La faillite de Deutsche Bank provoquerait à coup sûr un krach mondial

krach-boursier-crise-boursiereDepuis quelques jours, les marchés boursiers européens sont très nerveux. Les actions bancaires en ont d’ailleurs fait les frais en piquant du nez. Déjà qu’elles n’étaient pas au mieux de leur forme, voilà qu’une décision d’Angela Merkel les fait plonger dans le rouge vif !

En effet, Angela Merkel a fait savoir par interviews interposées que son gouvernement ne ferait rien pour aider la Deutsche Bank. Bref, que le contribuable allemand ne paierait pas pour recapitaliser la première banque allemande, qui est aussi l’une des douze plus grandes du monde. En clair, la Deutsche Bank devra se débrouiller toute seule pour trouver une solution à tous ses problèmes financiers, dont le dernier consiste à négocier avec la justice américaine qui lui a infligé une amende historique de 12,5 milliards d’euros pour son rôle dans la crise des subprimes !

Même si l’on sait bien que Deutsche Bank ne fera pas faillite, pour la simple et bonne raison qu’elle est considérée comme une banque systémique – systémique veut dire que sa culbute entraînerait la culbute d’autres établissements et qu’il n’est donc pas question de laisser cette banque boire la tasse. Mais ça c’est pour l’issue finale. En attendant d’y voir plus clair, les marchés boursiers sont extrêmement nerveux, car pour eux, sans solution rapide, le scénario de la Deutsche Bank pourrait faire penser à celui de Lehman Brothers.

Les commentaires et analyses vont bon train et rappellent que Deutsche Bank, c’est des pertes de 6,8 milliards d’euros et une capitalisation boursière qui a fondu de moitié depuis le début de cette année. D’ailleurs, pour une glissade, c’est une sacrée glissade boursière, vu que le cours de l’action Deutsche Bank est revenu au niveau de l’année 1983, avant la création de l’euro ! Et pour couronner le tout, la Deutsche Bank, c’est aussi nous dit-on un peu plus de 72.000 milliards de produits dérivés que Warren Buffet, l’investisseur le plus riche au monde, a déjà qualifiés « d’armes de destruction financière massive ».

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8 commentaires

  1. La révolution internet a permis l’amplification des 2 tendances, nocives pour la population: l’utilisation des paradis fiscaux par les multinationales et la spéculation boursière.
    Les états n’ont pas su voir ça a temps, maintenant, ils vont payer les pots cassés.
    Il faudrait mettre fin a ces 2 comportements, pour régler les choses, a mon avis.

  2. Après Lehman, il est très improbable que les dirigeants allemands laissent couler leur principale banque (ce même si elle opère avant tout depuis Londres).
    Ces derniers sont toutefois confrontés à un problème, puisque depuis des mois, ils bloquent les projets de M Renzi (sauvetage des banques italiennes) au nom du Mécanisme européen de Résolution Unique, et de l’orthodoxie budgétaire.
    Les donneurs de leçons sont donc confrontés à un choix cornélien: 1/ respecter les règles et contribuer à une nouvelle crise majeure (sans parler de l’effet politique qu’aurait la spoliation des déposants de la Deutsche Bank), ou 2/ revoir ces mêmes règles.

    http://www.obligations365.com/single-post/2016/09/28/Deutsche-Bank-%E2%80%93-vers-un-changement-de-paradigme-%C3%A9conomique-en-Europe-

    1. C’est effectivement là qu’on va voir les gens courageux : ceux qui font respecter les écrits quelqu’en soit le prix et ceux qui s’assoient dessus quitte à perdre à tout jamais toute crédibilité. En plus je pense que si les écrits et les accords n’étaient pas appliquer je me demande si la grèce et chypre ne pourraient pas porter plainte contre les pays qui ne respectent pas ces règles alors qu’on les a appliquées chez eux. je pense que la cour européenne de justice serait « bien dans la merde » et pourtant c’est ce vers quoi on cours.

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