Luke Gromen explique pourquoi l’or pourrait atteindre 16 000 à 18 000 dollars l’once si la crise du dollar, de la dette américaine et du marché des Treasuries s’intensifie.

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Luke Gromen, fondateur de la société de recherche macroéconomique FFTT (Forest for the Trees), estime que l’or pourrait atteindre 16 000 à 18 000 dollars l’once si les États-Unis sont contraints de réévaluer leurs réserves d’or pour faire face à leur dette et à la perte de confiance dans les Treasuries. Son scénario ne repose pas sur une simple spéculation à court terme : il décrit une possible réorganisation du système monétaire mondial, dans laquelle l’or redeviendrait l’actif de réserve neutre à la place des bons du Trésor américain. Si vous souhaitez comprendre concrètement comment protéger une partie de votre patrimoine dans ce type de scénario, commencez par examiner les pièces d’or d’investissement, un format tangible, reconnu et liquide.

Dans ce contexte, l’or physique cesse d’être un simple placement défensif pour devenir un instrument de souveraineté financière. Les investisseurs qui souhaitent s’exposer directement à ce scénario peuvent étudier les pièces d’or Napoléon 20 francs tête nue, notamment parce qu’elles combinent reconnaissance historique, divisibilité et valeur liée à l’or fin. Or.fr indique proposer des pièces certifiées, traçables et conservées dans un circuit logistique professionnel depuis leur fabrication, ce qui répond précisément à l’exigence d’authenticité que soulève une crise monétaire majeure.

Le raisonnement de Gromen part d’un constat brutal : les États-Unis ne disposent plus de l’avantage qui soutenait le « dollar impérial » dans les années 1980. À l’époque, l’Amérique détenait davantage d’actifs à l’étranger que les autres pays n’en détenaient aux États-Unis. Aujourd’hui, la situation s’est inversée : de nombreux pays possèdent plus d’actifs américains que les États-Unis ne possèdent d’actifs étrangers. Cette inversion fragilise la position du dollar, car elle rend les flux de capitaux étrangers plus volatils et expose le marché américain à des ventes massives si la confiance venait à se dégrader. Pour ceux qui préfèrent une exposition plus importante au métal jaune, les lingots d’or certifiés permettent d’acquérir une quantité significative d’or physique au plus près du cours.

Pour comprendre ce que signifie concrètement une dépréciation du dollar face à l’or, la détention de métal physique devient une question centrale. Une pièce d’or Napoléon 20 francs tête nue illustre cette logique : il s’agit d’un actif tangible, historiquement reconnu, divisible et négociable, dont la valeur ne dépend pas de la promesse de remboursement d’un État endetté. Or.fr présente ce type de pièce comme une alternative patrimoniale recherchée, avec une valeur intrinsèque liée à l’or fin qu’elle contient et, selon les références, une dimension numismatique supplémentaire.

Gromen explique que la Chine pourrait reprendre une page du manuel américain et exiger que ses créances soient réglées en yuan ou en or. Si ce scénario se réalisait pleinement, il parle du jour où « le dollar meurt », non pas nécessairement parce que le billet vert disparaîtrait, mais parce que sa fonction de réserve mondiale, telle qu’elle a été organisée depuis 1971, serait brisée. Dans cette hypothèse, les créanciers étrangers ne voudraient plus accumuler indéfiniment des Treasuries : ils chercheraient un actif qu’aucun gouvernement ne peut créer à volonté. C’est précisément pour cette raison que de nombreux investisseurs s’intéressent aux pièces d’or, qui offrent une exposition progressive, divisible et directement détenue au métal précieux.

C’est là que l’or physique reprend un rôle stratégique. Pour les épargnants qui préfèrent un format simple, divisible et accessible, les pièces d’or d’investissement permettent d’entrer progressivement sur le marché, avec des formats allant du 1/20 d’once à l’once entière. Or.fr précise que ses pièces d’investissement sont frappées par des monnaies souveraines reconnues et conservées sous scellés depuis leur fabrication, deux éléments qui renforcent la traçabilité et la liquidité, des critères essentiels dans un environnement de crise.

Le vrai problème n’est pas la dette, mais les intérêts de la dette

Luke Gromen ne réduit pas la crise américaine au montant absolu de la dette fédérale. Son point central est plus dangereux : c’est le coût du service de la dette qui devient insoutenable. Lorsque les intérêts à payer sur la dette atteignent un niveau tel que la Réserve fédérale doit créer de la monnaie pour permettre au Trésor de les honorer, le système entre dans une spirale de débasement monétaire. Selon Gromen, c’est à ce moment précis que la confiance dans le dollar et les Treasuries peut s’effondrer.

Ce mécanisme est simple à comprendre, mais ses conséquences sont considérables. Plus les taux d’intérêt montent, plus l’État américain doit payer cher pour refinancer sa dette. Plus il paie cher, plus ses déficits s’alourdissent. Plus les déficits s’alourdissent, plus le marché doit absorber de nouveaux bons du Trésor. Si les investisseurs étrangers refusent d’acheter ces titres, la Réserve fédérale devient l’acheteur de dernier recours. Or, lorsqu’une banque centrale finance l’État en créant de la monnaie, elle dilue mécaniquement le pouvoir d’achat de sa propre devise.

Gromen décrit également une boucle de rétroaction particulièrement destructrice. Un dollar trop fort peut fragiliser les emprunteurs étrangers endettés en dollars. Ces emprunteurs peuvent alors être contraints de vendre leurs obligations américaines et leurs actions pour se procurer des dollars. Ces ventes font monter les rendements des Treasuries, ce qui alourdit encore le coût de la dette américaine et accentue la pression sur le système financier. La Réserve fédérale se retrouve alors face à un choix impossible : laisser les marchés se gripper ou intervenir massivement, au risque d’affaiblir davantage le dollar.

Dans ce scénario, l’or n’est pas seulement un refuge émotionnel. Il devient l’actif vers lequel se déplacent les capitaux lorsque la confiance dans les promesses de dette souveraine se dégrade. Gromen affirme que si le marché des Treasuries devenait dysfonctionnel, la confiance disparaîtrait et l’argent se déplacerait vers les actifs durs, l’or en tête. C’est cette migration potentielle des capitaux qui constitue le moteur de son hypothèse de hausse extrême du métal jaune.

Pourquoi Gromen parle d’un reset monétaire inévitable

Luke Gromen considère qu’un « reset financier » n’est pas une hypothèse exotique, mais une étape presque inévitable du cycle monétaire américain. Son argument repose sur l’idée que le système actuel, fondé sur le dollar comme devise de réserve et sur les Treasuries comme principal actif de réserve, a atteint ses limites. Depuis 1971, le monde a accepté d’accumuler des dettes en dollars parce que ces titres étaient considérés comme l’actif le plus sûr et le plus liquide de la planète. Si cette perception change, tout l’équilibre du système change avec elle.

Gromen souligne que le problème n’est pas forcément que le dollar cesse d’être la devise de réserve mondiale. Il estime plutôt que la structure du statut de réserve du dollar, telle qu’elle fonctionne depuis 1971, est en train de se transformer. Les banques centrales étrangères ont déjà réduit leurs achats nets de Treasuries tout en augmentant leurs achats d’or. Pour lui, ce déplacement n’est pas une anecdote statistique : c’est le signal d’un changement de paradigme, dans lequel l’or reprend progressivement la place des bons du Trésor comme réserve de confiance.

Cette thèse s’appuie sur un chiffre frappant avancé par Gromen : entre 2014 et une période plus récente, les banques centrales auraient vendu nettement environ 400 milliards de dollars de Treasuries tout en achetant nettement environ 600 milliards de dollars d’or. Il en déduit que le marché mondial ne stocke plus les excédents américains de la même manière qu’avant. Les déficits américains continuent, mais une partie du monde ne veut plus les financer en accumulant de la dette souveraine américaine.

Pour Gromen, la conséquence est mathématique : plus les États-Unis accumulent de déficits, plus le dollar devrait baisser face à l’or. Les autres monnaies, notamment celles des pays créanciers, pourraient progresser relativement au dollar, tandis que l’or augmenterait en valeur dans presque toutes les devises. Ce n’est pas une prophétie sur l’effondrement immédiat du dollar, mais une analyse de la manière dont un système monétaire se rééquilibre lorsque son actif de réserve perd la confiance des créanciers.

Le calcul qui mène à 16 000 ou 18 000 dollars l’once

La projection de 16 000 à 18 000 dollars l’once ne sort pas d’un graphique technique ni d’un simple cycle haussier. Elle repose sur une hypothèse de réévaluation des réserves officielles d’or des États-Unis par rapport aux Treasuries détenues par l’étranger. Gromen explique que si l’Amérique veut gagner la compétition monétaire qui s’ouvre, elle doit constituer un actif de réserve neutre. Si cet actif est l’or, sa valeur doit fortement augmenter pour que les États-Unis puissent utiliser leurs réserves afin de faire face à leurs déficits et à leurs obligations.

Autrement dit, Gromen ne dit pas simplement : « l’or va monter parce que les investisseurs ont peur ». Il dit que l’or pourrait devoir être revalorisé de façon structurelle pour redevenir un outil de règlement des déséquilibres mondiaux. Dans ce cadre, une hausse d’environ quatre fois le cours actuel conduirait à une fourchette de 16 000 à 18 000 dollars l’once. Il précise que le problème central n’est pas que le dollar soit trop faible face à l’or, mais qu’il soit resté trop fort face à l’or pendant trop longtemps par rapport aux besoins du système.

Cette idée peut sembler extrême, mais elle s’inscrit dans une logique historique que Gromen connaît bien. Lors de la crise du dollar de 1979-1980, le rapport entre la valeur des réserves officielles d’or américaines et les Treasuries détenues par l’étranger atteignait environ 134%. En 1989, à la chute de l’URSS, ce rapport était encore d’environ 20%. Gromen indique qu’il était tombé à environ 7% dans une analyse plus récente. Pour revenir seulement au bas de cette fourchette historique, l’or devrait déjà fortement augmenter ; pour retrouver un niveau comparable à 1980, la revalorisation serait bien plus spectaculaire.

C’est ce décalage entre la valeur officielle de l’or détenu par les États-Unis et l’ampleur des créances étrangères sur l’Amérique qui fonde le scénario du reset. Si Washington devait un jour utiliser l’or pour restaurer la crédibilité de sa position financière, il ne pourrait pas le faire avec un cours de quelques milliers de dollars l’once. Il devrait soit accepter une crise de confiance majeure, soit laisser l’or se réévaluer à un niveau capable de jouer un rôle monétaire réel. Gromen choisit clairement la seconde lecture.

La Chine, le yuan et la fin du monopole des Treasuries

Le deuxième pilier du raisonnement de Gromen concerne la Chine. Il estime que Pékin pourrait exiger que certaines créances soient réglées en yuan ou en or, reprenant ainsi une stratégie comparable à celle que les États-Unis ont employée lorsqu’ils dominaient le système monétaire mondial. Si la Chine parvenait à imposer ce type de règlement, le dollar perdrait une partie de son privilège exorbitant : celui de pouvoir financer ses déficits en émettant une dette que le reste du monde accepte d’accumuler.

Gromen ne présente pas cela comme une simple rivalité géopolitique. Il décrit un basculement structurel : les pays créanciers ne veulent plus dépendre d’un actif de réserve émis par un pays dont la dette explose. L’or, parce qu’il n’est la promesse d’aucun gouvernement, offre une neutralité que les Treasuries ne peuvent plus garantir de manière absolue. C’est pourquoi il parle de l’or comme d’un « actif de réserve neutre », capable de fluctuer dans chaque devise selon l’inflation, les balances commerciales et les déséquilibres financiers.

Cette évolution a déjà commencé, selon lui. Les banques centrales achètent de l’or depuis une décennie, tandis que leur appétit pour les Treasuries diminue. Gromen y voit une confirmation de sa thèse : le monde ne quitte pas brutalement le dollar, mais il se prépare à un monde où l’or redevient l’actif de réserve central. Plus ce mouvement s’accentue, plus la pression à la hausse sur le prix de l’or en dollars devient forte, car l’offre annuelle de production minière reste limitée face à la taille des réserves mondiales à réallouer.

Ce que signifie une crise du marché des Treasuries

Le marché des Treasuries n’est pas un marché parmi d’autres : c’est le socle de la finance mondiale. Les bons du Trésor américain servent de garantie, de collatéral, de réserve et de référence pour une part immense du système financier international. Si ce marché devient dysfonctionnel, ce n’est pas seulement Wall Street qui est touchée : ce sont les fonds de pension, les banques, les assureurs, les gouvernements étrangers et les systèmes de paiement qui sont exposés. Gromen considère que c’est précisément ce point de rupture qui pourrait déclencher la phase la plus violente de la crise.

Dans son analyse, une crise de liquidité sur les Treasuries forcerait la Réserve fédérale à intervenir. Mais chaque intervention massive pour soutenir le marché de la dette publique affaiblit la crédibilité de la monnaie qui sert à financer cette dette. Le cercle devient alors infernal : plus la Fed sauve le marché obligataire, plus les investisseurs doutent du dollar ; plus ils doutent du dollar, plus ils se tournent vers l’or ; plus l’or monte, plus le dollar faiblit face au métal jaune.

Gromen met en garde contre une erreur fréquente : croire qu’une crise de la dette américaine ressemblerait à une crise boursière classique. Elle pourrait d’abord se manifester par une hausse des rendements, une perte de liquidité, des ventes forcées et une volatilité extrême. Ensuite, elle pourrait basculer dans une crise de confiance monétaire, où les investisseurs ne cherchent plus seulement du rendement, mais de la survivance patrimoniale. Dans cette phase, les actifs réels, et en particulier l’or physique, prennent le dessus sur les promesses papier.

Pourquoi l’or physique devient une question de souveraineté

Gromen insiste sur une distinction essentielle : posséder une exposition à l’or et posséder réellement de l’or ne sont pas la même chose. Il évoque le risque lié à l’or non alloué, notamment lorsque le métal est détenu à Londres dans des structures comme les ETF. Selon lui, dans une véritable crise monétaire, le marché de l’or non alloué pourrait révéler qu’il existe beaucoup plus de créances sur l’or que de métal effectivement disponible. Il ne dit pas que cela se produira nécessairement, mais il considère que c’est un risque réel en cas de choc systémique.

Cette mise en garde rejoint une préoccupation ancienne des investisseurs en métaux précieux : en cas de crise, la propriété directe, la traçabilité et la possibilité de récupérer physiquement son métal deviennent décisives. Or.fr met en avant un stockage en nom propre dans des coffres situés hors du système bancaire, en zone sous douane à Zurich, Singapour, Toronto et New York, tout en permettant au client d’être l’unique propriétaire légal de ses métaux et de pouvoir les retirer.

Pour les investisseurs qui privilégient la densité de valeur et l’optimisation du prix au gramme, les lingots d’or certifiés constituent une réponse directe à cette logique. Les lingots de 100 g, 250 g ou 1 kg offrent généralement une prime plus faible que les petits formats, tandis que les lingotins de 1 g à 20 g permettent une acquisition progressive. Or.fr indique que ses lingots sont accompagnés d’un certificat, numérotés et conservés dans le circuit logistique professionnel depuis leur fabrication.

Ce que les investisseurs doivent retenir du scénario Gromen

Le message de Luke Gromen peut se résumer en une phrase : si le système monétaire américain entre en crise de confiance, l’or pourrait être revalorisé de manière radicale pour redevenir l’actif de réserve du monde. Son objectif de 16 000 à 18 000 dollars l’once n’est donc pas une prédiction calendaire, mais le prix implicite d’un changement de régime monétaire. Il décrit une situation dans laquelle les États-Unis devraient choisir entre une crise du marché des Treasuries et une réévaluation massive de l’or.

Pour l’épargnant, cela signifie que l’or ne doit plus être perçu comme une simple assurance contre l’inflation. Dans le scénario de Gromen, il devient un actif de transition entre un système fondé sur la dette en dollars et un système où la confiance repose davantage sur des réserves tangibles. Les banques centrales ont déjà commencé à agir dans ce sens, en réduisant leur exposition nette aux Treasuries et en augmentant leurs réserves d’or.

La leçon pratique est donc claire : dans un monde où la dette publique, les taux d’intérêt et la confiance dans les monnaies fiduciaires deviennent des sources d’instabilité, l’or physique retrouve une fonction que le papier ne peut pas remplacer. Qu’il s’agisse de pièces reconnues comme le Napoléon ou de lingots certifiés, la détention directe de métal permet de s’exposer à ce basculement sans dépendre de la solvabilité d’un intermédiaire financier.

Attention : un scénario extrême, pas une certitude

Il faut le dire sans détour : les 16 000 à 18 000 dollars de Luke Gromen constituent un scénario de crise systémique, fondé sur une réévaluation monétaire de l’or et non sur une prévision classique de marché. Gromen lui-même présente cette trajectoire comme une possibilité liée à des choix politiques, à des tensions sur le marché des Treasuries et à une évolution du rôle mondial du dollar. Ce n’est pas une promesse de rendement, ni une garantie que ce niveau sera atteint.

Mais c’est précisément ce qui rend son analyse importante. Il ne décrit pas une bulle spéculative ordinaire : il décrit le prix que pourrait prendre l’or si le monde devait reconstruire un système de réserves autour d’un actif neutre. Dans un tel environnement, l’or physique cesse d’être un actif parmi d’autres pour devenir une assurance contre la remise en cause du système financier lui-même.

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