Alerte rouge dans les banques: ça craque en Italie, ça se fissure en Allemagne et ça tremble en Grande-Bretagne

grece-italieLes banques européennes sont à nouveau en état de vigilance rouge. Les risques de la faible croissance, les taux faibles, les contraintes de sécurité, et les incertitudes du Brexit… Explications d’un séisme annoncé.

Le secteur bancaire européen ne dit mot mais constate que les régulations imposées au lendemain de la crise ne sont pas très efficaces. Plus grave, elles seraient même en partie la cause de la raréfaction des crédits à l’économie en dépit de l’abondance des liquidités. Les banques sont en plein paradoxe. Alors que la BCE leur offre « open-bar », elles utilisent ces liquidités à consolider leurs fonds propres, ou à financer des dettes d’Etat, plutôt qu’à nourrir des crédits à l’économie.

En Italie et en Allemagne, des très grandes banques européennes ont failli sauter depuis deux mois. Certaines ne valent plus que 10 ou 20% de ce qu’elles valaient il y a deux ans : un vent de panique a soufflé sur les marchés financiers, et chacun s’attend à ce que ça recommence.

Les mois d’août ne sont jamais totalement « sécure » pour l’industrie financière.

En 2008, les Etats avaient recapitalisé leurs banques à grands coups d’argent public. On avait vu ce qu’avait donné la chute de Lehman et aucun dirigeant ne voulait infliger ça à son pays. Le renflouement public en a sauvé plus d’une, sauf que les gouvernements ont eu du mal à assumer ces plans d’aides.

Parallèlement, les Etats européens ont renforcé le contrôle et la coordination des activités bancaires.

Ça s’est traduit par un renforcement des ratios de solvabilité et de liquidité. En bref, les banques ont été obligées de gonfler leur fond propre et de veiller à ne pas prendre trop de risques.

Le renforcement des fonds propres les a ainsi privées de moyens pour financer des crédits à l’économie, d’autant qu’elles ont aussi surveillé les risques pris.

Le résultat de cette médecine ultra précautionneuse, est que la distribution de crédits à l’économie s’est raréfiée.

L’Union bancaire, organisme européen qui est né de cette préoccupation de régulation renforcée, et qui est censée gérer les résolutions de crise de manière uniforme, s’est mis très récemment en ordre de bataille. Et l’une de ses principales disposition est ultra simple : l’argent public, celui des contribuables, ne doit pas recapitaliser – financer – les banques. Plus de sauvetage direct comme en 2008-2009.

Olivier Berruyer:  » L’union bancaire, une vaste escroquerie ! « 

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Le mécanisme de sortie de crise consiste maintenant à faire renflouer la banque en difficulté par ceux qui ont un intérêt direct dans la banque : actionnaires, prêteurs et déposants de plus de 100 000 euros. C’est le fameux bail-in entré en vigueur le 1 er janvier 2016.

On cherche à éviter à tout prix, le n’importe quoi : c’est à dire d’un coté ,des banques qui financent les Etats, surtout ceux qui ont une dette publique élevée ; et de l’autre , à l’inverse des Etats qui financeraient les banques pour les recapitaliser.

Le risque dans tout ça étant l’aléa moral : les banques prennent des risques, car elles savent qu’elles seront secourues en cas de besoin. Du coup, les Etats s’excitent sur leur endettement et dépassent les normes exigées.

Ce qui est dangereux, c’est la dépendance réciproque du duo banques-Etats. C’est le cas en Italie, c’est aussi le cas en France.

Les banques sont donc encore loin d’inspirer la confiance des investisseurs et la défiance s’est cristallisée autour de trois foyers de crise.

Premièrement, un foyer de crise en Italie, où les banques italiennes sont mal en point. L’Etat est surendetté et les risques sur l’économie ont grossi.

360 milliards d’euros de créances dites douteuses, ou presque 1 crédit sur 5 accordé sans garantie sérieuse, dont au moins 200 milliards que les marchés jugent irrécupérables. Unicrédit, Intelsat San Paolo, Mediobanca, toutes sont dans la tourmente, même Monte des Paschi di Siena, la plus vieille banque du monde. Cette banque toscane a ainsi perdu plus de 90% de sa valeur en un an. Aucun investisseur ne s’aventurerait à la racheter tant on ne sait pas ce que contient son bilan. En cause et ce n’est pas nouveau, des prêts accordés sans garantie et des maquillages de compte. On prend les anciennes recettes qui ont engendré les crises précédentes et on recommence.

Les banques italiennes ne sont certes pas les seules en mauvaise posture, mais les établissements bancaires transalpins ont la particularité d’avoir des coûts de gestion importants, et une maîtrise du risque insuffisamment rigoureuse.

Le paysage financier est très morcelé, il y a énormément de petites banques – le Financial Times écrit même qu’il y a en Italie plus de banques que de pizzerias.En fait, les banques italiennes ont été peu confrontées à la crise de 2008, et ne se sont pas réorganisées de l’intérieur. Dans un contexte où les taux d’intérêt sont très bas, comme c’est le cas en Europe, les profits le sont aussi, donc les mauvais gestionnaires sont les premiers touchés.

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18 commentaires

  1. d’après les paroles de dieu après le désastre économique vous avez 7 ans a venir de désastre catastrophique après et la final en 2025 jésus change tout et recommence avec l’islam et la piété les prière et les derniers repentis

  2. L’endettement des banques italiennes pose un vrai problème pour la croissance du pays. Par ailleurs, une faillite des établissements transalpins serait susceptible de provoquer une nouvelle récession en Europe. La menace est bien plus sérieuse pour l’économie du vieux continent qu’un éventuel Brexit (on peut compter sur les Anglais et la Commission pour négocier un accord qui ne pénalisera pas trop la City).

    http://www.obligations365.com/#!Banques-les-enseignements-de-la-Renaissance-italienne/sl5cn/579108500cf27c01035b6944

    1. MDR Des grands patrons encore à la tête de leurs propres sociétés, il n’y en a plus des masses, la plupart sont nommés et éjectés par les conseils d’administration, et avec les beaux parachutes qui leur sont offert ils n’ont aucune raison de déprimer

  3. Un nouveau chaos est nécessaire par une Révolution du portefeuille. Boycottons les grosses enseignes et multinationales. Faites vos achats sur les marchés, petites épiceries, pme. Ne sortez plus et garder votre argent. Ne faites pas de gros achats. Vous voulez épargner? Acheter de l’or.

  4. Je préfère entendre dire que tout va bien de la part de ceux qui connaissent l’austérité, que de ceux qui ne connaissent guère la vie dans les salles de rédaction, il y a bien un bail que je regarde plus la une ni la deux, peut-être qu’à BFM c’est un peu la même chose. C’est quand même étonnant qu’il n’y ait pas plus de faillites d’entreprise avec une telle actu, si ça se trouve l’Amérique tombera bien plus dans
    la guerre civile avant l’Europe, c’est bien dommage que les démocraties produisent pas de meilleurs politiciens ou que les grands groupes préfèrent moins payer la variable humaine en société, ça tue indirectement le business comme dirait les spécialistes.

  5. Bonjour a tous ….
    tout va bien qu’ils disaient ce matin a BFM TV !!!!!!! comme toujours …
    paradoxde complet avec la bourse et ces annonces .
    c’est bien dommage que le systeme financier est out car les entreprise bossent et ne se plaignent pas trop , le business est la ….
    Denis

    1. Si tu regarde BFM pour avoir de vraies nouvelles, tu te fourre le doight dans l’oeil. C’est pareils pour tf1 & F2.
      Comment veux-tu que des gens au service du pouvoir, entre des vendeurs d’armes qui attendent des contrats étatiques pour se goinfrer au travers de leurs usines pourvoyeuses de mort & une élite politique qui ne comprend même plus ce qui se passe autour d’elle alors qu’elle croit encore avoir les meilleurs école du Monde : ENA & Science Po, qui ont ruiné les gens ces dernières années :Prêts véreux de DEXIA dans les régions pariant entre paranthèse sur le Franc Suisse, c’est dire s’ils croient en la monnaie unique qu’ils viennent de construire, et des gabegies : le cireur de pompe d’Aniquilo Morel, le coifferu de Flamby, les iniquités du pouvoir : prison pour les gens qui volent des biscuits pour MANGER dans un supermarché mais rien pour le fils FABIUS: et oui PAPA est ministre. On étouffe les affaires.
      Si vous voulez comprendre la morale d’un banquier, je vous invite à regarder l’excellent film diffusé dernièrement à la TV avec GAD EL MALHE : LE CAPITAL, vous comprendrez combien un billet de banque a plus de valeurs pour tous ces gens qu’une vie humaine.

      1. @ prison pour les gens qui volent des biscuits pour MANGER dans un supermarché mais rien pour le fils FABIUS: et oui PAPA est ministre. On étouffe les affaires. »

        Rien de nouveau cela a toujours fonctionné ainsi…nos politocards se rapproche de ceux du tiers monde (comme le pays d’ailleurs)
        je reviens sur ce passage  » Les banques sont en plein paradoxe. Alors que la BCE leur offre “open-bar”, elles utilisent ces liquidités à consolider leurs fonds propres, ou à financer des dettes d’Etat, plutôt qu’à nourrir des crédits à l’économie. »
        Mon boss a repris il y a quelques mois une entreprise qui vivotait,avec une très mauvaise trésorerie et qui semblait promise au dépôt de bilan, la banquier a demandé un apport financier pour couvrir le découvert de trésorerie qui fait cruellement défaut et sert à l’achat de matières premières..bref le C.A à augmenté de plus de 30%, mais certains clients, de très noms de la grande distribution se font tirer l’oreille pour payer(toujours les mêmes enseignes )certaines ont déjà 60 jours, du coup le banquier l’emmerde et ne veut plus suivre ..pourtant cette avance sert à acheter de la matière première donc fabriquer du C.A »
        Pourtant cette banque est fière de vous annoncer dans ses pubs qu’elle investie dans l’économie locale

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