L’analyste Alasdair Macleod lance un avertissement sans détour : les marchés financiers américains seraient au bord d’une crise majeure, provoquée par la hausse des rendements obligataires, l’excès de crédit et la dévaluation progressive du dollar. Selon lui, ce n’est pas l’or qui monterait véritablement, mais les monnaies fiduciaires qui perdraient leur pouvoir d’achat. Face à ce scénario, il considère que l’or physique constitue la protection la plus directe, et que le prix du métal jaune pourrait plus que doubler dans un délai relativement court.
Pour Macleod, la distinction entre la monnaie et le crédit n’est pas une abstraction d’économiste : elle devient déterminante lorsque la confiance dans le système financier commence à s’effriter. Les dollars, les euros et les autres monnaies fiduciaires sont, à ses yeux, de « l’argent imaginaire », tandis que l’or demeure la seule véritable monnaie. C’est précisément dans ce contexte qu’un investisseur peut envisager de acheter un Napoléon 20 francs tête nue, une pièce d’or historique reconnue, afin de détenir une réserve tangible plutôt qu’une promesse de paiement émise par un État endetté.
Le dollar est une monnaie fragile
Alasdair Macleod rappelle une formule attribuée à John Pierpont Morgan lors d’une audition devant le Congrès américain en 1912 : « l’or est de la monnaie, tout le reste est du crédit ». Pour lui, cette phrase résume le problème central de notre époque : les monnaies modernes ne sont pas de la monnaie au sens strict, mais des instruments de crédit adossés à la confiance accordée aux États et aux banques centrales. Tant que cette confiance tient, le système fonctionne ; dès qu’elle se fissure, la valeur de ces monnaies peut se dégrader très rapidement.
Cette idée a une conséquence pratique majeure pour l’épargnant. Si le dollar américain, l’euro ou toute autre devise fiduciaire perd de sa valeur, les actifs libellés dans ces devises peuvent voir leur pouvoir d’achat réel diminuer, même si leur prix nominal augmente. Macleod estime donc que le véritable enjeu n’est pas de « gagner de l’argent » en monnaie fiduciaire, mais de sortir de la monnaie fiduciaire elle-même. Dans cette logique, acheter des pièces d’or Napoléon revient à détenir un actif physique dont la valeur ne dépend pas de la promesse d’une banque centrale.
Une crise du crédit se prépare
Macleod situe le déclencheur potentiel de la crise dans le marché obligataire américain. Selon son analyse, la hausse de l’inflation devrait entraîner une remontée des rendements des obligations d’État, en particulier ceux du Treasury à 10 ans. Il estime que si le rendement du 10 ans s’approche de 5,5%, voire dépasse ce seuil, les conséquences pourraient être brutales pour les actions, les fonds spéculatifs, les courtiers et l’ensemble du système financier. Les données récentes montrent effectivement que le rendement du 10 ans a atteint un sommet annuel de 5,31% début octobre, avant de revenir autour de 4,84% le 5 novembre.
Pour l’analyste, cette remontée des taux ne serait pas un simple ajustement technique. Elle révélerait une tension profonde entre la nécessité de financer les déficits publics, la pression inflationniste et la fragilité croissante du crédit privé. Les marchés actions, selon lui, ont été gonflés par un crédit excessif et par l’effet de levier : les prêts des courtiers aux investisseurs auraient fortement augmenté, tandis que les hedge funds auraient accru leur exposition sur les marchés de gros. Dans ce décor, investir dans l’or physique avec un Napoléon 20 francs apparaît, dans son raisonnement, comme une manière de se protéger d’un système financier de plus en plus dépendant du crédit.
Le marché repo, cœur du danger
Le point le plus alarmant de l’analyse de Macleod concerne le marché des pensions livrées, ou repo market. Ce marché permet aux institutions financières d’échanger temporairement des titres contre des liquidités, généralement sur une très courte durée, puis d’inverser l’opération le lendemain. Il représente, selon Macleod, environ 12 500 milliards de dollars aux États-Unis et constitue le moteur discret mais essentiel du financement de court terme du système financier.
Son inquiétude porte sur les obligations du Trésor dites off-the-run, c’est-à-dire les émissions plus anciennes, moins liquides que les titres récemment émis. Si les rendements montent brutalement, ces titres pourraient devenir moins attractifs comme collatéral, ce qui assécherait le financement du marché repo. Macleod estime que cela pourrait provoquer un blocage du cœur du système financier américain, comparable à la crise de mars 2020, lorsque la Réserve fédérale avait dû intervenir massivement. Cette fois, il juge qu’une intervention limitée ne suffirait pas. Acheter un Napoléon en or s’inscrit donc, dans cette perspective, comme une réponse patrimoniale à un risque systémique que la plupart des investisseurs ne voient pas encore.
L’inflation va faire monter les taux
Macleod relie directement la crise financière à la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation. Selon lui, la guerre au Moyen-Orient perturbe les approvisionnements énergétiques, tandis que les gouvernements occidentaux minimiseraient l’ampleur du problème. Il affirme que les prix de l’énergie finiront par se répercuter sur l’ensemble de l’économie, notamment sur les prix alimentaires, et que cette inflation obligera les rendements obligataires à progresser.
Cette mécanique est simple : lorsque les prix augmentent, les investisseurs exigent un rendement plus élevé pour détenir des obligations à long terme, car l’inflation érode la valeur réelle des coupons futurs. Si les banques centrales refusent de relever suffisamment leurs taux directeurs, la monnaie perd davantage de valeur. Macleod considère que la Réserve fédérale est prise dans un dilemme insoluble : relever les taux pour défendre la monnaie, ou les maintenir bas pour éviter d’aggraver le ralentissement économique et de déstabiliser les marchés. Dans les deux cas, il anticipe une accélération de la dépréciation du dollar. Le Napoléon 20 francs en or devient alors, selon cette lecture, une assurance contre une politique monétaire incapable de préserver le pouvoir d’achat.
L’or quitte l’Occident pour l’Asie
Macleod affirme que, derrière la volatilité apparente du marché, un mouvement majeur est en cours : l’or physique quitterait progressivement les marchés occidentaux pour être accumulé en Asie, particulièrement en Chine. Il estime que les investisseurs particuliers occidentaux, déstabilisés par les baisses et les retournements violents du cours, vendent leurs positions au pire moment, tandis que des acheteurs asiatiques absorbent discrètement le métal.
Cette dynamique expliquerait, selon lui, pourquoi les baisses de l’or ne doivent pas être interprétées comme un rejet durable du métal. Les marchés à terme et les opérations des banques de métaux précieux peuvent faire chuter le prix papier, mais cela ne signifie pas que l’or physique disparaît du système. Au contraire, Macleod soutient qu’il est transféré, stocké et accumulé ailleurs. Pour un investisseur particulier, acheter un Napoléon 20 francs en or physique consiste précisément à ne pas dépendre d’un titre papier, mais à détenir directement un actif métallique.
L’or pourrait plus que doubler
La conclusion d’Alasdair Macleod est sans ambiguïté : si la crise qu’il anticipe se confirme, le prix de l’or pourrait plus que doubler dans un délai qu’il qualifie de relativement court. Il précise toutefois que, dans son analyse, ce ne serait pas l’or qui « monterait » en valeur intrinsèque, mais le dollar et les autres monnaies du G7 qui chuteraient en pouvoir d’achat. L’or resterait stable, tandis que la monnaie fiduciaire se déprécierait.
Cette vision rejoint sa conception historique de l’or comme étalon de valeur. En comparant l’or à des paniers de matières premières — énergie, métaux de base, produits agricoles —, Macleod estime que son pouvoir d’achat est remarquablement stable sur le très long terme. Il cite notamment l’édit sur les prix maximums de Dioclétien, daté de 301 après J.-C., pour illustrer la persistance de relations de valeur entre l’or et les biens réels sur plusieurs siècles. Selon lui, le pétrole, le cuivre et de nombreuses matières premières resteraient sous-évalués de 70 à 80% par rapport à leur valeur exprimée en or.
Pourquoi le Napoléon 20 francs
Parmi les formats disponibles, le Napoléon 20 francs tête nue occupe une place particulière pour les investisseurs français et européens. Il s’agit d’une pièce historique en or, reconnue et négociable, dont la valeur repose à la fois sur son contenu métallique et sur son intérêt patrimonial. Or.fr indique que les pièces d’investissement sont conservées sous scellés dans un circuit logistique professionnel depuis leur fabrication, afin de garantir leur authenticité, leur pureté et leur traçabilité.
La pièce offre également un avantage pratique : sa valeur unitaire relativement accessible permet d’investir progressivement, de revendre une partie de sa détention si nécessaire et de constituer une réserve physique sans immobiliser immédiatement un capital très important. Les pièces d’or sont aussi faciles à transporter, à stocker et à transmettre, ce qui en fait un support patrimonial adapté à ceux qui cherchent à la fois liquidité, diversification et protection contre le risque monétaire.
Ce que cela signifie pour l’épargnant
Le message central de Macleod peut être résumé simplement : ne pas confondre la hausse du prix de l’or avec une hausse de sa valeur réelle. Selon lui, l’or ne devient pas soudainement plus précieux ; ce sont les monnaies fiduciaires qui perdent de leur valeur. Le dollar, l’euro, la livre sterling et les autres devises émises par des États endettés sont, dans son analyse, des instruments de crédit dont la pérennité dépend de la confiance et de la capacité des autorités à contenir l’inflation.
Dans un tel environnement, l’or physique cesse d’être un simple placement spéculatif pour devenir un instrument de conservation du pouvoir d’achat. Macleod recommande explicitement de sortir du crédit et de détenir de l’or comme une « police d’assurance », plutôt que d’essayer de trader le métal au gré des fluctuations quotidiennes. Son conseil est direct : ne pas chercher à anticiper chaque mouvement de marché, mais détenir de l’or pour pouvoir dormir tranquille.
Une alerte à ne pas ignorer
Alasdair Macleod ne présente pas son scénario comme une hypothèse lointaine. Il affirme que la crise est déjà « en route », même si elle n’est pas encore pleinement visible dans les prix. Les rendements du Trésor américain, l’inflation énergétique, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, la fragilité du marché repo et la fuite de l’or vers l’Asie constituent, selon lui, les signaux d’un système financier sous pression.
Pour l’investisseur, la question n’est donc plus seulement de savoir si l’or va monter, mais de savoir si sa monnaie va continuer à perdre du pouvoir d’achat. Macleod répond sans hésitation : oui, et de manière accélérée. Dans cette perspective, détenir de l’or physique — notamment sous forme de Napoléon 20 francs — revient à se protéger contre la dévaluation monétaire, plutôt qu’à parier sur une simple hausse de cours.