« Commencez à investir dans les métaux précieux… » – David Rosenberg.

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Une chute de l’or totalement contre-intuitive qui déstabilise les investisseurs

Depuis plusieurs décennies, l’or est considéré comme la valeur refuge ultime. Lorsqu’une guerre éclate, lorsque les marchés financiers s’effondrent ou lorsque les banques centrales perdent le contrôle de l’inflation, le réflexe collectif consiste généralement à acheter du métal précieux. Pourtant, le scénario observé récemment a profondément surpris les investisseurs : malgré une montée spectaculaire des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, une flambée des prix du pétrole et une nervosité extrême sur les marchés, l’or et l’argent ont connu d’importants décrochages. Pour David Rosenberg, économiste réputé et analyste macroéconomique suivi à travers le monde, ce phénomène n’a rien d’irrationnel. Il correspond même à une mécanique classique des marchés en période de stress extrême. Selon lui, lorsque la panique financière s’installe réellement, les investisseurs ne vendent pas leurs actifs perdants en priorité : ils liquident d’abord ce qui leur reste de profitable afin de couvrir les appels de marge et de récupérer de la liquidité immédiate. C’est précisément ce qui expliquerait la faiblesse actuelle des métaux précieux malgré un environnement explosif. Dans ce contexte, beaucoup d’investisseurs expérimentés considèrent désormais les replis de l’or comme des opportunités stratégiques d’accumulation à long terme, notamment via des actifs tangibles et physiques comme ceux proposés sur l’achat d’or et d’argent physique sécurisé afin de se protéger contre l’érosion monétaire future.

La véritable raison de la baisse de l’or : la crise mondiale de liquidité

L’une des grandes erreurs des investisseurs particuliers consiste à croire que l’or monte automatiquement dès qu’une crise éclate. Historiquement, ce n’est absolument pas le cas. David Rosenberg rappelle d’ailleurs plusieurs épisodes majeurs où l’or a chuté précisément au moment où la peur explosait : la guerre du Golfe de 1990, la faillite du fonds LTCM en 1998, les attentats du 11 septembre 2001 ou encore l’effondrement de Lehman Brothers en 2008. À chaque fois, le même mécanisme s’est répété. Lorsque les marchés deviennent incontrôlables, les appels de marge se multiplient brutalement. Les investisseurs fortement exposés au levier doivent alors vendre rapidement leurs actifs les plus liquides et les plus profitables pour répondre aux exigences des courtiers et des banques. L’or, qui avait énormément progressé ces derniers mois, devient alors une source immédiate de cash. Cette pression vendeuse provoque des corrections parfois extrêmement violentes, même dans un environnement pourtant favorable au métal jaune sur le long terme. Cette dynamique explique pourquoi les investisseurs institutionnels les plus aguerris privilégient souvent l’accumulation progressive d’actifs physiques hors système bancaire, notamment via des solutions concrètes d’investissement en métaux précieux permettant de conserver une exposition durable indépendamment des turbulences boursières.

La hausse des taux réels change totalement l’équation pour l’or

Un autre facteur fondamental évoqué par Rosenberg concerne la remontée spectaculaire des taux réels à l’échelle mondiale. Beaucoup d’investisseurs se focalisent uniquement sur les taux américains à 10 ans, mais le phénomène est aujourd’hui global : les rendements obligataires explosent simultanément aux États-Unis, au Canada, en Europe et au Japon. Cette envolée traduit une peur croissante des marchés face au retour durable de l’inflation et à un possible scénario de stagflation mondiale. Or, lorsque les taux réels augmentent fortement, l’or devient temporairement moins attractif puisqu’il ne génère aucun rendement. Plus les obligations offrent des rendements élevés, plus certains investisseurs arbitrent leurs positions au détriment des métaux précieux. Rosenberg souligne également que les marchés anticipent désormais de potentielles hausses de taux de la part de certaines banques centrales, ce qui accentue encore la pression sur l’or. Pourtant, selon lui, cette vision pourrait être excessivement pessimiste et ouvrir la voie à un futur rebond massif du métal jaune lorsque les marchés réaliseront que les banques centrales auront énormément de mal à maintenir des taux élevés dans un environnement économique fragilisé. C’est précisément dans ce type de phase de transition que certains investisseurs choisissent de renforcer progressivement leurs réserves physiques grâce à des achats stratégiques d’or et d’argent d’investissement afin d’anticiper le prochain cycle haussier.

Le dollar américain redevient l’arme absolue des marchés financiers

Pendant toute la grande phase haussière de l’or, le dollar américain connaissait une relative faiblesse. Les discours autour de la dédollarisation mondiale se multipliaient, plusieurs banques centrales accumulaient de l’or et les investisseurs pariaient massivement sur une baisse structurelle du billet vert. Mais en période de stress extrême, les réflexes changent brutalement. Le dollar reste aujourd’hui la principale monnaie de réserve mondiale et l’actif de liquidité privilégié dans les situations de crise systémique. Lorsque les marchés paniquent réellement, les flux se dirigent massivement vers le cash en dollars américains, ce qui renforce mécaniquement la devise américaine et exerce une pression négative sur l’or. Cette corrélation inverse entre le dollar et les métaux précieux est un élément central de l’analyse de Rosenberg. Plus le dollar grimpe rapidement, plus les investisseurs internationaux doivent payer cher leur exposition à l’or, ce qui peut temporairement freiner les achats spéculatifs. Néanmoins, sur le long terme, l’explosion des déficits publics, la montée des dettes souveraines et les tensions géopolitiques pourraient finir par fragiliser durablement les monnaies fiduciaires, poussant alors les capitaux vers les actifs tangibles comme les métaux précieux physiques accessibles aux investisseurs prudents.

Le pétrole devient le nouveau centre de gravité des marchés mondiaux

L’analyse de Rosenberg insiste également sur le rôle absolument central du pétrole dans la crise actuelle. Selon lui, tant que les tensions autour du détroit d’Hormuz persisteront, les marchés resteront dominés par la peur d’un choc énergétique majeur. Il rappelle que durant la première guerre du Golfe, les prix du pétrole étaient passés de 15 à 40 dollars en très peu de temps. En appliquant des proportions similaires aux niveaux actuels, certains scénarios extrêmes pourraient théoriquement pousser le baril vers 150 voire 200 dollars. Une telle explosion des prix énergétiques provoquerait des conséquences inflationnistes considérables sur l’ensemble de l’économie mondiale. Les investisseurs craignent alors un scénario extrêmement difficile pour les banques centrales : combattre l’inflation sans provoquer une récession profonde. Ce contexte crée une volatilité massive sur tous les actifs financiers, y compris l’or. Pourtant, historiquement, les périodes d’instabilité énergétique durable ont souvent fini par renforcer l’attrait des actifs réels et des réserves tangibles. De nombreux investisseurs considèrent ainsi que les corrections actuelles des métaux précieux pourraient représenter une fenêtre rare pour se positionner progressivement via des solutions d’investissement en or physique adaptées au contexte géopolitique actuel.

L’argent métal : un actif encore plus volatil que l’or

David Rosenberg rappelle également que l’argent métal possède un comportement beaucoup plus spéculatif que l’or. Il décrit l’argent comme une version “high beta” du métal jaune, c’est-à-dire un actif capable d’amplifier les mouvements du marché, aussi bien à la hausse qu’à la baisse. Cette volatilité supérieure attire énormément de spéculateurs lors des grandes phases haussières, mais provoque aussi des dégagements extrêmement violents lorsque les marchés deviennent nerveux. Les dernières semaines ont justement montré à quel point l’argent pouvait subir des variations spectaculaires en très peu de temps. Cette instabilité n’empêche toutefois pas certains investisseurs expérimentés de continuer à accumuler progressivement de l’argent physique, considérant que la transition énergétique mondiale, les besoins industriels et les tensions monétaires futures pourraient soutenir fortement sa valorisation sur le long terme. Dans cette logique patrimoniale, beaucoup privilégient aujourd’hui l’acquisition progressive d’or et d’argent physique afin de réduire leur dépendance aux marchés financiers traditionnels.

Pourquoi Rosenberg pense que l’or pourrait repartir fortement à la hausse

Malgré son analyse prudente à court terme, David Rosenberg reste structurellement optimiste sur les métaux précieux. Il explique notamment qu’une grande partie des positions spéculatives excessives a déjà été purgée du marché. Les données du COMEX montrent que les positions longues spéculatives ont été divisées par deux, ce qui signifie que de nombreuses “mains faibles” ont déjà quitté le marché. Cette phase de nettoyage est souvent indispensable avant qu’un nouveau cycle haussier solide puisse se mettre en place. Rosenberg estime d’ailleurs que l’or pourrait rapidement retrouver une zone comprise entre 3 500 et 4 000 dollars l’once une fois les tensions de liquidité stabilisées et la peur immédiate dissipée. À ses yeux, les fondamentaux de long terme restent extrêmement favorables : dette mondiale incontrôlable, déficits budgétaires massifs, tensions géopolitiques persistantes et fragilité croissante du système monétaire international. Dans un tel environnement, les investisseurs les plus patients cherchent généralement à construire progressivement des réserves tangibles et durables grâce à des achats réfléchis d’or et d’argent physique à long terme plutôt que de tenter de spéculer sur les fluctuations de court terme.

La psychologie des marchés reste le facteur le plus sous-estimé

Au-delà des chiffres économiques et des politiques monétaires, l’intervention de Rosenberg met surtout en lumière une réalité fondamentale : les marchés financiers sont dominés par les émotions humaines. En période de panique, les corrélations classiques cessent souvent de fonctionner. Même les secteurs supposés défensifs comme la santé, la défense ou les métaux précieux peuvent subir des ventes massives simplement parce que les investisseurs cherchent désespérément à réduire leur exposition au risque. Rosenberg rappelle que la véritable panique n’a probablement même pas encore commencé tant que l’indice VIX ne dépasse pas certains seuils extrêmes. Cette observation souligne l’importance capitale de conserver une vision stratégique de long terme plutôt que de réagir émotionnellement aux fluctuations quotidiennes. Dans cet environnement particulièrement instable, les actifs physiques et tangibles continuent d’attirer les investisseurs souhaitant protéger une partie de leur patrimoine contre les incertitudes systémiques futures, notamment via des investissements sécurisés en métaux précieux physiques permettant de traverser les cycles économiques avec davantage de résilience.

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