Le CAC 40 décroche et passe sous sa moyenne mobile
Le message de Thami Kabbaj est direct : le CAC 40 montre des signes de faiblesse, l’euro recule, le Bitcoin décroche et les marchés financiers deviennent de plus en plus fragiles. Pour l’analyste, cette configuration ne doit pas être interprétée à partir d’une seule déclaration politique ou d’un simple rebond intraday. Elle doit être étudiée à l’aide d’une méthode précise, fondée notamment sur l’évolution des prix et le comportement des principales moyennes mobiles. À ses yeux, le CAC 40 évolue sous sa moyenne mobile de 100 jours sur une unité de temps hebdomadaire. Cette situation constitue un signal baissier important dans son approche.
Thami Kabbaj critique ainsi les investisseurs qui ont présenté le marché parisien comme étant arrivé sur un point bas définitif après une réaction positive aux propos de Marine Le Pen concernant le budget français. Selon lui, certains commentateurs ont rapidement attribué la progression momentanée du CAC 40 à cette intervention politique avant d’ignorer le retournement qui a suivi. L’indice a ensuite fortement reculé, ce qui démontre, selon son raisonnement, qu’un mouvement de marché ne peut pas être expliqué durablement par une déclaration isolée.
Le CAC 40 a effectivement évolué dans un contexte de forte incertitude budgétaire française au début du mois d’octobre 2026. La remontée des taux obligataires et les interrogations sur les finances publiques ont pesé sur les actifs français, alors que le rendement de l’OAT à dix ans s’est rapproché de 5%. Les dernières séances ont été marquées par un recul de la Bourse de Paris et une attention accrue portée au coût de la dette française.
Dans cette configuration, l’auteur considère qu’un investisseur ne doit pas confondre un rebond technique avec un véritable changement de tendance. Un marché peut progresser pendant quelques heures ou quelques séances tout en restant baissier sur une période plus longue. C’est précisément la raison pour laquelle il accorde une importance particulière aux graphiques hebdomadaires et aux moyennes mobiles. Tant que le CAC 40 demeure sous les niveaux techniques qu’il surveille, il estime que la prudence doit rester la règle.
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L’euro recule face au dollar dans un contexte de tension
La faiblesse du CAC 40 s’inscrit dans un mouvement plus large qui touche également la monnaie européenne. Dans son analyse, Thami Kabbaj indique que l’euro évolue sous sa moyenne mobile de 200 jours. Pour lui, ce franchissement à la baisse place la devise européenne en zone de danger et traduit une tendance défavorable. Il considère donc que l’euro demeure vendeur tant qu’il ne parvient pas à reprendre durablement cette moyenne mobile.
Le recul de l’euro s’accompagne d’une remontée du dollar. Cette relation est essentielle pour comprendre la pression exercée sur les actifs libellés en monnaie européenne. Lorsque le dollar se renforce, les matières premières et les actifs négociés en dollars peuvent devenir moins accessibles pour les investisseurs européens. La progression du billet vert peut également traduire une recherche de liquidité ou une préférence des opérateurs pour les actifs américains dans un environnement perçu comme incertain.
Les données de marché publiées début octobre 2026 ont confirmé l’importance de cette relation entre l’euro, le dollar et les taux. Saxo Bank signalait notamment qu’un dollar plus vigoureux pesait sur l’or, tandis que l’euro restait au centre des préoccupations des opérateurs. Dans le raisonnement de Thami Kabbaj, l’euro ne constitue donc pas actuellement un actif attractif. Il estime que la monnaie européenne reste fragilisée par la situation économique et politique de la zone euro, ainsi que par l’endettement élevé de plusieurs États.
Cette faiblesse monétaire ne doit pas être isolée du contexte politique français. Les tensions budgétaires, les discussions autour du financement de l’État et le mécontentement social contribuent à entretenir une perception négative de la France. L’auteur relie ces éléments à la fragilité de la Bourse de Paris et à la pression exercée sur l’euro. Son raisonnement est simple : lorsque les investisseurs doutent de la trajectoire budgétaire d’un pays, ils peuvent exiger une rémunération plus élevée pour détenir sa dette et réduire leur exposition à ses actifs.
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La hausse des taux fragilise les actions et les obligations
Le principal facteur de fragilité évoqué par Thami Kabbaj concerne la progression des taux d’intérêt. Les rendements obligataires français ont atteint des niveaux élevés dans un contexte de défiance concernant les finances publiques. Le taux de l’OAT à dix ans s’est approché du seuil de 5%, tandis que l’écart entre les rendements français et allemands a atteint un niveau particulièrement surveillé par les marchés.
Une hausse des taux exerce une pression sur les obligations existantes, car les titres nouvellement émis offrent une rémunération plus attractive. Les anciennes obligations, dont le rendement est inférieur, voient alors leur prix diminuer afin de redevenir compétitives. Ce mécanisme explique pourquoi la progression des rendements entraîne généralement une baisse des cours obligataires. Dans la transcription, Thami Kabbaj insiste fortement sur ce point et présente la chute des obligations comme l’un des signaux les plus préoccupants de la période.
La remontée des taux peut également peser sur les actions. Les entreprises doivent financer leur activité à un coût plus élevé, les ménages réduisent potentiellement leurs dépenses et les investisseurs réévaluent la valeur actuelle des bénéfices futurs. Les valeurs de croissance sont particulièrement sensibles à ce mécanisme, car une part importante de leur valorisation dépend de profits attendus dans plusieurs années. Lorsque les taux augmentent, ces bénéfices futurs sont actualisés à un taux supérieur, ce qui peut réduire la valorisation théorique des entreprises.
Le marché obligataire devient alors un indicateur central. Thami Kabbaj mentionne le TLT, un ETF exposé aux obligations du Trésor américain de longue maturité, dont la tendance demeure faible selon son analyse. Il estime que la situation est particulièrement préoccupante lorsque les actions, les obligations et certaines matières premières reculent simultanément. Cette baisse généralisée signifie que la diversification traditionnelle ne protège pas nécessairement le portefeuille dans toutes les configurations de marché.
Les tensions sur les taux français ont également influencé la Bourse de Paris en octobre 2026. Plusieurs séances ont été marquées par un recul du CAC 40 au moment où les rendements obligataires progressaient, confirmant la sensibilité des actions françaises aux inquiétudes budgétaires.
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Pourquoi le Nasdaq et le S&P 500 résistent encore
La faiblesse des marchés ne touche pas tous les indices de la même manière. Thami Kabbaj observe que le Nasdaq et le S&P 500 résistent mieux que le CAC 40, le DAX ou le Russell 2000. Cette résistance ne signifie pas nécessairement que l’ensemble du marché américain est solide. Elle s’explique en grande partie par la concentration de la capitalisation boursière sur un nombre limité de grandes entreprises.
Les indices américains les plus suivis sont fortement influencés par les grandes capitalisations technologiques et par quelques sociétés dont le poids est considérable. Lorsque ces entreprises progressent, elles peuvent maintenir l’indice général à un niveau élevé, même si un grand nombre de valeurs reculent. L’apparente solidité du Nasdaq ou du S&P 500 peut ainsi masquer une faiblesse interne du marché.
À l’inverse, le Russell 2000 regroupe des sociétés américaines de plus petite capitalisation. Cet indice est davantage exposé au coût du crédit, à la conjoncture intérieure et aux conditions de financement. Dans la transcription, Thami Kabbaj souligne que le Russell 2000 évolue dans une tendance baissière depuis plusieurs mois et se rapproche de niveaux techniques importants. Une rupture de ces niveaux constituerait, selon lui, un signal particulièrement négatif.
Cette divergence entre les grands indices et les petites capitalisations est un élément essentiel de son analyse. Un indice peut sembler résistant grâce à quelques grandes valeurs alors que la majorité des actions qui le composent montrent déjà une faiblesse. Il est donc nécessaire d’examiner la largeur du marché et la participation réelle au mouvement haussier au lieu de se limiter à la performance de l’indice principal.
Pour l’auteur, la question centrale devient alors la suivante : combien de temps le Nasdaq et le S&P 500 peuvent-ils résister si les autres segments du marché continuent de se dégrader ? Il ne fournit pas de date précise et refuse de jouer le rôle d’un prévisionniste capable d’annoncer le moment exact d’un retournement. Il considère néanmoins que la résistance des grands indices ne suffit pas à effacer les signaux de fragilité observés ailleurs.
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Bitcoin, or et argent : des actifs toujours vulnérables
La faiblesse ne concerne pas uniquement les actions et les obligations. Dans la transcription, Thami Kabbaj évoque également le recul du Bitcoin, de l’or et de l’argent. Il indique que l’or et l’argent évoluent sous leur moyenne mobile de 100 jours, ce qui constitue un signal baissier dans son système d’analyse. Il considère donc que les métaux précieux restent fragiles malgré leur réputation d’actifs de protection.
La baisse de l’or dans un contexte de hausse du dollar peut sembler paradoxale, mais elle s’explique par la relation entre la monnaie américaine, les taux et les arbitrages des investisseurs. Un dollar plus fort rend l’or plus cher pour les acheteurs utilisant d’autres devises. Par ailleurs, des taux réels plus élevés peuvent réduire l’attrait d’un actif qui ne verse pas de revenu régulier. Les opérateurs peuvent alors privilégier les liquidités ou les titres de dette offrant un rendement plus important.
L’argent est généralement plus volatil que l’or, car il possède à la fois une dimension monétaire et une dimension industrielle. Il peut donc être affecté par les anticipations concernant la croissance économique, la demande industrielle et l’évolution du dollar. Lorsque les investisseurs redoutent un ralentissement, l’argent peut subir une pression supérieure à celle observée sur l’or.
Le Bitcoin présente une configuration différente. Thami Kabbaj indique que la cryptomonnaie a repassé sa moyenne mobile de 100 jours après être restée longtemps sous cet indicateur. Ce franchissement est positif dans son approche, mais il exige une confirmation. Si le Bitcoin ne se maintient pas au-dessus de cette moyenne, le signal pourrait se transformer en faux dépassement et relancer la baisse.
Les marchés des cryptomonnaies restent particulièrement sensibles aux variations de liquidité et aux mouvements du dollar. Une remontée des taux peut réduire l’appétit pour les actifs considérés comme risqués, tandis qu’une détente monétaire peut au contraire favoriser les actifs de croissance et les cryptomonnaies. Dans le raisonnement présenté, le Bitcoin doit donc être étudié séparément des métaux précieux, même si les trois actifs peuvent subir simultanément la pression d’un dollar plus fort.
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La méthode plutôt que les prévisions de marché
Après avoir dressé un tableau très négatif des marchés, Thami Kabbaj refuse pourtant de conclure qu’il faut nécessairement tout vendre. Il rappelle que les marchés peuvent monter alors que l’économie semble mauvaise et baisser alors que les indicateurs économiques sont favorables. Pour lui, la réalité économique et le comportement des prix ne suivent pas toujours le même calendrier.
Il reprend une idée associée à Warren Buffett : personne ne sait précisément ce que fera la Bourse dans une semaine, un mois ou un an. L’élément central n’est donc pas de prétendre connaître l’avenir, mais d’appliquer une méthode qui définit les conditions d’entrée, de conservation et de sortie. Cette approche vise à réduire l’influence des émotions et des prédictions spectaculaires dans la prise de décision.
Thami Kabbaj explique qu’il conserve certaines positions malgré son analyse négative de la situation générale. Il distingue ainsi son opinion macroéconomique de l’application de son système de gestion. Même lorsqu’il considère que « ça pue » et que les indicateurs sont préoccupants, il ne modifie pas automatiquement toutes ses positions. Il suit les règles de son portefeuille et accepte de ne pas avoir besoin de prévoir chaque mouvement du marché.
Dans la transcription, il affirme que le portefeuille AlphaZen, lancé en octobre 2025, aurait enregistré une performance proche de 40% sur un an. Il précise que cette performance serait documentée par des relevés de compte. Cette déclaration doit être comprise comme une affirmation de l’auteur et ne constitue pas une performance vérifiée indépendamment dans le cadre de cet article.
Son message est néanmoins clair : les investisseurs qui attendent une certitude absolue avant d’agir risquent de rester constamment à l’écart. Les marchés sont toujours entourés de raisons de craindre une baisse. Une méthode systématique permet, selon lui, de prendre position lorsque les règles le permettent et de réduire l’exposition lorsque les indicateurs se retournent.
Analyse technique ou analyse fondamentale : quelle approche choisir ?
Le cœur du discours de Thami Kabbaj repose sur la supériorité qu’il attribue à l’analyse technique pour les horizons de court et moyen terme. Il estime que l’étude des prix, des tendances et des moyennes mobiles permet de prendre des décisions plus directement liées au comportement réel du marché. À l’inverse, l’analyse fondamentale cherche à déterminer la valeur théorique d’un actif à partir de ses résultats, de son bilan, de ses perspectives et de son environnement économique.
Selon lui, l’analyse fondamentale présente une difficulté majeure : la valeur calculée dépend d’hypothèses et peut être influencée par la qualité des informations disponibles. Les comptes d’une entreprise peuvent être complexes à interpréter et certains scandales financiers ont montré que les chiffres publiés ne suffisent pas toujours à révéler immédiatement la réalité économique d’une société.
Il cite notamment le cas d’Enron. L’entreprise avait présenté des résultats qui semblaient solides, tandis que de nombreux analystes financiers recommandaient encore le titre. Pourtant, le cours de l’action avait déjà commencé à envoyer des signaux négatifs. Dans la lecture de Thami Kabbaj, un analyste technique pouvait détecter cette faiblesse sans avoir à résoudre l’ensemble des problèmes comptables de l’entreprise.
L’auteur évoque également une société pharmaceutique dont le nom est retranscrit de manière incertaine dans la vidéo source. Il affirme qu’un analyste fondamental avait présenté le titre comme attractif alors que l’action se trouvait sous sa moyenne mobile de 100 jours, avant de perdre environ 72%. Cet exemple illustre son opposition aux recommandations qui se concentrent exclusivement sur la valeur théorique d’une entreprise sans tenir compte de la tendance du marché.
Thami Kabbaj ne rejette toutefois pas totalement l’analyse fondamentale. Il reconnaît son intérêt pour une approche de long terme, notamment lorsqu’il s’agit d’identifier des actifs sous-évalués. Il considère que l’analyse technique peut alors compléter l’analyse fondamentale en améliorant le choix du moment d’entrée. Dans cette perspective, les deux méthodes ne sont pas nécessairement incompatibles : l’une cherche à sélectionner les actifs, l’autre aide à déterminer le timing.
Pour les périodes de quelques semaines à douze mois, il privilégie néanmoins l’analyse technique et les systèmes quantitatifs. Il estime que les prix intègrent rapidement les informations disponibles et que les tendances peuvent se poursuivre bien après l’apparition des premières nouvelles économiques. L’analyse technique ne prétend pas expliquer chaque mouvement ; elle cherche avant tout à identifier ce que fait réellement le marché.
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Les marchés ne suivent pas toujours la logique de l’économie
Une idée revient régulièrement dans le discours de Thami Kabbaj : les marchés financiers possèdent une logique propre, qui ne correspond pas toujours à celle de l’économie. Une économie peut être dégradée alors que les indices montent, notamment lorsque les investisseurs anticipent une amélioration future, lorsqu’une banque centrale soutient la liquidité ou lorsque certaines grandes entreprises tirent les indices vers le haut.
À l’inverse, une économie peut afficher de bons résultats tandis que la Bourse recule. Les marchés peuvent déjà avoir intégré les bonnes nouvelles dans les cours. Lorsque les investisseurs estiment que les perspectives ne peuvent plus s’améliorer, ils peuvent vendre même si les bénéfices actuels restent solides. Cette différence entre l’état présent de l’économie et les anticipations futures explique une partie des mouvements difficiles à comprendre.
L’auteur s’appuie sur la théorie de la réflexivité associée à George Soros. Selon cette approche, les prix ne se contentent pas de refléter les fondamentaux : ils peuvent aussi influencer la perception des fondamentaux. Une action qui monte attire davantage d’investisseurs, améliore les conditions de financement de l’entreprise et renforce parfois les anticipations bénéficiaires. À l’inverse, une baisse prolongée peut détériorer la confiance et accentuer la faiblesse de l’entreprise.
Cette dynamique crée des tendances qui peuvent sembler irrationnelles lorsqu’elles sont étudiées uniquement à partir des données économiques. Les investisseurs cherchent alors après coup une explication à un mouvement déjà réalisé. Pour Thami Kabbaj, cette tendance à rationaliser chaque hausse et chaque baisse constitue un piège. Il considère qu’il est parfois plus pertinent de constater le mouvement et de suivre les règles définies à l’avance.
Quelle stratégie face à un marché fragile ?
La stratégie défendue dans la transcription repose moins sur une prévision précise que sur une discipline d’intervention. Lorsque les indices passent sous leurs moyennes mobiles, que les obligations reculent et que le dollar progresse, l’investisseur doit mesurer le risque global de son portefeuille. Il ne s’agit pas nécessairement de vendre chaque actif, mais de vérifier si les positions détenues correspondent encore aux règles de gestion fixées au départ.
La première étape consiste à distinguer l’analyse de long terme de la spéculation à court terme. Un investisseur qui achète des actions pour plusieurs années ne réagit pas de la même manière qu’un trader qui cherche à exploiter une tendance de quelques semaines. Les indicateurs, les niveaux de sortie et la taille des positions doivent être adaptés à l’horizon retenu. Mélanger ces approches peut conduire à vendre dans la panique ou à conserver trop longtemps une position devenue incompatible avec son plan.
La deuxième étape consiste à éviter les décisions fondées sur une seule déclaration politique. Les propos d’un responsable peuvent provoquer une réaction immédiate, mais ils ne suffisent pas à inverser durablement une tendance si les taux, les flux de capitaux et les indicateurs techniques restent défavorables. La réaction du marché doit être observée sur plusieurs unités de temps afin de distinguer un mouvement temporaire d’un véritable changement de régime.
La troisième étape concerne la diversification. L’or peut être utilisé par certains épargnants comme actif tangible, mais son prix reste soumis au dollar, aux taux et aux conditions de liquidité. Il ne constitue donc pas une protection automatique contre toutes les baisses. L’exposition doit être déterminée en fonction du patrimoine, de l’horizon d’investissement et de la capacité à supporter les fluctuations.
Enfin, la gestion du risque doit rester prioritaire. Aucun indicateur ne fonctionne parfaitement et aucune méthode ne permet de supprimer les pertes. Une stratégie sérieuse doit définir à l’avance le montant maximal acceptable, la taille des positions et les conditions qui imposent de réduire l’exposition. Le refus de jouer à « Madame Irma » ne signifie pas l’absence de plan : il signifie qu’une décision doit découler d’une méthode plutôt que d’une prédiction personnelle.
Le principal avertissement de Thami Kabbaj
Le message final de Thami Kabbaj est contradictoire en apparence, mais cohérent dans sa logique. D’un côté, il affirme que les marchés sont fragiles, que les taux montent, que les obligations reculent et que plusieurs indices se trouvent dans une tendance baissière. De l’autre, il refuse d’annoncer un effondrement imminent et ne recommande pas de vendre mécaniquement toutes les positions.
Il invite surtout les investisseurs à ne pas suivre aveuglément les gourous et les prédictions catégoriques. Les personnes qui annoncent en permanence la fin de la Bourse peuvent finir par avoir raison après plusieurs années, mais leurs prévisions ne constituent pas nécessairement une stratégie exploitable. Une méthode doit pouvoir fonctionner dans les phases de hausse, de baisse et de stagnation.
Dans cette perspective, le CAC 40, l’euro, le Bitcoin, l’or, l’argent et les obligations doivent être suivis à partir de données concrètes : tendance, volatilité, moyennes mobiles, niveaux de support et comportement des flux. Le marché peut rester baissier plus longtemps que prévu, mais il peut aussi se redresser avant que les nouvelles économiques ne s’améliorent. La discipline consiste alors à laisser les signaux confirmer ou invalider le scénario.
La prudence s’impose donc face aux marchés actuels. Le recul du CAC 40, la faiblesse de l’euro, la hausse des rendements obligataires et les divergences entre grands indices et petites capitalisations traduisent un environnement instable. Comme le rappelle Thami Kabbaj dans la transcription, il est impossible de savoir avec certitude ce que fera la Bourse dans une semaine, un mois ou un an. La question essentielle n’est pas de prédire chaque mouvement, mais de disposer d’une stratégie claire pour agir lorsque le marché confirme ou invalide une tendance.