L’homme qui avait dit de vendre l’or en 1980 a un nouvel avertissement : l’inflation serait devenue permanente…

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Mark Skousen n’est pas un inconnu dans le monde de l’investissement. Économiste, professeur à la Chapman University, ancien économiste à la CIA et éditeur pendant quarante-cinq ans de la lettre Forecasts & Strategies, il est surtout resté dans les mémoires pour un appel resté célèbre : en 1980, alors que l’or et l’argent étaient au sommet d’une euphorie spéculative, il a conseillé de vendre ces métaux pour se tourner vers les actions et les obligations. Son pronostic a été largement contesté à l’époque, mais l’or n’est revenu à son plus haut de 1980 qu’environ vingt-huit ans plus tard, vers 2008. Aujourd’hui, interrogé à la New Orleans Investment Conference 2026, il formule une mise en garde nouvelle et plus complexe : l’inflation serait entrée dans une phase durable, mais les taux réels élevés pourraient peser sur l’or et l’argent. Pour les épargnants qui veulent se protéger d’une érosion continue de leur pouvoir d’achat, l’or physique reste pourtant un réflexe patrimonial à étudier, notamment via des formats liquides comme le 20 Francs Napoléon tête nue, une pièce historique reconnue et accessible.

Le message de Skousen mérite d’être compris avec précision, car il ne se résume pas à un simple « achetez de l’or ». Il affirme que les États-Unis sont entrés dans une « ère d’inflation permanente », conséquence notamment d’une expansion massive de la masse monétaire pendant la pandémie, de guerres inflationnistes, de tensions commerciales et de déficits publics hors de contrôle. Selon lui, un investisseur devrait viser une progression de son patrimoine d’environ 10% par an rien que pour compenser l’inflation, les impôts et les autres menaces pesant sur la richesse. Dans ce contexte, l’or physique conserve une fonction de protection du capital, et les pièces d’investissement permettent de commencer progressivement : la page dédiée à l’achat de pièces d’or présente notamment des formats allant du 1/20 d’once à la pièce d’une once, avec des références internationales comme la Maple Leaf, le Krugerrand, la Britannia ou la Philharmonique.

1980 : le conseil impopulaire qui a marqué l’histoire

En 1980, Mark Skousen assiste à la New Orleans Investment Conference alors que l’or atteint environ 800 dollars l’once et que l’argent touche brièvement 50 dollars. Dans un climat dominé par la peur de l’inflation, il publie une promotion choc intitulée « The financial shock of 1981 », dans laquelle il écrit que la « Reaganomics » va fonctionner et qu’il faut vendre tout l’or et tout l’argent pour acheter des actions et des obligations. Il reconnaît lui-même que cette recommandation a « explosé » commercialement, précisément parce qu’elle contredisait l’opinion publique : les promotions qui fonctionnent, explique-t-il, sont celles que les gens croient, tandis que les messages contraires au consensus rencontrent une résistance immédiate.

Cette décision n’était pas un simple pari technique. Skousen voyait dans l’élection de Ronald Reagan le début d’une révolution économique, fondée sur la baisse des impôts, la dérégulation et le retour de la confiance dans l’économie de marché. Il avait raison sur la direction générale des marchés actions, mais le prix à payer fut long : l’or et l’argent ont ensuite traversé environ vingt ans de marché baissier. Ce précédent explique pourquoi son avis compte aujourd’hui, alors même qu’il se présente comme l’un des participants les plus prudents de la conférence de La Nouvelle-Orléans sur les métaux précieux.

Une inflation différente de celle des années 1970

Skousen relève des similitudes avec les années 1970 : une inflation élevée et une économie qui continue de croître. Mais il insiste sur une différence essentielle : l’inflation actuelle n’est pas comparable à celle des années 1970. Elle demeure néanmoins « obstinée », alimentée selon lui par la guerre, les guerres tarifaires et commerciales, ainsi que par une politique monétaire qui a longtemps ignoré la masse monétaire. Il rappelle que la masse monétaire a augmenté d’environ 40% pendant la pandémie, ce qui a déclenché l’inflation, avant de redescendre vers 4 ou 5% de croissance.

Pour lui, la question centrale est de savoir si Kevin Warsh, président de la Réserve fédérale, peut devenir un nouveau Paul Volcker. Volcker avait écrasé l’inflation en portant les taux directeurs jusqu’à 21%, au prix d’une politique extrêmement douloureuse. Skousen ne croit pas qu’un tel scénario se reproduise, mais il estime que Warsh devra resserrer la politique monétaire si les taux longs continuent de monter. Dans cette hypothèse, il prévient que des taux réels supérieurs à l’inflation ne sont pas favorables à l’or ni à l’argent. C’est un point capital pour tout investisseur : l’or peut protéger contre une crise monétaire, mais il peut aussi traverser des phases de correction lorsque le coût d’opportunité de détenir un actif non rémunéré devient trop élevé.

Pourquoi l’or reste une assurance contre la crise de la dette

Le fond du raisonnement de Skousen est profondément inquiétant. Il estime que les États-Unis se dirigent vers une crise monétaire en raison d’un déficit fédéral d’environ 2 000 milliards de dollars, alors même que l’économie est proche du plein emploi. Il ajoute que le Trésor doit refinancer environ 13 000 milliards de dollars de dette cette année, tandis que les intérêts de la dette dépassent désormais, selon lui, les dépenses de déficit et croissent de plus en plus vite. Dans ce décor, l’or peut rebondir fortement en cas de crise monétaire, car il ne dépend pas de la solvabilité d’un État, d’une banque ou d’un émetteur privé.

C’est précisément pour cette raison que l’or physique conserve une place dans une stratégie de protection patrimoniale. Contrairement à une obligation ou à un produit financier adossé à la dette souveraine, une pièce ou un lingot détenu en direct représente un actif tangible, sans risque de contrepartie bancaire. Les investisseurs qui privilégient la simplicité et la reconnaissance internationale peuvent ainsi se tourner vers des pièces d’or d’investissement, tandis que ceux qui recherchent une exposition plus importante au métal, avec une prime généralement plus faible, examinent les lingots d’or certifiés. Or.fr indique que ses lingots sont proposés du gramme au kilogramme, avec une pureté de 999,9 ‰ et une traçabilité assurée depuis la fabrication.

Une économie portée par l’IA, mais fragilisée par l’inflation

Skousen ne se limite pas à l’or. Il observe une économie américaine tirée par les dépenses des entreprises, notamment dans l’intelligence artificielle. Selon lui, les dépenses interentreprises ont augmenté de 13,8% en termes réels au deuxième trimestre, après une période de stagnation ou de recul. Il y voit une révolution technologique comparable à celle d’Internet : l’IA transforme les chaînes de production, bouleverse l’emploi et pousse les entreprises à investir massivement, même si certaines recrutent moins parce qu’elles substituent l’automatisation à une partie du travail humain.

Cette force de l’offre complique toutefois la lecture des marchés. Skousen estime que l’économie américaine est trop souvent analysée à travers la seule consommation des ménages, alors que les dépenses des entreprises pèsent presque deux fois plus lourd. Pour lui, la croissance provient avant tout de l’offre, de la technologie et de l’innovation : il cite le modèle de Solow, selon lequel environ 75% de la croissance économique serait liée à la technologie. Cela explique pourquoi il reste favorable au capitalisme américain, tout en reconnaissant qu’une période de déséquilibre du marché du travail est en cours.

La Réserve fédérale face à son piège

La Réserve fédérale a maintenu ses taux dans une fourchette de 3,75% à 4% lors de sa réunion d’octobre, après une hausse de 25 points de base en septembre, la première depuis 2023. Deux membres du comité ont voté pour une nouvelle hausse immédiate, tandis que les marchés anticipent une probabilité d’environ 85% d’une nouvelle augmentation de 25 points de base lors de la réunion des 8 et 9 décembre. Kevin Warsh a répété que l’inflation restait trop élevée et que la banque centrale devait ramener l’inflation vers son objectif de 2%.

Skousen pense qu’une hausse en décembre est une possibilité réelle. Il apprécie le retour de Warsh à une analyse de la masse monétaire, mais juge que celui-ci devra probablement réduire davantage la croissance monétaire pour atteindre l’objectif de 2%. Il souligne aussi que la stabilité des prix ne serait plus pleinement traitée comme une cible stricte depuis l’époque de Ben Bernanke, la Réserve fédérale ayant parfois baissé les taux alors même que l’inflation n’était pas revenue à 2%. C’est cette dérive, selon lui, qui fonde l’idée d’une inflation permanente.

Pétrole, taux et risque d’erreur de politique monétaire

Le pétrole ajoute une pression supplémentaire. Avec le WTI au-dessus de 100 dollars et le Brent autour de 110 dollars, les prix de l’énergie alimentent l’inflation dans les transports, le camionnage et de nombreux secteurs industriels. Skousen rappelle que l’énergie est un facteur majeur de presque tous les secteurs de l’économie. Il évoque également une étude coécrite par Ben Bernanke avant qu’il ne dirige la Fed, selon laquelle une partie importante des dégâts provoqués par les chocs pétroliers venait non du pétrole lui-même, mais de la hausse des taux décidée en réponse.

Pour Skousen, Warsh pourrait donc être contraint de relever les taux si le marché obligataire continue de se dégrader et si les rendements à dix ans montent. Sinon, explique-t-il, les banques pourraient emprunter auprès de la Fed pour placer ces fonds dans des certificats de dépôt et réaliser un arbitrage très rentable. Cette mécanique montre pourquoi la politique monétaire devient un enjeu direct pour l’or : une remontée des taux réels renchérit la détention d’un métal qui ne verse aucun coupon ni dividende.

Argent : le plancher de 50 dollars est-il encore valable ?

Sur l’argent, Skousen avait précédemment évoqué 50 dollars l’once comme un plancher. Interrogé sur ce niveau, il nuance désormais fortement son propos : l’argent pourrait passer sous 50 dollars, et il dit même être soulagé de le voir revenir vers des niveaux plus raisonnables. Il rappelle que l’argent n’est pas seulement un métal monétaire, mais aussi un métal industriel, dont la demande dépend de l’électronique, des infrastructures et des nouvelles technologies. Il estime toutefois que la demande d’argent se trouve dans une configuration de creux, tandis que le cuivre atteint des records en raison des centres de données et des besoins d’infrastructure.

Cette prudence est essentielle. Elle signifie que l’argent ne doit pas être acheté aveuglément sur la seule promesse d’un nouveau sommet historique. Skousen ne recommande pas d’acheter massivement des métaux précieux à ce stade ; il se dit même plutôt prudent sur l’or et l’argent, tout en reconnaissant qu’une crise monétaire pourrait faire fortement rebondir l’or. Pour un investisseur, cela plaide pour une approche graduée, fondée sur des actifs physiques liquides plutôt que sur des paris spéculatifs. Les pièces comme le Napoléon 20 francs offrent précisément cette divisibilité : elles permettent d’ajuster une exposition à l’or sans immobiliser d’emblée une somme trop importante.

Ce que Skousen recommande vraiment aujourd’hui

Le point le plus important est que Skousen ne répète pas mécaniquement son conseil de 1980. Il ne dit pas : « vendez tout votre or et achetez des obligations ». Il explique au contraire que la situation n’est pas identique, car l’or a déjà connu une hausse considérable et que les obligations ne l’intéressent plus. Il se dit totalement hors des obligations et privilégie les actions financières versant des dividendes, citant notamment Main Street Capital, qui verse un dividende mensuel et trimestriel. Il recommande aussi Franco-Nevada, une société de redevances minières, qu’il considère comme une approche plus conservatrice que les compagnies minières ne versant pas de dividende.

Autrement dit, son message n’est pas « l’or va s’effondrer », ni « l’or va exploser ». Son message est que l’inflation permanente oblige à protéger son pouvoir d’achat, mais que les taux réels élevés peuvent rendre l’or et l’argent moins performants pendant une période de resserrement monétaire. Il prévient explicitement que si Warsh resserre réellement la politique monétaire, l’or et l’argent ne feront pas particulièrement bonne figure à son avis. Cette lecture doit être prise au sérieux par quiconque envisage un achat d’or physique aujourd’hui.

Pourquoi l’or physique garde un rôle stratégique

Même dans ce scénario prudent, l’or physique n’a pas perdu sa raison d’être. Il sert d’assurance contre les crises monétaires, les déficits publics incontrôlés, les conflits géopolitiques et la perte de confiance dans les monnaies fiduciaires. Le cours de l’or est d’ailleurs resté très volatil : après un record proche de 5 318 dollars l’once fin janvier 2026, il est retombé de plus de 20%, avant d’évoluer autour de 4 000 à 4 200 dollars l’once à la fin octobre. Cette baisse illustre parfaitement l’avertissement de Skousen : l’or n’est pas un actif linéaire, et les taux réels peuvent peser lourdement sur son cours.

Pour les épargnants, la question n’est donc pas de savoir si l’or va monter demain, mais s’il doit figurer dans une allocation long terme comme réserve de valeur. Une pièce d’or reconnue, facilement revendable et divisible, permet de construire cette protection sans dépendre d’un seul actif financier. La page des pièces d’or met notamment en avant des références comme le Napoléon, la Maple Leaf, la Britannia, le Krugerrand ou la Philharmonique, tandis que les lingots d’or conviennent mieux à ceux qui souhaitent acquérir une quantité plus importante de métal au plus près du cours spot.

Le vrai signal d’alarme : la dette souveraine

Skousen revient à plusieurs reprises à la dette américaine, qu’il considère comme le cœur du problème. Il rappelle que Benjamin Franklin, dont il est descendant, considérait qu’un pays n’est jamais totalement indépendant tant qu’il n’a pas remboursé sa dette nationale. Selon Skousen, le gouvernement américain est dépensier, tandis que les grandes entreprises sont globalement plus responsables depuis 2008, ayant renforcé leurs réserves de trésorerie et leurs bénéfices non distribués. Cette asymétrie entre un secteur privé plus discipliné et un secteur public structurellement endetté constitue, à ses yeux, l’une des principales menaces pour la stabilité monétaire.

Dans ce cadre, l’or n’est pas un placement miracle, mais une couverture contre un risque systémique. Si la confiance dans la capacité des États à financer leur dette se dégrade, les actifs réels comme l’or peuvent retrouver une fonction de refuge. C’est pourquoi de nombreux investisseurs considèrent l’or physique comme une assurance, et non comme une promesse de rendement immédiat. Les pièces d’investissement, en particulier, combinent valeur métallique, liquidité internationale et facilité de transmission patrimoniale.

Ce que les investisseurs doivent retenir

Le nouvel avertissement de Mark Skousen peut se résumer en trois idées simples. Premièrement, l’inflation ne serait plus un accident passager, mais un état durable de l’économie. Deuxièmement, la dette publique américaine et la hausse des taux d’intérêt créent un risque de crise monétaire susceptible de soutenir l’or. Troisièmement, tant que les taux réels restent supérieurs à l’inflation, l’or et l’argent peuvent connaître une période difficile, ce qui impose de la prudence et une vision de long terme.

Pour un investisseur français, cela signifie qu’un achat d’or doit être raisonné, progressif et fondé sur des produits physiques liquides. Le 20 Francs Napoléon tête nue illustre bien cette logique : c’est une pièce historique, reconnue, divisible et adaptée à une constitution progressive d’une réserve d’or. Ceux qui préfèrent une exposition plus importante peuvent étudier les lingots d’or, tandis que les profils plus flexibles compareront les différentes pièces d’or d’investissement selon la prime, le format et la liquidité.

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