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La crainte du Brexit fait fléchir le Royaume-Uni…

uk-buildingD’importants projets ont déjà été mis en pause. Les milieux d’affaires sont plus partagés qu’il n’y paraît sur une sortie de l’Europe

Le Royaume-Uni devrait subir un net ralentissement de son activité économique au cours des quatre prochains mois. L’incertitude créée par la possible sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne pétrifie en effet de nombreux investisseurs.

La construction est déjà affectée. «De nombreux projets importants, prêts à être lancés, ont été stoppés net ces dernières semaines», nous explique un promoteur désireux de rester anonyme. «La plupart des investisseurs les ont rangés en attendant le résultat du référendum du 23 juin; ceux qui ne pouvaient pas attendre ont pour la plupart lancé des études de faisabilité pour réfléchir à une version moins coûteuse – afin de limiter les risques et de maintenir leurs marges.» Une situation confirmée par d’autres professionnels du secteur.

La frilosité des investisseurs repose sur la crainte d’une baisse des prix de l’immobilier, en raison d’une réduction du nombre d’acheteurs potentiels. En cas de Brexit – de sortie de l’Union européenne – le Royaume-Uni deviendra moins attractif pour les acquéreurs étrangers, même avec un fort recul de la livre sterling. «Ils aiment le Royaume-Uni pour sa stabilité, dont l’appartenance à l’UE est une part importante», rappelle notre interlocuteur.

Le ralentissement du secteur, même limité aux quatre prochains mois, aura un fort impact au niveau national. Le bâtiment contribue en effet à hauteur de 6,5% au produit intérieur brut, fait travailler plus de 280 000 entreprises et emploie plus de trois millions de personnes, environ 10% de la population active.

Les milieux politiques sont tout à fait conscients de l’enjeu. C’est la principale motivation de la décision «très difficile» du secrétaire d’Etat au commerce Sajid Javid de faire campagne en faveur du maintien du Royaume-Uni au sein de l’UE. «Je suis eurosceptique, je continuerai à taper sur Bruxelles», a déclaré jeudi l’ancien banquier d’affaires. «J’admets que les entreprises préfèrent la certitude à l’incertitude; je ne dis pas que l’avenir sera assuré si l’on reste dans l’UE mais il y a bien plus d’incertitudes de l’autre côté; or, l’incertitude est l’ennemi de l’emploi et de la croissance.» Un Brexit propulserait en effet le pays en pleine nébuleuse: le gouvernement estime qu’il lui faudrait au moins deux ans pour négocier sa future relation avec l’UE, son principal partenaire commercial.

Malgré ce risque, le milieu des affaires se montre de plus en plus partagé. Le directeur de la Chambre de commerce britannique John Longworth s’est déclaré jeudi plutôt favorable à un Brexit. «Le dynamisme et la résistance de la City et des entreprises britanniques me font penser que, sur le long terme, nous avons la capacité et l’aptitude de nous créer un futur économique brillant hors de l’UE.» Cette déclaration n’a pas plu au premier ministre David Cameron, qui tente de persuader les Britanniques de rester membres de l’institution européenne: selon le Sunday Telegraph, il a réclamé la sus pension de John Longworth.

Source: tdg

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