J.C Penney négocie un accord de mise en faillite pour 500 millions $ avec des prêteurs, avant de déposer le bilan la semaine prochaine

Etant donné que le secteur financier n’emploie qu’une part relativement faible de la population, cette dichotomie entre les secteurs soumis à une fermeture obligatoire et ceux qui bénéficient d’un plan de sauvetage aura pour conséquence d’aggraver la situation du marché de l’emploi.

Cela signifie que les travailleurs peu qualifiés et la classe moyenne souffriront davantage. Cela signifie aussi que ceux qui disposent de portefeuilles boursiers significatifs prospèreront alors que les petites entreprises locales seront condamnées à la faillite.

Mais même l’industrie financière finira par en souffrir, car une économie ne peut pas survivre pour toujours à coup de plans de sauvetage. En fin de compte, il est nécessaire de produire des biens et des services réels. Cela nécessite de disposer de capital et d’avoir la capacité de planifier dans la durée… et cela nécessite également toutes sortes de choses que la menace de fermetures arbitraires rend beaucoup plus difficiles à obtenir.

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Poujade51
Poujade51
5 mois plus tôt

” les entreprises non financières peuvent être fermées et poussées à la ruine à tout moment. En revanche, l’industrie financière sera sauvée de la faillite.”

C’est vrai puisqu’aucun gouvernement n’à accepté de remettre en place le “Glass-Steagall Act ”

Souvenez vous en quand vous irez voter et que vous aurez tout perdu !

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