Manifestation en Belgique contre les réformes du gouvernement

manifestation-belgiqueIls étaient 60 000 selon la police dans les rues de Bruxelles à manifester contre les réformes lancées par le gouvernement belge.

Les manifestants dénonçaient la révision du droit du travail mais aussi celle du système de retraite.

Ce rassemblement marque aussi une dégradation du dialogue social en Belgique, depuis l’entrée en fonction en 2014 d’une coalition gouvernementale de droite.

Mais la manifestation a dégénéré en fin de parcours, près de la principale gare de Bruxelles.

Des casseurs ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre qui ont fait usage de canons à eau. Ces échauffourées ont blessé une dizaine de personnes.

Source: euronews

Incidents en marge de la manifestation: 21 arrestations, 10 blessés, dont le commissaire Vandersmissen

Des incidents dans le quartier de la gare du Midi, point d’arrivée de la manifestation nationale organisée en front commun qui a rassemblé quelques 60 000 personnes : une dizaine de casseurs, dont certains masqués, ont défié les policiers. Ils leur ont lancé différents objets : œufs, pétards, bouteilles, pierres et pavés. La plupart ne portaient pas les couleurs des syndicats.

La police a répliqué en chargeant et a fait usage notamment de spray au poivre et de canons à eau pour repousser les perturbateurs.

Le commissaire touché à la tête

La police a procédé à 21 arrestations administratives et deux arrestations judiciaires. Quatre manifestants et le commissaire Pierre Vandersmissen, qui a reçu un coup sur la tête, ont été blessés. Ils ont été transportés à l’hôpital, où le commissaire devait rester une nuit.

Le commissaire, uniquement muni d’un spray lacrymogène et dépourvu de casque, tentait de repousser des manifestants violents à proximité de la gare du Midi. Après avoir reçu le coup, le policier, étendu sur le sol et inconscient, a encore été la cible de projectiles. Ses collègues ont finalement réussi à le protéger, avant qu’il ne soit emmené à l’hôpital. Les forces de l’ordre se sont déployées massivement à la suite de l’incident pour éloigner les fauteurs de trouble.

Le parquet de Bruxelles a annoncé à la RTBF que le manifestant qui a attaqué le commissaire a bien été interpellé. Il a été reconnu par des collègues du commissaire Vandersmissen. « L’auteur des faits est âgé de 20 ans et n’est pas connu du parquet ni des services de police », indique le parquet. Ce qui laisse penser qu’il pourrait s’agir d’un manifestant et non d’un casseur.

Les images des caméras de vidéo surveillance qui ont filmé l’agression sont actuellement à l’analyse. « Quand la personne sera formellement confondue, elle sera entendue par un magistrat et plus que probablement mise à disposition. »

La Croix-Rouge a également pris en charge 16 personnes et trois agents de police. Au total, 23 arrestations ont eu lieu, dont 21 administratives et deux judiciaires. Selon la police, il s’agit principalement de jeunes non syndicalistes. Des dégâts ont été constatés au bâtiment du SPF Finances.

Signe de non-violence

Une centaine de manifestants et de badauds ont longuement observé le face-à-face entre la police et la dizaine de provocateurs. Certains les encourageant, applaudissant et criant des slogans hostiles à la police. « C’est un exutoire contre l’ordre établi », commentait l’une. « Les manifestations finissent toujours pas dégénérer. C’est dommage », se désolait une autre.

Des groupes de militants syndicaux se sont pris en photo devant les policiers. Des panneaux publicitaires et poteaux ont été cassés.

Vers 15 heures, des policiers qui font face aux manifestants avaient retiré leur casque en signe de non-violence, sous les applaudissements. « C’est magnifique ce qui se passe. C’était exactement ça que nous voulions », a expliqué un gardien de prison délégué syndical, qui faisait face à la police. « Quelques hooligans sont venus foutre la merde, mais, nous, nous ne sommes pas violents. Nous venons simplement défendre notre pain. »

La police a levé vers 15h20 l’important dispositif déployé dans le quartier. Tous les axes étaient à nouveau accessibles vers 16 heures mardi, même si les services de la STIB et de De Lijn sont un peu restés perturbés.

Source : RTBF.be

6 commentaires

  1. Et pourquoi les médias Français n’en parlent pas ? Pourtant la Belgique ce n’est pas le bout du monde . Cela démontre que la Loi El Khromeri est imposée par Bruxelles . Diktat Européen ……..

  2. Allez y amis Belges, faites du bruit ,des grèves et bloqué votre pays !!!! c’est la meilleur chose que nous pouvons faire pour arrêter ce massacre de lois qui menace trop les travailleurs . Commence à faire VRAIMENT CH….. Bruxelles et ses petits soldats qui nous gouverne!!!!

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