Réajustement surprise du cours de l’or soutenu par Trump prévu pour le 4 juillet ? L’or atteindra-t-il les 10 000 $ ?

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Une rumeur d’or à 10 000 $ qui affole les investisseurs

Depuis quelques semaines, une rumeur spectaculaire circule dans les cercles d’investisseurs en métaux précieux : le gouvernement américain s’apprêterait à « réinitialiser » le prix de l’or le 4 juillet, dans un geste symbolique soutenu par Donald Trump, propulsant l’once vers 10 000 dollars et déclenchant, selon certains, le « plus grand transfert de richesse de l’histoire ». Dans les flux d’informations, cela crée un paradoxe : d’un côté, des voix promettent un envol imminent qui rendrait les acheteurs d’or immensément plus riches ; de l’autre, l’or vient de subir une correction brutale depuis ses sommets, laissant nombre d’investisseurs en « rouge » et doutant que le marché se remette un jour. Face à ce contraste, il est tentant de voir dans le scénario d’un reset à 10 000 $ soit une opportunité unique à saisir sans réfléchir, soit le sommet d’une bulle sur le point d’exploser. Felix, ancien banquier d’investissement et fondateur d’un programme d’éducation financière, propose une alternative : ne pas céder à l’émotion, mais analyser froidement la rumeur, comprendre ce qui est vrai, ce qui ne l’est pas, et replacer l’or et l’argent dans une stratégie patrimoniale cohérente plutôt que dans une chasse au gros coup. Pour un épargnant français qui regarde ces débats depuis l’Europe, la leçon est claire : avant de rêver à un jackpot, il faut intégrer l’or et l’argent comme une assurance sérieuse dans le portefeuille, par exemple via des solutions d’achat d’or et d’argent physique adaptées à une épargne de long terme, loin des fantasmes de reset instantané.

Le point de départ : une idée réelle de « bond garanti en or » et un prix comptable absurde

Si la rumeur du reset est crédible pour beaucoup, c’est qu’elle s’appuie sur des éléments bien réels. Felix explique qu’elle trouve sa source dans une proposition sérieuse portée par une économiste reconnue, Judy Shelton, pressentie à un moment donné pour siéger au conseil de la Réserve fédérale. Cette idée : un « Treasury Trust Bond », c’est‑à‑dire une obligation d’État américaine dont le remboursement, des décennies plus tard, pourrait se faire au choix en dollars ou en or physique, ce qui reviendrait à émettre une dette explicitement adossée à de l’or. Ce concept existe bel et bien, ce qui lui donne un vernis de respectabilité. Autre élément réel : le stock d’or officiel des États‑Unis, d’environ 8 000 tonnes, est comptabilisé dans les livres du gouvernement à un prix fictif d’environ 42 dollars l’once, un niveau datant des années 1970 qui n’a jamais été actualisé depuis, alors que le prix de marché se situe des dizaines de fois au‑dessus. La rumeur part de là : « Que se passerait‑il si le gouvernement décidait de revaloriser ce stock d’or au prix réel du marché ? » En théorie, cela créerait instantanément des milliers de milliards de dollars de valeur comptable. En ajoutant un calendrier symbolique – un 4 juillet anniversaire, un contexte politique marqué par Trump – certains extrapolent vers des scénarios où l’État fixerait un nouveau prix officiel de l’or extrêmement élevé, que le reste du monde serait obligé de suivre, propulsant l’once vers 10 000 dollars ou plus. En réalité, Felix montre que si la base de la rumeur repose sur des données exactes, l’interprétation et surtout le calendrier avancé relèvent beaucoup plus de l’imaginaire que de la décision politique probable. Pour un investisseur, il est important de distinguer l’existence d’un prix comptable antique et d’un concept d’obligation indexée sur l’or d’un projet concret de réévaluation imminente ; l’or peut être intéressant sans qu’un reset spectaculaire soit nécessaire, ce qui plaide pour une approche progressive, par exemple en accumulant des pièces et lingots via un catalogue d’or et d’argent physique qui permet de se positionner sans dépendre d’une décision politique improbable.

Trois questions simples pour filtrer les gros titres : qui gagne, que fait l’argent « malin », fait ou ressenti ?

L’outil central de Felix pour trier les rumeurs est une sorte de « filtre de vérité » en trois questions, inspiré de la culture des grandes institutions financières qui testent chaque information avant d’engager de l’argent. Première question : « Qui bénéficie du fait que j’y crois ? » Autrement dit, celui qui crie le plus fort « achetez de l’or maintenant, le reset arrive » vend‑il des pièces d’or, des abonnements ou des produits liés ? S’il tire directement profit de la peur ou de l’enthousiasme qu’il crée, il faut voir son discours comme un argument de vente, pas comme une prophétie désintéressée. Deuxième question : « Que fait l’argent intelligent ? » Il ne s’agit plus d’écouter ce que disent les commentateurs, mais d’observer ce que les grandes institutions, les fonds et les acteurs insiders font réellement avec leurs capitaux. Si Wall Street ou les grandes banques étaient convaincus qu’un triplement du prix de l’or était imminent et garanti, elles accumuleraient de manière visible – avant l’annonce – des positions massives et silencieuses pour en bénéficier. Or, Felix fait remarquer que, dans la phase récente de correction, les volumes et les flux ne témoignent pas d’une ruée institutionnelle, mais plutôt d’un retrait de ces acteurs au profit d’autres secteurs. Troisième question : « S’agit‑il d’un fait ou d’un ressenti ? » Une phrase comme « l’or va à 50 000 $ » est de l’ordre du ressenti ou de la prédiction ; « les banques centrales ont acheté environ 1 000 tonnes d’or l’an dernier » est une donnée vérifiable. Il faut donc construire ses décisions sur des faits, en traitant le reste comme de l’information à écouter avec distance. En appliquant ce filtre à la rumeur de reset du 4 juillet, Felix conclut qu’elle ne passe pas le test : elle profite surtout à des vendeurs de peur ou de produits, ne se reflète pas dans les comportements massifs de l’argent institutionnel et repose sur une mise en scène symbolique d’un évènement (une fête nationale) plus que sur un processus législatif crédible. Pour l’investisseur, cette méthodologie est précieuse : elle permet de calmer les émotions et de prendre des décisions structurées, comme celle de consacrer une part raisonnable de son patrimoine à l’or physique, via des solutions d’achat d’or et d’argent qui s’inscrivent dans une stratégie réfléchie plutôt que dans une réaction aux gros titres.

Pourquoi un reset officiel de l’or est politiquement et techniquement peu probable

Au‑delà des critères de filtrage, Felix insiste sur des éléments très concrets qui rendent improbable, à court terme, un reset officiel du prix de l’or par le gouvernement américain, surtout sur une date symbolique précise. D’abord, revaloriser le stock d’or national n’est pas un geste administratif simple : cela implique des décisions coordonnés du Trésor, de la Réserve fédérale, voire du Congrès, avec des implications budgétaires, comptables et diplomatiques importantes. Ce n’est pas un bouton que l’on presse un vendredi après‑midi pour satisfaire une narration politique. Ensuite, fixer un nouveau prix officiel très élevé pour l’or pourrait être interprété comme un signal que les autorités ne font plus confiance à leur propre monnaie, ce qui fragiliserait le dollar sur la scène internationale. Dans un système où le dollar reste la principale devise de réserve, les responsables politiques sont très prudents avec ces signaux, d’autant plus dans un contexte de tensions géopolitiques et de forte dette. Felix souligne aussi qu’un tel geste ouvertement « favorable à l’or » pourrait être vu comme une critique des politiques monétaires passées, ce qui le rend conflictuel à l’intérieur même des institutions. Enfin, il rappelle que lorsqu’un évènement est présenté comme « secret mais certain » autour d’une date très précise, il faut justement se méfier : les vrais changements monétaires se préparent généralement via des documents publics, des consultations et des signaux graduels, plutôt que via des révélations spectaculaires annoncées par des influenceurs. Cela ne signifie pas que l’or ne puisse jamais jouer un rôle plus central dans le système monétaire ; mais l’idée d’un reset instantané à 10 000 $ sur une fête nationale relève beaucoup plus du storytelling que de la probabilité institutionnelle. Pour un épargnant, la conclusion est qu’il vaut mieux construire sa position en or sur la base des réalités économiques et monétaires – dette, inflation, comportements des banques centrales – plutôt que dans l’attente d’un geste unique de l’État ; cette approche pragmatique se traduit par une accumulation progressive de métal physique, par exemple via des achats réguliers d’or et d’argent conçus pour accompagner les cycles de marché sans dépendre d’un reset politique.

Ce que font réellement les banques centrales : un achat massif et en partie discret

Le point le plus haussier dans l’analyse de Felix ne concerne pas la rumeur de reset, mais le comportement des banques centrales et des grandes institutions qui gèrent et créent la monnaie. Il souligne que ces acteurs achètent de l’or bien plus vite que d’habitude : les données disponibles indiquent des achats annuels autour de 1 000 tonnes, soit environ le double des rythmes historiques, ce qui représente un flux considérable. Plus frappant encore : une partie significative de ces achats n’apparaît pas dans les statistiques officielles, car les banques centrales ne sont pas obligées de déclarer en temps réel leurs acquisitions, et certaines passent par des intermédiaires ou des structures discrètes, notamment en Asie et au Moyen‑Orient. Des estimations publiées par de grandes maisons de recherche suggèrent que l’achat « caché » pourrait atteindre plusieurs centaines de tonnes supplémentaires, ce qui signifie que la demande réelle est potentiellement plusieurs fois supérieure aux chiffres déclarés. Felix relie cette tendance à des évènements géopolitiques clés : le gel des réserves de change de la Russie par les États‑Unis et l’Europe, qui a montré à tous les pays que des avoirs en dollars, en euros ou en yen peuvent être immobilisés ou saisis en cas de conflit, alors qu’un stock d’or conservé sur son propre territoire est beaucoup plus difficile à confisquer. En réponse, de nombreuses banques centrales revoient leur stratégie : elles réduisent progressivement la part des devises dans leurs réserves et accroissent celle de l’or, qu’elles considèrent comme une assurance ultime contre le risque politique et financier. Pour un investisseur individuel, ce comportement de « l’argent intelligent » est un indicateur clé : lorsqu’on voit les acteurs les mieux informés et les plus exposés aux risques systémiques renforcer massivement leur position en or, cela confirme que le métal jaune reste un élément incontournable de la protection de patrimoine à long terme. Cela ne veut pas dire qu’il faille tout mettre sur l’or ; mais il est cohérent, à son niveau, de construire une réserve en métal physique, en s’alignant progressivement sur cette logique de diversification, par exemple via des solutions d’achat d’or et d’argent physique permettant de suivre le mouvement des banques centrales à échelle individuelle.

Pourquoi l’or corrige malgré tout : spéculation, prises de bénéfices et rotations de marché

Beaucoup d’investisseurs s’interrogent : si les banques centrales achètent autant d’or, pourquoi le prix peut‑il connaître des corrections sévères, parfois de l’ordre de 30% ? Felix apporte une réponse en distinguant plusieurs catégories d’acteurs. D’abord, il y a les investisseurs particuliers et certains traders qui achètent l’or essentiellement parce qu’il « monte » ; ils suivent la tendance sans autre justification profonde que le mouvement de prix, souvent sous l’effet du FOMO (fear of missing out). Quand l’or progresse fortement, ils entrent ; quand la tendance se retourne, ils paniquent et vendent, ce qui amplifie les corrections. Ensuite, il y a les hedge funds et autres acteurs spéculatifs qui n’ont pas d’attachement particulier à l’or en tant que tel : ils l’achètent parce qu’il offre une opportunité de gain à un moment donné, puis le vendent – voire le vendent à découvert – lorsque le mouvement s’essouffle, pour réallouer leurs capitaux vers d’autres segments jugés plus porteurs. Ces rotations peuvent être brutales, surtout lorsque des stratégies de levier ou de couverture se déclenchent en cascade. Enfin, il y a les « mains fortes » – banques centrales, investisseurs de long terme – qui détiennent l’or surtout comme assurance et sont prêtes à supporter ces à‑coups sans céder. Felix rappelle que sur le court terme, ce sont les traders, les fonds et les volumes spéculatifs qui déterminent le prix, car ils disposent de montants nettement supérieurs à l’investisseur moyen et réagissent vite à l’actualité. Aucun actif – qu’il s’agisse d’actions, de matières premières ou de métaux – ne monte en ligne droite : des corrections de 30 à 50% font partie du fonctionnement normal des marchés. L’essentiel est donc de ne pas confondre ces mouvements techniques de court terme avec la trajectoire de fond. Pour celui qui utilise l’or comme assurance, l’objectif n’est pas d’éviter toutes les corrections, mais de construire une position adaptée à sa tolérance au risque et à son horizon de temps, en gardant une taille raisonnable pour ne pas perdre le sommeil. Cette approche pragmatique se traduit souvent par des achats étalés dans le temps – par exemple mensuels – en or physique, via des programmes d’achat d’or et d’argent permettant de lisser le prix d’entrée sur plusieurs mois ou années, plutôt que par un achat massif au sommet d’une excitation médiatique.

US 40 000 milliards de dette, bulle IA et tensions géopolitiques : un environnement structurellement favorable à l’or

Au‑delà des fluctuations de court terme, Felix insiste sur trois grands facteurs qui rendent l’environnement structurellement favorable à l’or. Le premier est la dette publique américaine, qui tourne autour de plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars et continue de croître. Plus la dette augmente, plus il devient politiquement tentant de la diluer par le biais de l’inflation et de politiques monétaires accommodantes, ce qui fragilise le pouvoir d’achat de la monnaie et renforce le rôle de l’or comme réserve de valeur. Le deuxième facteur est la situation économique masquée par la bulle de l’IA : une partie des indicateurs positifs – indices boursiers, valorisations – repose largement sur des investissements massifs dans les technologies liées à l’intelligence artificielle et aux semi‑conducteurs. Cette concentration de performance dans quelques segments rend le marché plus fragile : si cet enthousiasme se modère ou si les dépenses se normalisent, une correction générale pourrait survenir, rappelant que l’économie réelle reste confrontée à des risques de ralentissement et de récession. Dans de telles périodes, historiquement, l’or a souvent joué le rôle de refuge, même si ce n’est pas automatique. Le troisième facteur est géopolitique : tensions sur le commerce mondial, conflits, sanctions, geler de réserves, et incertitude croissante quant à la stabilité du système international. Dans ce type de contexte, les actifs perçus comme politiquement neutres – dont l’or – deviennent des outils importants de protection pour les États et les individus. Felix résume cela en affirmant que l’or est une « police d’assurance vieille de 5 000 ans » : plus il y a de peur, d’instabilité ou de doute, plus l’utilité de cette assurance devient évidente. Cette lecture ne justifie pas les scénarios extrêmes de reset à 10 000 $ du jour au lendemain, mais elle sous‑tend un argument solide pour une appréciation progressive de l’or sur le long terme, surtout si la dette et les déséquilibres persistent. Dans ce cadre, un épargnant qui veut se protéger des dérives possibles du système peut décider de consacrer une fraction de son patrimoine à l’or et à l’argent physiques, en les traitant comme assurance plus que comme pari spéculatif, par exemple via des produits d’or et d’argent destinés à jouer ce rôle d’assurance dans un portefeuille exposé à la dette et aux cycles boursiers.

Construire une « maison » patrimoniale : trois compartiments et la place de l’or

Pour aider ses étudiants à structurer leur patrimoine, Felix propose une image simple : considérer son argent comme une maison composée de trois niveaux. Le premier est la fondation : l’épargne de précaution, l’argent qu’on ne peut pas se permettre de perdre, destiné à payer le loyer, les courses, les dépenses essentielles et à faire face aux imprévus. Cet argent doit rester dans des supports peu risqués – comptes à rendement modéré, placements de très court terme – et ne devrait pas être engagé dans des actifs volatils. Généralement, on conseille de garder l’équivalent de trois à six mois de dépenses dans cette catégorie. Le deuxième niveau est la « pièce de vie » du patrimoine : les investissements de long terme, destinés à construire de la richesse sur dix, vingt ou trente ans, via des actions, des fonds indiciels, des plans de retraite ou des supports fiscalement avantageux. Pour la majorité des personnes, une allocation simple et diversifiée – par exemple un mélange d’indices actions et obligataires – constitue la stratégie la plus efficace et la moins stressante. Le troisième niveau est le compartiment de protection : c’est là que l’or, l’argent et les actifs de couverture prennent place. L’objectif n’est pas d’y rechercher immédiatement l’enrichissement, mais d’y loger ce qui servira de pare‑feu si les autres compartiments souffrent : chute des marchés actions, inflation forte, crise monétaire, etc. Felix rappelle qu’une allocation typique suggérée par de nombreux professionnels se situe entre 5 et 15% du patrimoine total dans ce compartiment de protection, à ajuster selon la tolérance au risque et le degré d’inquiétude. Il compare l’or à un détecteur de fumée et à un extincteur : on ne les installe pas parce qu’on souhaite un incendie, mais parce que l’absence de protection ferait courir un risque trop grand. La taille de ce compartiment doit cependant être décidée en fonction des autres : plus le reste du portefeuille est exposé à des risques systémiques, plus la protection mérite d’être significative. Pour un épargnant, une façon pratique d’occuper ce compartiment protection consiste à se doter d’or et d’argent physiques – faciles à comprendre et à conserver – grâce à des gammes d’or et d’argent adaptées à un rôle de « troisième compartiment » dans la maison patrimoniale.

Quand et comment acheter : lisser ses entrées plutôt que chasser le point bas

Une préoccupation fréquente, que Felix adresse directement, est celle du timing : « Quand dois‑je acheter ? Et si j’achète maintenant et que l’or baisse encore ? » Sa réponse est de renoncer à la quête du point bas parfait, qu’il juge illusoire : aucun investisseur, même très expérimenté, ne parvient systématiquement à acheter au plus bas et vendre au plus haut. En pratique, la meilleure approche est souvent de lisser ses achats dans le temps. Par exemple, si un investisseur a décidé de consacrer une somme fixe – disons 10 000 euros – à l’or au cours de l’année, il peut choisir de ne pas investir tout d’un coup, mais d’acheter par tranches mensuelles ou trimestrielles, en répartissant ses entrées sur douze mois. Cette méthode, souvent appelée « dollar cost averaging », permet de réduire le risque d’acheter seulement sur un sommet temporaire : certains achats se feront plus haut, d’autres plus bas, et le prix moyen obtenu sera plus robuste. Felix insiste sur le fait que cette stratégie rend la démarche beaucoup plus sereine : on n’est plus obsédé par le niveau exact du marché le jour de l’achat, on suit un plan. Il recommande aussi de surveiller certains signaux – notamment le comportement de l’argent institutionnel – pour choisir des périodes où les flux reviennent vers l’or, mais sans chercher à gérer chaque micro‑mouvement. Pour ceux qui souhaitent davantage de dynamisme, il est possible d’ajouter des expositions à des mines d’or ou d’argent, mais Felix lui‑même indique qu’à l’instant où il parle, il ne détient aucun titre minier, considérant que les flux institutionnels se dirigent plutôt vers d’autres segments pour le moment. Beaucoup d’épargnants gagneront à commencer par une base simple : de l’or et de l’argent physiques, achetés progressivement, puis éventuellement complétés par des instruments financiers plus sophistiqués. Concrètement, cela signifie qu’ils peuvent mettre en place un plan d’achats réguliers – par exemple mensuel – via des offres d’or et d’argent physique qui se prêtent bien à une accumulation étalée dans le temps, en gardant en tête que l’essentiel est la discipline, pas le perfectionnisme.

Or, argent et ETF : choisir entre métal réel et produits financiers

Enfin, Felix évoque la différence entre détenir de l’or physique – pièces, lingots – et acheter de l’or via des ETF ou des produits financiers. L’or réel présente l’avantage d’être tangible : on sait exactement ce que l’on possède, on peut le stocker, le transmettre, et il ne dépend pas d’un intermédiaire unique pour prouver son existence, même si la sécurité et la logistique doivent être prises en compte. Les ETF et certificats, eux, offrent une grande liquidité et sont plus faciles à intégrer dans un portefeuille boursier, mais ils posent des questions de confiance et de structure : le détenteur doit se demander ce qui est réellement détenu en face de son titre, comment il est stocké, et quelles sont les règles en cas de crise extrême. Felix suggère que pour ceux qui débutent, l’or physique est souvent la première marche : on acquiert quelque chose que l’on peut comprendre intuitivement et conserver sans dépendre totalement du système financier. Ensuite, à mesure que l’on gagne en expérience, on peut compléter cette base avec des produits financiers visant à optimiser la liquidité ou l’exposition. Il rappelle aussi que l’argent métal – plus volatile que l’or – peut jouer un rôle complémentaire, notamment en raison de sa demande industrielle liée aux panneaux solaires, à l’électronique et aux véhicules électriques. La clé est de rester conscient que les corrections feront partie du voyage : qu’il s’agisse d’or ou d’argent, les prix fluctueront, mais si l’horizon est de plusieurs décennies, la fonction d’assurance reste intacte. Pour un épargnant français ou européen qui veut s’ancrer dans le réel, l’étape la plus concrète reste l’achat de pièces ou lingots d’or et d’argent, réalisable via des catalogues d’or et d’argent physique qui offrent une large variété de formats adaptés aux différentes tailles de patrimoine, avant d’explorer éventuellement les ETF ou les valeurs minières.

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