Le marché de l’or traverse une zone de turbulences qui remet en question les convictions de nombreux investisseurs. Après une correction brutale, le métal précieux est repassé sous le seuil symbolique des 4 000 dollars l’once, ravivant les craintes d’une baisse plus profonde. Pourtant, pour Trey Reik, économiste en chef chez GBI, cette faiblesse des cours ne signifie pas que le marché haussier est terminé. Bien au contraire : selon son analyse, les facteurs économiques et monétaires qui soutiennent la progression de l’or à long terme restent pleinement présents. Dans son entretien avec Megan King Diaz, diffusé par GoldSilver le 27 octobre 2026, il défend une thèse centrale : la prochaine décision de la Réserve fédérale américaine pourrait devenir le principal catalyseur d’un nouveau mouvement haussier de l’or. Dans ce contexte d’incertitude, certains épargnants s’intéressent également aux actifs physiques, notamment à l’achat de pièces d’or Napoléon de 20 francs, sans que cette démarche constitue pour autant une garantie de protection contre les pertes.
Le marché de l’or vacille, mais Trey Reik refuse d’enterrer le marché haussier
La récente correction du cours de l’or a de quoi inquiéter les investisseurs qui s’attendaient à une progression continue du métal précieux. Alors que les tensions géopolitiques persistent, que les finances publiques américaines suscitent des interrogations et que la confiance dans le dollar fait l’objet de débats, le recul du métal jaune paraît paradoxal. Trey Reik reconnaît avoir été déçu par la résistance limitée du marché face à ces risques. Il estime néanmoins qu’il serait dangereux de confondre une correction de court terme avec un retournement durable de tendance. Pour lui, trois facteurs continuent de structurer les perspectives de l’or : l’affaiblissement potentiel de la confiance dans le dollar, l’ampleur du déficit budgétaire américain et les interrogations concernant la crédibilité de la Réserve fédérale. Ces éléments ne disparaissent pas parce que les cours baissent pendant quelques séances. Ils peuvent même gagner en importance si les tensions sur les marchés obligataires s’intensifient ou si les autorités monétaires doivent arbitrer entre la lutte contre l’inflation et la stabilité financière. Cette distinction entre fluctuations immédiates et tendances de fond constitue le point de départ de son analyse. Pour les épargnants qui souhaitent étudier les différentes formes de détention du métal précieux, les pièces d’or d’investissement représentent une catégorie à examiner en tenant compte des primes, des frais et des conditions de revente.
4 000 dollars l’once : le seuil qui pourrait changer la trajectoire du marché
Dans son intervention, Trey Reik identifie les 4 000 dollars l’once comme un niveau particulièrement important pour le cours de l’or. Il indique que le marché a brièvement atteint environ 3 986 dollars lors de la récente baisse, avant de se redresser. Cette incursion sous le seuil des 4 000 dollars ne suffit pas, à elle seule, à démontrer que la tendance haussière est terminée. En revanche, une rupture durable de ce niveau pourrait modifier sensiblement les anticipations des opérateurs. Le seuil présente une dimension psychologique évidente : les investisseurs et les traders accordent souvent une attention particulière aux chiffres ronds, qui peuvent devenir des repères pour les ordres d’achat, de vente et de protection. Il possède également une dimension technique, car les stratégies de marché reposent fréquemment sur des niveaux de support et de résistance. Trey Reik estime qu’une perte confirmée de ce support pourrait entraîner une période de faiblesse supplémentaire et conduire l’or à tester les 3 600 dollars au cours des deux à trois mois suivants. Il s’agit d’un scénario conditionnel, et non d’une certitude. À l’inverse, si le marché parvient à préserver cette zone, la correction pourrait rester temporaire. Pour les personnes qui envisagent de détenir du métal physique, les lingots d’or d’investissement constituent une autre possibilité à comparer aux pièces, notamment en fonction du budget disponible et des coûts associés.
Pourquoi une correction du prix de l’or ne suffit pas à invalider la tendance
Trey Reik invite également à remettre les variations récentes en perspective. Dans l’entretien, il rappelle que l’or avait enregistré des performances annuelles très importantes au cours des années précédentes et qu’un recul de quelques pour cent devait être évalué à la lumière de cette progression. Il souligne surtout le risque consistant à tirer des conclusions définitives à partir d’une période de quelques jours ou de quelques semaines. Les marchés financiers fonctionnent par anticipations : les investisseurs peuvent acheter une perspective de baisse des taux, puis vendre lorsque les attentes changent, même si les facteurs économiques de long terme n’ont pas fondamentalement évolué. Les prises de bénéfices, les ordres automatiques et les ajustements de portefeuille peuvent également accentuer un mouvement. Il faut toutefois distinguer cette interprétation générale des chiffres historiques cités par l’économiste, qui correspondent au contexte précis de son entretien et ne doivent pas être considérés comme des cours actuels. Une correction peut donc s’inscrire dans un marché haussier, mais elle peut aussi annoncer une phase de baisse prolongée si les conditions monétaires et financières se détériorent pour le métal précieux. Le niveau des cours ne constitue jamais, à lui seul, une preuve suffisante. Dans cette perspective, les pièces Napoléon de 20 francs en or peuvent être étudiées comme un support de détention physique, sans confondre leur intérêt patrimonial potentiel avec une protection automatique contre la volatilité.
La Fed face à un dilemme : combattre l’inflation ou préserver la stabilité financière ?
Pour Trey Reik, le prochain mouvement significatif de l’or pourrait être provoqué par la politique monétaire américaine. Son raisonnement repose sur une contradiction : la hausse des rendements obligataires et les inquiétudes concernant l’inflation peuvent pousser les marchés à anticiper une politique monétaire plus restrictive, mais un durcissement excessif pourrait aussi accentuer les tensions sur le financement de l’économie et sur la dette publique. Dans son entretien, l’économiste estime que les autorités monétaires sont attentives aux fragilités du marché des bons du Trésor américain et qu’elles ne peuvent pas ignorer indéfiniment les conséquences d’une hausse des taux. Il considère que les investisseurs qui anticipent plusieurs relèvements successifs pourraient surestimer la marge de manœuvre de la Fed. Son scénario haussier repose donc sur une possible révision des anticipations : si le marché comprend que la banque centrale ne peut pas durcir sa politique autant qu’il le redoute, les conditions pourraient redevenir favorables à l’or. Cette hypothèse ne signifie pas que la Fed abandonnera nécessairement la lutte contre l’inflation. Le mandat de la banque centrale, les données économiques et les tensions sur les prix restent déterminants. La décision du 28 octobre 2026 apporte un élément concret : la Fed a maintenu son taux directeur dans une fourchette de 3,75 % à 4 %, tout en soulignant que l’inflation restait élevée. Cette décision ne confirme donc pas automatiquement le scénario de Trey Reik ; elle montre que l’incertitude monétaire demeure. Dans ce contexte, les lingots d’or physiques peuvent intéresser les investisseurs qui souhaitent comparer différentes formes d’exposition au métal, à condition d’évaluer également les risques de prix et les contraintes de liquidité.
Dette américaine, marché obligataire et dollar : les trois piliers de la thèse haussière
L’analyse de Trey Reik ne repose pas uniquement sur les prochaines décisions de la Réserve fédérale. Elle s’appuie aussi sur des questions structurelles liées aux finances publiques américaines, au fonctionnement du marché obligataire et à la confiance accordée au dollar. Lorsque les déficits budgétaires s’accumulent, le Trésor doit financer ses besoins par des émissions de dette. Le niveau des rendements devient alors un paramètre important, aussi bien pour les investisseurs que pour les finances publiques. Une hausse des taux peut augmenter progressivement le coût de refinancement de la dette, même si l’effet exact dépend de la maturité des titres, des échéances et de la structure du financement. Parallèlement, les variations brutales des rendements peuvent provoquer des pertes sur les obligations déjà émises et inciter les investisseurs à revoir leurs allocations. Pour Reik, cette combinaison renforce l’intérêt d’examiner le rôle de l’or dans une stratégie patrimoniale de long terme. Le métal précieux n’est pas une créance sur un État ou une entreprise et ne dépend pas de la promesse de remboursement d’un émetteur. Cela ne le rend pas sans risque : son prix peut baisser, il ne verse aucun intérêt et sa détention physique entraîne des coûts. En outre, l’évolution du dollar, des taux réels et des anticipations d’inflation peut soutenir ou pénaliser son cours selon les circonstances. L’argument de l’économiste est donc celui d’une fragilité potentielle du système monétaire et budgétaire, et non celui d’un effondrement certain. Pour approfondir les solutions de détention physique, les pièces d’or d’investissement peuvent être comparées aux lingots en fonction de leur prix total, de leur prime et de leur facilité de revente.
L’or ne protège pas mécaniquement contre toutes les formes d’inflation
L’un des arguments les plus intéressants de Trey Reik concerne la différence entre l’inflation mesurée par les indices de prix à la consommation et l’inflation monétaire. Selon lui, il est trompeur de considérer l’or comme une couverture automatique contre chaque hausse des prix. L’indice des prix à la consommation mesure l’évolution du coût d’un panier de biens et de services. Or, le prix de l’or dépend de nombreux autres facteurs : les taux d’intérêt réels, le dollar, les achats des banques centrales, les flux des fonds cotés adossés à l’or, les anticipations des investisseurs et les tensions financières. Une accélération de l’inflation peut donc coïncider avec une baisse du métal précieux si les rendements réels augmentent ou si les marchés anticipent un durcissement monétaire. Reik distingue cette inflation des prix courants de ce qu’il appelle l’inflation monétaire, liée à la quantité de monnaie, aux conditions de financement et à la confiance dans la valeur des monnaies. Sa thèse est que l’or pourrait mieux réagir lorsque les investisseurs craignent une dégradation durable du pouvoir d’achat de la monnaie ou une perte de discipline budgétaire. Cette distinction ne constitue toutefois pas une loi économique garantissant que l’or progressera plus vite que les prix à la consommation. Les relations historiques varient selon les périodes et les conditions de marché. Pour un investisseur, la conséquence est claire : il faut comprendre le risque que l’on souhaite couvrir plutôt que d’acheter de l’or en supposant qu’il compensera nécessairement toute inflation.
Les tensions sur les marchés peuvent aussi provoquer des ventes d’or
Pourquoi l’or peut-il baisser alors que les inquiétudes économiques et géopolitiques augmentent ? Trey Reik avance une explication liée à la liquidité. En période de stress, certains investisseurs vendent des actifs liquides pour couvrir des pertes sur d’autres positions, répondre à des appels de marge ou réduire leur exposition au risque. L’or, dont le marché est important et actif, peut être utilisé pour dégager rapidement des liquidités. Ce phénomène peut entraîner une baisse temporaire même lorsque les raisons de détenir du métal précieux restent présentes. Dans l’entretien, Reik évoque notamment les tensions autour du financement des entreprises liées à l’intelligence artificielle et les répercussions possibles sur les marchés obligataires. Son interprétation est que des investisseurs peuvent être contraints de réorganiser leurs portefeuilles, ce qui pèse momentanément sur le prix de l’or. Mais cette mécanique n’implique pas que chaque crise provoque nécessairement une baisse initiale suivie d’un rebond. L’évolution dépend de la nature du choc, des besoins de financement, de la réaction des banques centrales et du comportement des autres actifs. L’or peut subir des ventes forcées, se stabiliser ou progresser directement si la demande de protection domine. C’est pourquoi la volatilité à court terme ne doit être interprétée ni systématiquement comme un signal d’achat ni systématiquement comme un signal de vente.
Les achats d’or papier et les flux des ETF méritent une attention particulière
Trey Reik souligne également que les flux des fonds cotés adossés à l’or, souvent appelés ETF, seraient restés solides pendant une partie de la correction évoquée dans son entretien. Il interprète cette résistance comme un indice possible de l’intérêt des investisseurs disposant d’un horizon de placement plus long. Lorsqu’un cours recule alors que les avoirs des fonds continuent d’augmenter, cette divergence peut suggérer que certains acheteurs profitent de la baisse. Elle ne permet cependant pas d’identifier avec certitude l’ensemble des intervenants ni de prouver que les investisseurs institutionnels anticipent tous une hausse. Les flux peuvent varier selon les régions, les stratégies et les conditions de financement. Le World Gold Council indique, dans ses perspectives publiées le 30 juillet 2026, que l’investissement devrait rester un moteur important de la demande d’or pendant le reste de l’année, avec une contribution accrue des achats asiatiques et des transactions de gré à gré. L’organisme précise également que les flux des ETF occidentaux peuvent rester sensibles aux rendements réels, aux anticipations monétaires et au dollar. Cette analyse apporte un contexte utile à la thèse de Reik, sans garantir sa réalisation. Il faut aussi distinguer l’achat d’un ETF de l’acquisition de pièces ou de lingots physiques : ces supports n’offrent pas les mêmes droits, les mêmes coûts ni les mêmes contraintes de conservation.
Une chute vers 3 600 dollars est-elle réellement possible ?
Le scénario d’un retour de l’or vers 3 600 dollars constitue l’un des principaux avertissements de Trey Reik. Il estime qu’une rupture durable du support des 4 000 dollars pourrait entraîner une période de faiblesse supplémentaire sur deux à trois mois. Cette projection doit être comprise comme une hypothèse de marché liée à un niveau technique précis, et non comme un objectif certain. Pour qu’elle se concrétise, plusieurs éléments pourraient se combiner : une hausse persistante des rendements réels, un dollar plus fort, des anticipations de resserrement monétaire ou des ventes importantes destinées à couvrir des pertes sur d’autres actifs. À l’inverse, une détente des rendements, une demande accrue de valeurs refuges ou un changement des anticipations concernant la Fed pourraient limiter le recul ou favoriser une reprise. Le seuil de 3 600 dollars ne doit donc pas être présenté comme un point bas garanti. Il illustre plutôt l’ampleur du risque que les investisseurs doivent envisager lorsque le marché teste un support majeur. La bonne question n’est pas seulement de savoir si le cours peut descendre jusque-là, mais de déterminer quelle baisse un portefeuille peut supporter, quel est l’horizon de placement et quelles circonstances conduiraient à revoir la stratégie initiale.
La comparaison avec 2008 rappelle que l’or peut aussi chuter pendant une crise
Trey Reik reconnaît qu’une correction importante reste possible même dans un scénario haussier à long terme. Il rappelle que, lors de la crise financière de 2008, l’or avait subi une forte baisse dans un contexte de ventes généralisées et de recherche de liquidités. Lorsqu’un marché connaît une chute brutale, les investisseurs peuvent vendre des actifs qu’ils souhaitent conserver à long terme simplement parce qu’ils ont besoin de liquidités immédiates. Ce mécanisme explique pourquoi l’or n’est pas systématiquement une protection efficace au moment précis où les marchés connaissent leur phase de stress la plus aiguë. Reik estime cependant que le métal précieux peut retrouver une dynamique favorable une fois les ventes forcées terminées, notamment si les réponses économiques et monétaires à la crise renforcent les préoccupations concernant la dette ou la monnaie. Il envisage également une reprise potentiellement marquée des actions minières aurifères après un point bas, mais les sociétés minières présentent des risques supplémentaires : coûts de production, endettement, décisions de gestion, risques géopolitiques et sensibilité aux marchés actions. La comparaison avec 2008 ne constitue donc pas une prédiction de répétition historique. Elle rappelle plutôt que les investisseurs doivent distinguer la thèse de long terme des pertes qu’ils peuvent subir à court terme.
Pourquoi Trey Reik privilégie un horizon de placement de trois à cinq ans
Dans son entretien, Trey Reik insiste sur la différence entre la détention d’or physique et la spéculation sur les actions minières. Il considère que les investisseurs qui achètent des titres de sociétés aurifères devraient disposer d’un horizon de plusieurs années, évoquant une période de trois à cinq ans. Son raisonnement est que les actions minières peuvent connaître des fluctuations beaucoup plus importantes que le prix du métal lui-même. Elles dépendent non seulement du cours de l’or, mais aussi des coûts énergétiques, des salaires, des dépenses d’investissement, de la qualité des gisements et de la situation financière de chaque entreprise. Une société peut ainsi reculer fortement alors que le prix de l’or reste relativement stable. À l’inverse, une hausse du métal peut améliorer les marges d’un producteur et entraîner une progression amplifiée de son action, sans que cet effet soit systématique. Reik invite également à regarder le rôle de l’or dans l’ensemble du patrimoine plutôt que de se concentrer exclusivement sur les variations quotidiennes du cours. Cette approche de long terme ne signifie pas qu’il faille ignorer les pertes ou conserver aveuglément une position. Elle implique de définir à l’avance les objectifs, le risque acceptable et les conditions dans lesquelles une décision d’investissement devra être réévaluée.
Les banques centrales et la demande mondiale restent des facteurs à surveiller
Les perspectives de l’or ne dépendent pas uniquement des investisseurs particuliers ou des décisions de la Réserve fédérale américaine. Les banques centrales, les acheteurs asiatiques, les fonds d’investissement et la demande de lingots et de pièces contribuent également à déterminer l’équilibre du marché. Le World Gold Council estime que les banques centrales devraient rester des acheteurs importants en 2026 et que les investissements pourraient continuer à soutenir la demande. Ces éléments donnent du contexte à l’argument de Trey Reik selon lequel les facteurs structurels du marché restent favorables au métal précieux. Ils ne permettent toutefois pas de conclure que les cours augmenteront nécessairement. Les achats peuvent ralentir, les investisseurs peuvent prendre leurs bénéfices et les conditions financières peuvent changer rapidement. Les prix élevés peuvent également freiner la demande de bijoux et modifier les comportements des acheteurs physiques. Pour analyser correctement le marché, il faut donc examiner simultanément les flux d’investissement, les achats officiels, les taux réels, le dollar et les conditions économiques internationales. Aucun indicateur isolé ne suffit à établir une prévision fiable.
Quelle stratégie adopter face aux incertitudes sur le prix de l’or ?
L’entretien de Trey Reik met en évidence deux risques opposés : celui d’une poursuite de la correction si les 4 000 dollars ne constituent pas un support durable, et celui de manquer une reprise si le marché repart à la hausse après une phase de faiblesse. Cette opposition rend les décisions particulièrement difficiles pour les investisseurs qui cherchent à anticiper le prochain mouvement. Une approche rigoureuse consiste à déterminer d’abord le rôle que l’or doit jouer dans le patrimoine : diversification, détention d’un actif physique, exposition au secteur minier ou stratégie de trading. Ces objectifs ne répondent pas aux mêmes contraintes. L’achat de pièces ou de lingots implique notamment de tenir compte de la prime par rapport au cours de l’or, des frais éventuels, de la sécurité du stockage et des conditions de revente. Les ETF présentent d’autres caractéristiques et ne sont pas équivalents à la possession directe de métal. Les actions minières ajoutent un risque entrepreneurial et boursier. Dans tous les cas, une décision ne devrait pas reposer uniquement sur une prévision spectaculaire ou sur la peur de manquer une hausse. La taille de la position, l’horizon de placement et la capacité à supporter une baisse doivent être évalués avant toute opération.
Conclusion : la Fed pourrait relancer l’or, mais le risque de baisse demeure
Trey Reik défend une conviction claire : le marché haussier de l’or n’est pas nécessairement terminé et la prochaine évolution importante pourrait être provoquée par la politique monétaire américaine. Selon lui, les interrogations sur la dette fédérale, la stabilité du marché obligataire et la confiance dans le dollar restent des facteurs de soutien à long terme. Il estime que les anticipations de resserrement monétaire pourraient se révéler excessives si la Réserve fédérale devait tenir compte des fragilités financières. Dans ce scénario, l’or pourrait retrouver une dynamique ascendante. Mais l’économiste reconnaît également l’importance du seuil des 4 000 dollars et envisage une baisse vers 3 600 dollars si le support cède durablement. La décision de la Fed du 28 octobre 2026, qui a maintenu les taux entre 3,75 % et 4 % tout en soulignant la persistance de l’inflation, ne suffit pas à trancher entre ces deux scénarios. Le marché devra continuer à intégrer les prochaines données économiques, l’évolution des rendements et les décisions monétaires. Le message essentiel n’est donc pas que l’or va obligatoirement s’envoler, mais que la correction actuelle doit être analysée à la lumière de facteurs monétaires et financiers plus larges que les seuls mouvements quotidiens des cours.