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Jim Rickards: “La fin d’année boursière sera difficile”

Shutdown, destitution, retournement boursier… la fin d’année s’annonce agitée – et cela pourrait se prolonger jusqu’en 2020 et au-delà : il est temps de prendre quelques précautions.

Si l’on analyse les 60 derniers jours de 2019 et les premiers mois de 2020, un grand nombre d’incertitudes économiques et politiques se détachent nettement. Cela nous offre une solide plateforme pour prévoir le comportement du marché jusqu’à la fin de l’année et au début de la suivante.

Deux événements en particulier se détachent pour les jours qui viennent :

Le 21 novembre : un shutdown provoque un choc sur les marchés

Un shutdown (blocage budgétaire) est désormais programmé pour le jeudi 21 novembre, à l’expiration de la « résolution de continuité » temporaire relative aux dépenses.

Les observateurs pensent qu’elle va être prorogée, même si un accord budgétaire n’est pas conclu… mais c’est loin d’être une certitude, considérant l’animosité régnant entre Trump et Nancy Pelosi, et les vicissitudes entourant la destitution.

Trump pourrait décider qu’un shutdown offre un excellent moyen de montrer à Pelosi « qui est le patron » et d’enflammer sa base électorale. Cela pourrait aussi être dévastateur pour le marché actions.

Le 22 novembre : la destitution est votée

La Chambre des représentant accélère le processus de destitution de Donald Trump. Son objectif est de le destituer avant la pause parlementaire de Thanksgiving. La date probable du vote de destitution devrait donc être fixée au vendredi 22 novembre.

Les craintes liées à l’arrivée d’un gouvernement démocrate moins favorable aux entreprises – craintes amplifiées par la récente progression d’Elisabeth Warren, qui devance désormais Biden dans certains sondages – pourraient faire dégringoler les marchés.

Trump sera acquitté par le Sénat lors de son procès, mais s’il y a bien une chose dont les marchés ont horreur, c’est l’incertitude. Une énorme volatilité pourrait suivre.

Les investisseurs qui ne se seront pas préparés à ces événements fin novembre se feront énormément malmener.

Les prévisions sont importantes, afin de savoir comment les événements vont se dérouler, mais également comment les marchés vont réagir à ces événements.

Voilà l’intérêt pour les investisseurs : se préparer à l’avance face à ces événements volatils, afin de protéger leurs actifs voire de faire fructifier leur argent.

Alors regardons ce qui va se produire au sein de différentes classes d’actifs, dans le sillage de cette périlleuse période, et de quelle façon vous pouvez vous protéger.

Réduisez votre exposition au marché actions

Les principaux indices boursiers vont consolider jusqu’à la fin de l’année et finir à peu près au même niveau qu’à l’heure actuelle. Cela dit, si les marchés sortent d’un range (fourchette de cours) serré, le potentiel de baisse est supérieur au potentiel de hausse.

C’est le moment idéal pour alléger les compartiments actions des portefeuilles et se réorienter vers les obligations, les liquidités et l’or, notamment.

Les marchés actions ont très peu évolué sur près de deux ans. Cela surprend peut-être ceux qui pensent que les marchés décrivent des montagnes russes depuis début 2018.

Pourtant, le fait est que l’Indice Dow Jones Industrial Average était à 26 616 points le 26 janvier 2018, et qu’il est désormais à 27 000 points, au 15 octobre 2019. Cela représente un gain de 1,4% sur 21 mois, ou de moins de 1% sur une base annualisée.

Même si l’on ajoute des dividendes annuels moyens de 2%, le rendement annualisé n’atteint pas tout à fait les 3%. C’est largement inférieur à ce qu’un investisseur aurait pu gagner avec des bons du Trésor américain super sécurisés.

Les actions stagnent sur un océan d’incertitudes

La perception de ce phénomène des montagnes russes est correcte. Les actions ont chuté de 11,5% en moins de deux mois, du 26 janvier au 23 mars 2018. Ensuite, elles ont grimpé de 14% en à peine six mois, du 23 mars au 3 octobre.

Ce rally a été suivi d’un plongeon redoutable, de près de 19% en moins de trois mois, entre le 3 octobre et le 24 décembre 2018. Il s’est alors accéléré le jour du tristement célèbre Massacre de Noël.

Ensuite, un nouveau rally s’est produit, au cours duquel les actions ont flambé de 25% en à peine six mois, entre le 26 décembre 2018 et le 15 juillet 2019. Le pic atteint le 15 juillet représente un plus haut historique sur le Dow Jones Industrial Average.

Depuis juillet, les actions se négocient au sein d’un range serré et se situent à peu près au niveau du pic intermédiaire de janvier 2018. Si on lisse ces plongeons et ces rallies, les actions n’ont pas évolué en près de deux ans. Si vous faites du day trading, vous avez peut-être gagné de l’argent en achetant sur les replis et en vendant sur les pics.

Il est plus probable que les investisseurs non professionnels aient perdu de l’argent en courant après les rallies et en vendant sur les replis. Si vous êtes un particulier qui surveille ses relevés de compte épargne retraite, alors vous n’avez probablement rien gagné, quasiment, en dépit de toute cette activité. Vous êtes retourné à la case départ.

Pourquoi ? Voilà la question qui se pose

Voici ce qui motive un mouvement de consolidation des actions : une faible croissance économique et une faible croissance des bénéfices au sein des entreprises.

Quant aux moteurs de cette volatilité à court terme qui se manifeste au passage, ce sont les bonnes/mauvaises nouvelles sur le front des guerres commerciales et la désorientation extrême de la Fed.

Après la baisse d’impôts de Trump de fin 2017, la Maison Blanche avait prévu que la croissance renouerait avec sa tendance à long terme (post-1980) de 3,2% ou plus. Cela ne s’est pas produit.

Une croissance annualisée de 3,5% a été enregistrée au deuxième trimestre 2018 – mais c’est un effet ponctuel causé par les primes perçues par les salariés et la confiance des ménages motivée par la hausse des actions. Cette euphorie s’est rapidement estompée.

Au quatrième trimestre 2018, la croissance annualisée n’a été que de 1,1%. Sur l’année 2018, le PIB américain a progressé de 2,9%, soit un peu plus que la moyenne depuis la fin de la récession, mais bien au-dessous des estimations de la Maison Blanche.

Depuis, la croissance a encore plus ralenti, à mesure que l’effet des baisses d’impôt de 2017 s’estompait. Sur une base annualisée, la croissance a été de 3,1% au premier trimestre 2019, de 2% au deuxième trimestre et de 1,9% au troisième trimestre. Ainsi, la croissance annualisée depuis le début de l’année est de 2,3%, soit presque le même taux que celui de ces dix dernières années.

Bref, le miracle de croissance de Trump est un mirage. Nous restons coincés dans l’ornière depuis 2009.

La croissance mondiale ralentit et les robots contrôlent les marchés – vers quels investissements vous diriger pour assurer des gains en 2020 ?

Les marchés actions font des montagnes russes… mais stagnent dans leur ensemble.

Ils ne sont pas les seuls : l’impact cumulé des guerres commerciales, guerres des devises et tensions géopolitiques se reflète également dans le ralentissement de la croissance mondiale.

La synthèse suivante est tirée de la conférence de presse du 15 octobre 2019 concernant les perspectives économiques mondiales établies par le FMI et présentées par Gita Gopinath, directrice du département de recherches du FMI.

« L’économie mondiale connaît un ralentissement synchronisé :  

La croissance a de nouveau été révisée à la baisse pour 2019, à 3%, soit son rythme le plus lent depuis la crise financière mondiale. Le tassement de la croissance est la conséquence de l’augmentation des obstacles au commerce et les tensions géopolitiques.  

Les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, selon des estimations, entraîneraient une réduction cumulée du niveau du PIB mondial de 0,8% d’ici à 2020. Le tassement de la croissance est également la conséquence de facteurs spécifiques dans plusieurs pays émergents […] et de facteurs structurels, dont une faible productivité et un vieillissement de la population dans les pays avancés.

 L’atonie de la croissance en 2019 se caractérise notamment par un ralentissement généralisé sur le plan géographique de l’industrie manufacturière et du commerce mondial. La hausse des droits de douane et l’incertitude prolongée qui entoure les politiques commerciales ont entraîné une baisse de l’investissement et de la demande de biens d’équipement. 

L’industrie automobile connaît également une contraction en raison de chocs spécifiques, tels que les perturbations dues aux nouvelles normes d’émission appliquées dans la Zone euro et en Chine, dont les effets sont durables. Ainsi, la croissance du volume des échanges commerciaux au premier semestre de 2019 est de 1%, soit le plus faible niveau enregistré depuis 2012. »

Les robots sont idiots

La volatilité due aux bonnes/mauvaises nouvelles s’explique également facilement. Les marchés actions ne sont plus entre les mains d’êtres humains ayant différents points de vue.

Ils sont contrôlés par des robots. Or les robots sont idiots.

Beaucoup d’investisseurs croient encore que leur courtier place toujours des ordres de vente et d’achat face à d’autres ordres semblables passés par des êtres humains ayant des opinions différentes, que le rapprochement des ordres est informatisé et qu’il en résulte un marché bien ordonné où la découverte du prix est efficace.

Ce scénario est inexact.

Aujourd’hui, plus de 95% des transactions réalisées sur le New York Stock Exchange sont générées par des robots à l’aide d’algorithmes permettant de décider à quel moment acheter et vendre.

Il ne s’agit pas de systèmes d’appariement (qui existent depuis les années 1990). Il s’agit de robots de trading qui prennent des décisions sans l’intervention d’êtres humains. Le trading ne met plus des hommes et des femmes face à face. Il fait intervenir des robots face à d’autres robots, et un petit nombre de transactions fait intervenir un homme ou une femme face à un robot.

On n’essaie pas de jouer au plus malin face à un autre être humain. Mais on essaie de jouer au plus malin face à un robot.

Delamarche: “Attention ! La prochaine crise financière sera EXTRÊMEMENT VIOLENTE !” Benoit Odille: “Le KRACH FINANCIER a déjà eu lieu ! C’est un krach rampant. Le système s’effondre lentement et ne peut que couler !”

La bonne nouvelle, c’est qu’il est facile de cerner un robot. Les robots agissent automatiquement, selon un code source et des algorithmes développés par des codeurs et des experts en mathématiques appliquées qui ne connaissent pas forcément grand-chose à la psychologie de marché.

Les robots achètent et vendent en fonction des gros-titres ou de mots clés. Ils achètent également à la hausse (tel que défini) et vendent à la baisse (également tel que défini) en fonction de limites fixées par les développeurs.

Cette dynamique explique à la fois la volatilité à court terme et le trading à plus long terme cantonné au sein d’un range.

D’un côté, les robots se précipitent (en quelques microsecondes) pour se débarrasser d’actions à la moindre mauvaise nouvelle émanant des guerres commerciales. De même, ils achètent des actions à la moindre bonne nouvelle émanant des guerres commerciales.

Dans le même temps, les robots vendent en général lorsque les actions s’approchent des 27 000 points sur le Dow Jones (ou sur d’autres indices, comme le S&P 500) et achètent lorsqu’elles s’approchent des 25 000 points.

Tout n’est pas programmable…

Malheureusement, ni les robots ni leurs développeurs humains ne se sont préparés à l’avènement d’une ère Trump : le lundi, le président Trump déclare que le président Xi est son “meilleur ami” et, le mercredi, il dénonce le “vol” commis par les Chinois.

Les robots sont doués pour déchiffrer les gros titres, mais ils ne sont pas doués pour saisir les nuances, ni le langage du corps ni “l’art de la négociation” selon Trump.

La même chose est vraie pour leur compréhension de la Fed. Jerome Powell a d’abord eu une attitude “hawk” [NDLR : “faucon”, symbole de la rigueur monétaire] en décembre 2018 (lorsqu’il a relevé les taux d’intérêt), puis “dove” [NDLR : “colombe”, symbole d’une attitude accommodante] en janvier 2019 (lorsqu’il a promis qu’il n’y aurait plus de relèvement des taux), et “super-dove” au printemps 2019, lorsqu’il a décidé d’abaisser les taux d’intérêt et de mettre fin aux réductions de bilan de la Fed.

Puis, en septembre 2019, son attitude a été confuse, lorsqu’il a déclaré qu’il n’abaisserait peut-être pas les taux d’intérêt rapidement, mais qu’il élargirait le bilan de la Fed.

Comment un robot peut-il comprendre un humain en proie à un tel conflit intérieur ? C’est impossible. Mais il peut acheter ou vendre à chaque nouvelle une de la presse.

Il faut retenir que la croissance s’affaiblit, que la Fed abaisse les taux, que les guerres commerciales ne sont pas terminées (malgré les discours optimistes) et que les tensions politiques montent.

Pour les actions, il y a un mélange de vents favorables (l’abaissement des taux de la Fed et les bonnes nouvelles sur le front des guerres commerciales) et de vents contraires. Ces dynamiques vont avoir tendance à se compenser et, début 2020, à laisser les actions à leur niveau actuel.

Voilà une bonne raison de réduire les expositions aux actions et d’envisager les trades plus puissants qu’offrent les obligations et l’or.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit


James-RickardsJim Rickards Rédacteur en chef de Strategic Intelligence James G. Rickards est le rédacteur en chef d’Intelligence Stratégique, la toute nouvelle lettre d’information lancée par Agora Financial aux Etats-Unis. Avocat, économiste et banquier d’investissement avec 35 ans d’expérience sur les marchés financiers de Wall Street, Jim est également l’auteur de Currency Wars et de The Death of Money, deux ouvrages devenus best-sellers du New York Times. Enfin, Jim est également chef économiste pour le fonds d’investissement West Shore Group.

Il est également rédacteur en Chef de Trades Confidentiels et Alerte Guerre des Devises.

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Jean PJeanLouis MallarChanny Recent comment authors
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Jean P
Invité
Jean P

Tu as encore raté des prévisions mon JIM. Pas de shout down, pas de destitution de Trump et la guerre remis en 2020, pis remis après la réélection de Trump power. Pour moi, tu m’as pas assez frotté ta lampe d’Aladin…

JeanLouis Mallar
Invité

merde ça coule pas alors

Channy
Invité
Channy

Article intéressant mais centré sur les USA. .la grance ne risque pas de shutdown budgétaire c est open bar depuis des années. .quand à une destitution. .ahaha le crime de haute trahison pour un président n existe même plus dans ce pays.