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1035 euros par Français: c’est ce que coûterait une sortie de la Grèce de la zone euro
 

Brandie à maintes reprises au cours des négociations, la menace d’un Grexit, sortie de la Grèce de la zone euro, aurait des conséquences multiples pour les Français

lors qu’un sommet de la dernière chance approche, le Grexit, sortie de la Grèce de la zone euro, plane au-dessus des têtes des pays européens.

Tour d’horizon des répercussions pour les Français d’un tel scénario, après un nouvel échec des discussions jeudi entre les 19 pays de la zone euro.

Une facture salée pour les contribuables

Première conséquence d’un abandon de l’euro, Athènes ne pourrait plus payer ses créances contractées dans la devise européenne. Cela se traduirait pour les Français par une ardoise d’un peu plus de 68 milliards d’euros, soit une facture de 1035 euros par habitant, selon les calculs d’Eric Dor, directeur des études économiques à l’Ieseg School of Management.

De son côté, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, avait estimé en février qu’une réduction de la moitié de la dette grecque signifierait “1000 ou 1200 euros d’impôts de plus” pour les Français.

“Ça ne veut pas dire que du jour au lendemain, le ministre des Finances français Michel Sapin va envoyer une facture à chaque foyer fiscal”, tempère Eric Dor. D’autant que les garanties au Fonds européen de stabilité financière (FESF), par exemple, sont étalées dans le temps, puisqu’elle seraient activées aux dates d’échéance des prêts de cet organisme à la Grèce.

Des finances publiques sous pression

Si elle ne se traduirait pas forcément par des hausses d’impôts, cette ardoise grecque gonflera progressivement la dette publique française, qui dépasse déjà les 2 000 milliards d’euros.

“Cela rendra la situation budgétaire de la France encore plus critique, problème qu’elle partagera avec les autres Etats fortement endettés” (Italie, Espagne, Belgique…), souligne Eric Dor.

Concrètement, en cas de Grexit, la France paierait davantage pour emprunter de l’argent sur les marchés. Or, le niveau des taux d’emprunt entre en compte dans ses prévisions budgétaires, une trop forte hausse pouvant les faire déraper.

Les épargnants favorisés

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres : pour les épargnants, une remontée des taux d’intérêts des Etats se traduirait par de plus forts rendements sur leurs contrats d’assurance-vie, par exemple. Mais il ne faut pas oublier que ce gain risquerait d’être compromis par une plus forte pression fiscale.

Incertitudes sur l’euro

Certains pensent que la monnaie unique filerait sous la parité avec le dollar en cas de Grexit, d’autres estiment au contraire que cela renforcerait l’euro, car “ce que détestent les opérateurs, c’est le manque de visibilité, pas les quelques 350 milliards que représente la dette grecque”, selon Nicolas Chéron, stratégiste chez CMC Markets France.

Le secteur privé épargné

Les banques françaises sont très peu exposées à la Grèce : elles n’ont plus de titres d’Etat et selon les données de la Banque des règlements internationaux, leur exposition s’élevait à 1,31 milliard d’euros fin 2014 (contre plus de 50 milliards d’euros il y a 5 ans).

Les effets d’un Grexit devraient également être limités pour le secteur non financier, la Grèce ayant un commerce extérieur “qui n’est pas orienté vers ses partenaires européens, mais plutôt vers la Russie et le Moyen-Orient”, selon Eric Dor, qui souligne que le pays pèse moins de 2% du PIB européen.

Source: sudouest

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