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Mes chers amis américains, festoyez au buffet de la dette à vos risques et périls

Le surplus d’épargne mondiale est en train de s’assécher. La longue ère,  séduisante d’apparence, d’abondance de capital est en train de tirer à sa fin. Elle sera remplacée par une période de bataille pour les maigres fonds disponibles.

Il s’agira d’une surprise douloureuse pour les pays qui affichent une dette publique de plus de 100 % de leur PIB, et qui comptent constamment sur des flux entrants de capitaux pour vivre au-delà de leurs moyens.

Le Japon est parvenu à défier les lois de la gravité pendant 2 décennies avec un ratio d’endettement qui a grimpé jusqu’à 240 % de son PIB grâce à son riche réservoir d’épargne et son statut de plus grand créditeur de la planète (détenteur net de 3 trillions de dollars d’actifs). Les États-Unis ne disposent pas d’un tel filet de sécurité. Ni la Grande-Bretagne, d’ailleurs.

Dans leur sagesse infinie, les intellectuels américains et les responsables politiques des 2 grands partis ont choisi ce moment particulier pour adopter l’idée séduisante que la dette publique n’a aucune espèce d’importance tant que vous êtes en mesure de créer votre propre monnaie. Personnellement, j’ai été un défenseur de la dette publique des économies occidentales pendant la majorité de la dernière décennie, mais aujourd’hui nous allons trop loin.

Même Warren Buffett s’y est mis, en confessant ses erreurs du passé en ce qui concerne l’austérité et en ridiculisant « les prophètes de malheur qui annoncent une catastrophe en raison des déficits ». Quelqu’un a dû mettre quelque chose dans son Coca.

Ce soutien est une bénédiction pour les démocrates qui sont en train de pencher à gauche en direction des Bernie Sanders, Elizabeth Warren et autre Alexandria Ocasio-Cortez, qui se découvrent une passion pour la théorie monétaire moderne, ou TMM pour les initiés.

On peut tout payer à crédit. Un Green New Deal, Medicare for All, l’enseignement supérieur gratuit, la hausse des retraites, le tout financé à coup d’hélicoptères monétaires de la FED lorsque nécessaire.

Si le président Trump peut recourir à ses politiques péronistes et à son vandalisme fiscal, pourquoi les démocrates devraient-ils se gêner ? Si les républicains du Congrès peuvent baisser la fiscalité des entreprises et afficher un déficit budgétaire de 5 % du PIB dans la meilleure période du cycle économique, pourquoi Bernie Sanders ne pourrait-il pas creuser le déficit jusqu’à 6 à 8 % avec son modèle suédois ?

Veuillez noter qu’à la même période du cycle économique, en 2000, le déficit du budget de l’administration Clinton était de 2 % alors que les recettes fiscales étaient excellentes. Cela montre à quel point la gestion des finances publiques américaines a dérapé aujourd’hui.

Egon Von Greyerz: les six présidents responsables de la faillite des États-Unis Greyerz: Le programme économique de Trump augmentera la dette publique US de plus de 5000 milliards de dollars

Les déficits d’un trillion de Donald Trump, qui passeront à 2 trillions en cas de récession douloureuse, sont une violation impensable de la science économique. On y a eu recours lorsque l’écart de production était déjà fermé, lorsque le multiplicateur fiscal perdait de son effet. Les baisses d’impôts n’ont pas dopé les investissements. Elles ont financé la consommation. Ces stimulations furent telles des crues éclair sur des terres desséchées : elles les ont lessivées.

Le FMI affirme que la dette publique mondiale était de 61 % du PIB du temps des jours heureux, en 2006. Soit presque hier à l’échelle historique. En 2018, on était à 106 %. L’année prochaine, ce ratio passera à 110 %, en 2023 à 117 %. Franklin Roosevelt combattit la Grande dépression et vainquit le fascisme avec un loyer de l’argent inférieur. Il sera bien sûr aujourd’hui beaucoup plus difficile pour les États-Unis de contrôler ses dépenses sociales galopantes.

Le président de la FED a lancé un avertissement aux prophètes de la TMM la semaine dernière, à ceux qui estiment que les déficits n’ont pas d’importance. « La dette américaine augmente bien plus vite que le PIB. Il va falloir soit dépenser moins, soit augmenter les recettes fiscales », a-t-il déclaré au Congrès.

Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor américain, avait raison de dire au lendemain de la catastrophe Lehman que l’austérité était autodestructrice et que les déficits outranciers étaient la réponse adéquate au piège de la liquidité.

Il était tout à fait sensé de vouloir reconstruire les 73.000 ponts hasardeux, de reconstruire l’infrastructure américaine en mauvais état dans une période récessionniste qui affichait un taux de chômage de 15 % alors que le Trésor pouvait emprunter sur 5 ans à 0,6 %.

Les partisans de l’austérité, qui étaient majoritaires, se fourvoyaient avec leurs tabous. Les comparaisons alarmistes avec la Grèce et autres pays du sud de l’Europe ignoraient le fait que ces pays avaient perdu le contrôle de leurs instruments monétaires.

Dans les faits, ils avaient emprunté en Deutsche Mark. Ils n’avaient pas d’emprunteur de la dernière chance pour les couvrir. La Grèce n’était en rien différente de New York City en 1975, qu’on laissa seule livrée à son sort lorsqu’elle tomba en faillite. Mêler la crise de la zone euro au débat américain n’avait aucun sens.

Keynes nous a enseigné l’approche contre-intuitive qui dit que les déficits peuvent se rembourser d’eux-mêmes via une croissance plus élevée et la baisse du ratio d’endettement via l’effet du dénominateur, en tout cas pour les pays souverains. Mais pour que cela marche, il faut respecter un certain timing et bien calibrer l’opération.

Aujourd’hui, les États-Unis ne sont pas dans un creux économique. Le taux de chômage est proche de son plus bas de 50 ans. Le dernier article de M. Summers dans Foreign Policy, intitulé « Qui a peur des déficits ? », ne pouvait pas tomber à un plus mauvais moment. Tout en couvrant les dérives budgétaires de Monsieur Trump, il tente l’aile gauche en pleine ascension du parti démocrate de se lancer dans des eaux risquées.

La théorie monétaire moderne est une variante poussée de l’ultra keynésianisme, ou plus précisément des théories du début des années 40 d’Abba Lerner. Ces théoriciens acceptent le fait qu’il peut y avoir des contrats d’inflation sur les déficits, mais il néglige le risque de disparition des acheteurs étrangers de dette dans un monde où les flux de capitaux sont ouverts, ce qui risquerait de pousser violemment les taux à la hausse.

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Guix
Guix
1 année plus tôt

Les usa s en sortiront tranquillement! Ils vont devenir premier exportateur de pétrole… ils rembourseront gràce au pétrole. La France …..elle pleurera et sera prête pour une dictature… rester tranquille tout va bien!

armando
armando
1 année plus tôt
Reply to  Guix

Un peut en avance pour le 1 avril !

Lucide
Lucide
1 année plus tôt
Reply to  Guix

Rembourser 25 000 milliards de dettes avec le pétrole ? Hein ?

GardeCH
GardeCH
1 année plus tôt

Le festin durera tant que les eurasiens et les chinois ne diront pas aux ricains : payez ns. en or !

Poujade51
Poujade51
1 année plus tôt
Reply to  GardeCH

t’impatiente pas : ça va finir par arriver!

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