Ce site est entièrement dédié à l'analyse technique sans pour autant dédaigner l'analyse fondamentale. Nous avons voulu ce site interactif et convivial où vous pouvez poster vos commentaires et études dans les différents forums.
En cas de nouvelle crise, la FED ne pourra pas sauver légalement le monde financier
 

Faites vos prières. Nous n’avons plus de prêteur de la dernière chance qui soit totalement prêt à soutenir le système financier mondial. La Federal Reserve américaine est désormais dans l’incapacité légale d’entreprendre les mêmes actions d’urgence qui ont permis d’enrayer la contagion et un effondrement mondial en 2008.

Le Dodd-Frank Act et la culture post-Lehman de droiture adoptée par Capitol Hill ont laissé la FED pieds et poings liés. Dans le Washington trumpien de l’Amérique d’abord, il n’est pas clair si les États-Unis vont continuer d’endosser leurs responsabilités en tant qu’émetteur de la devise de réserve mondiale majeure, et jusqu’où ils seront prêts à aller pour aider des institutions étrangères en difficulté. Les nouvelles règles plus dures compliqueront, et ralentiront, les actions de la FED pour éventuellement enrayer les ventes paniquées d’actifs en cas de crise.

Il est vrai que le serrage de vis a rendu les banques plus sûres, jamais elles ne l’ont été autant durant ces 40 dernières années. Les ratios de capitalisation ont doublé depuis 2008. Les banques disposent de suffisamment de cash pour résister à un gel des liquidités de 30 jours. Mais tout ceci n’est que l’équivalent financier de la ligne Maginot.

Ces règles ont poussé une part encore plus importante du capital dans de nouveaux instruments financiers opaques et encore méconnus, « en dehors du périmètre ». C’est, aujourd’hui, là que se trouve la nitroglycérine. Comme nous l’avons appris durant ces 2 dernières semaines, les acrobaties effectuées sur le nouveau terrain des ETF doivent être observées de près. La structure financière est sans aucun doute plus dangereuse aujourd’hui qu’elle l’était juste avant la crise de 2008.

Le Dodd-Frank Act, adopté à la va-vite et annoncé avec beaucoup d’autosatisfaction, empêche la FED de voler à la rescousse de sociétés individuelles en difficulté (il doit y en avoir au moins 5 et elles doivent être solvables) ou de prêter de l’argent dans l’urgence à des sociétés non-bancaires. Elle ne peut prêter de l’argent qu’à des institutions assurées, et avec la permission du Trésor. Les dirigeants de la FED Ben Bernanke et Don Kohn avaient averti que ces contraintes étaient extrêmement malavisées. Ils ont été ignorés.

L’intervention épique de la FED pour protéger les actifs papier et les titres adossés à des actifs est ce qui a sauvé le capitalisme en 2008 et empêché l’implosion des marchés de l’argent. Il a fallu 1,5 trillion de prêts d’urgence pour mettre un terme au cercle vicieux. Les événements se développèrent à la vitesse de l’éclair, dans le chaos, sans aucune visibilité.

« La FED a prêté à des institutions non-bancaires individuelles dont la faillite aurait été extrêmement dommageable au système financier et à l’économie », a déclaré Stanley Fischer, ancien vice-président de la FED, dans un discours prononcé en 2016.

La Fed vient d’envoyer le plus important signal de vente de toute l’histoire moderne Le resserrement quantitatif de la FED s’accélère…

« Les dispositions prises furent nombreuses et variées, développées en fonction des besoins, car le système financier américain est complexe. Tandis que la crise se développait, la nature de la mesure suivante prenait des formes insoupçonnées. Si le flot de crédit avait cessé, la récession sévère que nous avons connue en conséquence aurait été bien pire », a-t-il déclaré.

Le patron de la FED de New York, Bill Dudley, a développé les mêmes arguments lorsqu’il a décrit la façon dont l’institution a dû déployer ses filets de sécurité financiers lorsque la panique a poussé les contreparties à couper totalement le robinet du crédit, même à des sociétés solides. Il s’est plaint qu’aujourd’hui, la FED ne dispose plus des mêmes libertés pour enrayer une crise. Elle ne peut intervenir qu’au dernier moment, à contretemps et en devant composer avec de lourdes contraintes.

Lire la suite sur or-argent.eu

avatar
 
smilegrinwinkmrgreenneutraltwistedarrowshockunamusedcooleviloopsrazzrollcryeeklolmadsadexclamationquestionideahmmbegwhewchucklesillyenvyshutmouth
6 Comment threads
4 Thread replies
2 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
6 Comment authors
Raymond-Cassandrediable tranquilleMayKurochannyKore Recent comment authors
  Subscribe  
Me notifier des
Raymond-Cassandre
Invité
Raymond-Cassandre

Vous auriez intérêt à compléter cet article en vous rendant sur la page de ce site: http://www.effondrement-economique.com/fr/Effondrement-partie-1.html – Vous verrez que les C.V. de ceux qui vous offrent leurs vidéo-conférences sont de tout premier ordre, et ils vous sont tous présentés avant les conférences. Ex: Le premier a un DEA sur « Modélisation et méthodes mathématiques en économie » à l’École polytechnique et à l’université Paris-1. En 1997, il est docteur en mathématiques appliquées. Un autre enseigne l’économie à l’université et a été pendant plusieurs années dans le conseil d’administration de la Banque de France et de Airbus. Un autre… Read more »

Marc Chivrac
Membre

LE GRAND CHAOS APPROCHE

MayKuro
Invité
MayKuro

S’ils ne peuvent le sauver légalement, ils le feront illégalement. Ou bien justifieront un cas de force majeur pour modifier la légalité.

channy
Invité
channy

@Il est vrai que le serrage de vis a rendu les banques plus sûres, jamais elles ne l’ont été autant durant ces 40 dernières années. Les ratios de capitalisation ont doublé depuis 2008. ”
Cette partie là est d un comique également.;surtout quand on vous demande 7 ou 15 jours d attente pour retirer 6000 euros en espèces.;et encore si la banque veut bien vous la donner

Kore
Invité
Kore

Tout est planifié, calculé, anticipé, prévu par nos ELUminatis.

Raymond-Cassandre
Invité
Raymond-Cassandre

Comme vous avez raison. Les Illuminatis (Rothschild, Goldman Sacsh et cie.) savent très bien qu’il est IMPOSSIBLE de survivre avec autant de personnes sur la planète. Tout est en train de s’effondrer. Imaginez si on accroît encore la population mondiale. Ils ont donc la ferme intention de nous réduire à 500 millions d’esclaves; juste assez pour qu’ils soient bien servis.
https://www.youtube.com/watch?v=_Yl_2psSLAk&feature=youtu.be
Et si vous ne le croyez pas, WIKIPEDIA: https://fr.wikipedia.org/wiki/Georgia_Guidestones

Ça pourrais très bien arriver au début de juin 2018 alors que le G7 sera dans Charlevoix, Québec, Canada.

Renseignements de premier ordre sur l’effondrement des banques:
http://effondrement-economique.com/fr/Effondrement-partie-1.html

Déroulement de l’effondrement: http://effondrement-economique.com/fr/Effondrement-Scenario-catastrophe.html

sgmsg
Invité
sgmsg

Blah blah blah

Hormis le ton hypothétique de l’article.
1-Trump ne laissera pas s’effondrer le système sans rien faire;
2-Des lois ça se changent

channy
Invité
channy

l’article est d’Ambrose Evans Pritchard, qui fait rarement dans le blah blah pour ne rien dire.
Vous dites que le ton de l’article est Hypothétique c est vrai,mais vos deux prophéties( toutes crédibles qu’elles puissent être) le sont aussi.
Bear Stearns et Lehman ne s’attendaient pas à ce que l’état les laisse tomber.

sgmsg
Invité
sgmsg

Ce ne sont pas des prophéties. Ce sont des réponses vraisemblables advenant une forte dégradation économique soit avant la réalisation de l’hypothèse de AEP.

Lehman a été sacrifié, c’est plus qu’évident et ce probablement au profit et à la demande de GoldmanSach.

Raymond-Cassandre
Invité
Raymond-Cassandre

Il y a bien longtemps que les poli-p’ti-chiens ne contrôlent plus grand chose, surtout en matière économique. Ce sont les riches banquiers qui tiennent les rennes du Père-Nowelle. En fait, les poli-p’ti-chiens se font élire grâce à leurs maîtres, les Rothschild, les Goldman Sacsh et cie. Ils leurs sont donc redevables. Trump promet, recule, bluff, recule, Twitt, recule, avance, recule. Au Québec, nous avons des faucons. Aux U.-S., ils ont un vrai con !