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Le Venezuela fait face à de graves pénuries, sur fond de crise économique et institutionnelle

venezuela-crisisDes files d’attente interminables devant les supermarchés, des prix exorbitants, des médicaments introuvables. Au Venezuela, un pays pétrolier miné par la chute des cours du brut, la population souffre depuis plusieurs semaines d’une inflation galopante et de graves pénuries.

“Trouver du pain, c’est devenu un calvaire”, expliquait il y a quelques semaines à l’AFP Francesco Angelastro, 71 ans, après s’être rendu dans quatre boulangeries différentes pour en chercher. Dans les supermarchés, les denrées alimentaires les plus basiques se vendent à des prix démesurément élevés, comme le raconte le quotidien suisse Le Temps. Plus de riz, plus de farine, plus d’huile, mais des pommes de terre vendues 1155 bolivars le kilo, soit un dixième du salaire minimum au Venezuela. Le prix du paquet de spaghettis s’élève quant à lui à 1735 bolivars.

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Face à ces prix plus que prohibitifs, le gouvernement procède à ses propres distributions de denrées alimentaires, vendues moins cher mais forcément en quantité limitée. Chaque habitant peut se rendre à ces distributions une fois par semaine seulement, sans savoir ce qu’il pourra y acheter. Des produits aussi basiques que le talc manquent dans les pharmacies, mais aussi les traitements contre le cancer et d’autres maladies graves. “Les pharmacies renvoient un client sur deux les mains vides”, rapporte Le Temps.

Le prix du pétrole en chute libre

Dans cette tourmente économique, le gouvernement a même créé un “ministère de l’agriculture urbaine” à la faveur d’un remaniement en janvier, comme le rapporte El Pais. Son but, selon le président Nicolas Maduro, est de “développer une nouvelle culture productive” dans les zones urbaines et motiver des comportements identiques au sien, puisqu’il dit posséder 50 poulets chez lui.

Cette mesure doit surtout permettre au pays, autrefois un riche producteur pétrolier grâce à ses réserves les plus importantes au monde, de sortir de sa dépendance au pétrole, qui lui apporte 96% de ses revenus. Le prix du pétrole vénézuélien, qui a connu un pic à 103,42 dollars (93 euros) le baril en 2012, est tombé à 24,38 dollars (près de 22 euros) en janvier 2016, entraînant une baisse d’un tiers des importations de matières premières, d’aliments et de médicaments par rapport à 2012.

Le 14 janvier, Nicolas Maduro a décrété l’état d’urgence économique, une mesure qui accorde des pouvoirs étendus au président pour 60 jours renouvelables. Le mois suivant, Nicolas Maduro a pris une série de mesures pour redresser l’économie de son pays, où l’inflation a atteint 180,9% en 2015: la hausse de plus de 6000% du prix de l’essence, gelé depuis 20 ans, la dévaluation de la monnaie et l’augmentation du salaire minimum.

Lire la suite sur huffingtonpost

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