La BCE a dépassé le point de non-retour

La Banque centrale européenne (BCE) est dans une course folle : à coup de rachats de dette souveraine, son bilan dépasse les 70,3% du PIB de la zone euro ! C’est le double de la Federal Reserve (36,3% du PIB américain) ou de la Banque of England (37,4%), et certes loin derrière le Japon (130%) mais la dette y est détenue en totalité au niveau national, ce qui n’est pas comparable (et le yen ne cherche pas à devenir une monnaie de réserve mondiale, contrairement à l’euro).

Ces rachats se font en créant ex nihilo de la monnaie, par un simple jeu d’écriture. Ce déluge de liquidités sans contrepartie dans l’économie réelle produit des bulles (actions, immobilier notamment), des krachs, et à terme une bulle sur tous les prix, c’est-à-dire de l’inflation, puis de l’hyperinflation si les choses dérapent vraiment.

La BCE peut-elle stopper ces achats pour ensuite dégonfler son bilan ? Une banque centrale a déjà essayé récemment et ça s’est très mal terminé, il s’agit de la Fed : les marchés (actions, obligations d’entreprise) ont reculé, l’investissement des entreprises et l’achat de logement ont régressé suite à la hausse des taux d’intérêt à long terme, et le dollar s’est apprécié, handicapant les exportations.

Un recul des marchés aurait moins d’impact en Europe étant donné que le financement des entreprises passe surtout par le secteur bancaire. L’investissement des entreprises et l’achat de logement par les ménages reculeraient évidemment en cas de hausse des taux d’intérêt, tandis que l’euro s’apprécierait. Mais surtout, plusieurs pays se retrouveraient en grande difficulté si la BCE ne venait plus à leur secours pour acquérir leurs bons du Trésor. Rappelons en effet que la BCE a acheté la totalité de la « dette Covid », les investisseurs traditionnels n’en peuvent plus depuis longtemps ! On pourrait parler de cessation de paiement pour l’Italie, la France, la Grèce, l’Espagne… en somme l’Europe du Sud, dans laquelle la France fait désormais clairement partie alors que jusqu’ici elle se tenait en position intermédiaire entre le sérieux des pays du Nord et le laxisme des pays du Sud (plus en apparence et en auto-persuasion qu’en réalité néanmoins).

Au final, la zone euro éclaterait et c’en serait fini de la « monnaie unique ». Tout retour en arrière est donc devenu impossible pour la BCE. Nous aurons donc des bulles, des krachs, et de l’inflation avant, en dernière étape, de l’hyperinflation, ce qui est une autre façon de détruire l’euro, mais dans ce cas la faute peut être rejetée sur des boucs-émissaires (les salariés qui demandent des augmentations de salaires, les distributeurs qui « se gavent », les « capitalistes » qui en profitent quand l’État pense à « l’intérêt général »). Le discours étatiste mettra la valse des étiquettes sur le dos de « l’avidité » des entreprises et, dans cette propagande grotesque, l’État et la BCE se donneront le beau rôle… Les épargnants auront été ruinés au passage, mais on leur expliquera qu’ils ne doivent pas se plaindre puisqu’ils garderont leur emploi : « On sera plus content d’avoir un emploi plutôt que d’avoir une épargne protégée », comme le révélait avec cynisme Christine Lagarde le 30 octobre 2019 (on ne voit même pas comment ils préserveront l’emploi, mais passons). Que chacun entende cet avertissement.

Source: or.fr

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