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Le Québec a perdu plus de 33 000 emplois en juin, le taux de chômage grimpant de 0,4%
 

quebec-chômageOTTAWA – Le Québec a perdu 33 300 emplois en juin dernier, le taux de chômage grimpant de 0,4 %, à 8 %. Il s’agit de la plus forte baisse mensuelle de l’emploi au Québec depuis mai 2005.

Ces pertes sont entièrement concentrées dans l’emploi à temps partiel, selon les dernières données de Statistique Canada.

La province comptait 6 841 500 personnes dans la population active (en emploi ou en recherche d’emploi) et 4 075 500 emplois en juin. De mai à juin, la population active a perdu plus de 19 000 personnes et l’emploi, 33 300 postes.

De mai à juin, l’emploi à temps plein a progressé de seulement 400 postes pendant que plus de 33 000 emplois à temps partiel disparaissaient.
À l’intérieur des frontières du Québec, le taux de chômage en juin varie du simple au double : 8,7 % à Montréal, 7,4 % à Saguenay, 6,9 % à Sherbrooke, 5,9 % à Trois-Rivières et 4 % à Québec.

Dans la capitale, qui a créé 800 emplois en juin, le taux de chômage est le plus faible au Canada après celui de Guelf, en Ontario (3,4 %).

Sur une période d’un an, de juin 2014 à juin 2015, la province de Québec a créé 25 800 emplois, une progression de 0,6 %.

« La variation des données publiées [vendredi] matin est surprenante. Que l’on pense notamment aux taux d’intérêt qui sont à des niveaux historiquement bas ou encore au dollar canadien, dont le niveau favorise la compétitivité de nos entreprises, ces facteurs ont un effet direct sur notre économie et sont avantageux pour le Québec », a commenté le ministre québécois du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad.

Inquiet, le Parti québécois réclame au gouvernement Couillard la création d’un forum sur l’économie et l’emploi. « L’austérité libérale et l’inaction économique de ce gouvernement sont les causes de la baisse de la croissance économique. Les coupes s’accumulent ; il n’y a pas de politique de développement économique et les outils de concertation économique en région ont été affaiblis », a déploré Nicolas Marceau, député de Rousseau et porte-parole en matière de finances et de revenu.

« Et si l’on se compare avec notre voisin ontarien, les résultats sont tout simplement catastrophiques », a réagi pour sa part le porte-parole de la Coalition Avenir Québec en économie et député de Johnson, André Lamontagne. « Au niveau des emplois privés, l’Ontario termine le mois avec la création de 20 900 emplois, alors que le Québec en a perdu 54 400. Depuis janvier 2015, l’Ontario a réussi à créer 98 500 emplois privés alors que le Québec en a perdu 23 500. »

AILLEURS AU CANADA

L’emploi a reculé en juin au Nouveau-Brunswick, est demeuré inchangé en Ontario et en Alberta, tandis qu’il augmentait en Colombie-Britannique et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Dans l’ensemble du Canada, le marché du travail a fait du surplace, une hausse du travail à temps plein ayant été contrebalancée par une baisse du travail à temps partiel. Le taux de chômage stagne à 6,8 % pour le cinquième mois d’affilée.

Le taux d’emploi des étudiants de 20 à 24 ans devant retourner aux études à l’automne, qui sont donc susceptibles d’occuper un travail d’été, était de 67,2 % en juin au pays, précise Statistique Canada. Leur taux de chômage était de 10 %, en baisse de 1,7 point de pourcentage comparativement à juin 2014.

Source: canoe.ca

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