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Le Covid-19 va ravager l’Europe !!!
 

Le système de santé italien est dans un état d’effondrement quasi total. A ce jour, 31 506 personnes en Italie ont été infectées par le coronavirus, dont 2 503 personnes sont décédées. Les chiffres continuent d’augmenter. Les hôpitaux sont débordés. Les médecins sont désormais amenés à faire des choix entre les personnes malades qu’ils doivent essayer de sauver et les autres.

Le pays est maintenant complètement confiné et à l’arrêt total. De nombreuses entreprises fonctionnent au ralenti ou se sont carrément arrêtées. Les prisonniers ont commencé à organiser des insurrections. Des millions de personnes ont reçu l’ordre de rester chez elles et ne sont pas autorisées à sortir, sauf brièvement et pour chercher de la nourriture. La plupart des magasins sont fermés. Tous les rassemblements publics sont interdits, même les funérailles. Les grandes villes ressemblent à des villes fantômes.

Aucun autre pays occidental n’a été aussi gravement touché par la pandémie que l’Italie. Pourquoi ? 

Premièrement, l’Italie a une population vieillissante. L’âge médian des italiens est de 47,3 ans ; un italien sur quatre a plus de 65 ans. De plus, le taux de natalité du pays est extrêmement faible: 1,29 enfant par femme. Même avant la pandémie de coronavirus, l’Italie était un pays mourant au sens démographique. Malheureusement, le virus a accéléré le processus.

Deuxièmement, les autorités et le personnel médical ont apparemment sous-estimé le danger. Bien que le gouvernement italien ait suspendu les vols en provenance de la Chine et Hong Kong depuis le 31 janvier, les médecins italiens disaient que la maladie n’était qu’une mauvaise grippe. Le 9 mars, une épidémiologiste, Silvia Stringhini a écrit : « les médias sont rassurants, les politiciens sont rassurants, alors qu’il n’y a pas grand-chose de vraiment très rassurant. »

Troisièmement, le système de santé italien est en très mauvais état. Il n’y a pas suffisamment d’unités de soins intensifs et comme partout ailleurs, la possibilité d’une crise majeure n’était tout simplement pas anticipée. En Italie, il y a 2,62 lits d’hôpitaux pour 1 000 habitants (en comparaison, le nombre en Allemagne est de 6,06 lits pour 1 000 habitants), pour des soins aigus, et donc urgents. Le système de santé italien est entièrement géré par le gouvernement. Un service public de santé « SSN », (Servizio Sanitario Nazionale) paie directement les médecins, limite leur nombre et fixe le nombre maximum de patients qu’ils peuvent traiter par an (1 500).

Les soins de santé gérés par le gouvernement finissent toujours par inciter le gouvernement à réduire ses coûts au lieu d’aider ses citoyens. Les cliniques privées existent, mais ne représentent qu’une petite partie des soins offerts (le système public représente 77% des dépenses totales de santé). (Le seul pays en Europe où le chiffre est plus élevé est le Royaume-Uni, avec 79%). Les hôpitaux publics doivent gérer les pénuries et, en cas de situation exceptionnelle, le rationnement des soins conduit à d’horribles choix. Un rapport récent de Siaarti (Società Italiana di Anestesia Anagesta Rianimazione e Terapia Intensiva) propose bureaucratiquement des recommandations éthiques pour l’admission et le traitement intensif dans des conditions exceptionnelles de déséquilibre et parle de critères consensuels de justice distributive pour justifier de ne pas traiter certains patients et de les laisser mourir.

Quatrièmement, rarement mentionné, est le fait que l’Italie abrite aujourd’hui une communauté chinoise importante (plus de 300 000), composée de personnes arrivées au cours des deux dernières décennies et qui travaillent dans le secteur du cuir. Beaucoup de chinois qui vivent en Italie sont originaires de Wuhan et Wenzhou, et certains d’entre eux venaient juste de passer les fêtes du Nouvel An chinois à Wuhan et à Wenzhou, au moment où les autorités chinoises ne pouvaient plus se permettre de cacher le fait qu’il y avait une épidémie qui se propageait. Ces chinois étaient rentrés de Chine en Italie avant que le gouvernement italien ne suspend tous les vols. L’épidémie est apparue en Lombardie, à Bergame, l’une des capitales italiennes de l’industrie du textile, qui a été l’une des premières villes touchées.

Avant la pandémie, l’économie italienne était déjà en état de stagnation ; maintenant comme les gens restent chez eux et que les magasins sont fermés, le pays va très prochainement être en pleine récession. Depuis la mi-février, les banques italiennes ont perdu 40% de leur capitalisation boursière. Des bouleversements financiers majeurs sont en train d’arriver.

Le gouvernement italien espérait de l’aide de l’Union européenne, mais ce qui est frappant, c’est que personne n’a fait le moindre geste, aucun des autres pays européens et encore moins, de la part de L’Union Européenne elle-même. Mario Massari, ambassadeur d’Italie auprès de l’Union européenne, a déclaré lors d’un récent sommet européen au sujet de la pandémie, que Bruxelles devait aller au-delà des engagements et consultations et que l’Italie avait besoin d’actions rapides, concrètes et efficaces ». Il n’a rien obtenu.

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, a refusé de baisser les taux d’intérêt pour aider l’Italie ; c’était une déclaration que les dirigeants italiens ont prise comme une manifestation de mépris. Le président italien Sergio Mattarella a déclaré que l’Italie attendait de la solidarité des institutions européennes et non des actions qui pourraient entraver les actions de l’Italie. Selon Matteo Salvini, chef du parti Lega, l’Italie a reçu une gifle.

L’attitude méprisante de l’EU et des autres états membres semble avoir été dictée par la crainte de glisser dans une situation aussi catastrophique que celle de l’Italie. Tous les pays européens ont une population vieillissante, même inférieure à celle de l’Italie (âge médian en Allemagne est de 46,8 ans ; en France, de 41,2 ans ; en Espagne de 42,3 ans). Aucun pays de l’Union européenne n’a jeté un regard clair et sérieux sur le danger auquel l’Europe est confrontée.

« Le coronavirus est très contagieux, a déclaré le 26 janvier, la ministre française Agnès Buzyn, mais beaucoup moins grave que nous le pensions ».

Les frontières entre la France et l’Italie n’ont pas été fermées à temps (seule l’Autriche et la Slovénie ont fermé leurs frontières avec l’Italie à temps) et les italiens qui souhaitaient se rendre en France n’ont pas été arrêtés. Les systèmes de santé des autres pays européens ne sont pas moins préparés que ceux de l’Italie. En Espagne, l’Insalud (Instituto Nacional de Gestion Saniaria), une organisation équivalente au système italien, existe, et les pénuries et les soins rationnés sont la règle. L’Allemagne (Krankenkassen) et les Français (Sécurité Sociale), les systèmes d’assurance maladie fonctionnent également selon les mêmes principes que ceux de l’Italie et de l’Espagne et produisent des résultats similaires. Les économies des principaux pays de l’Union Européenne étaient dans un état de stagnation, avant la pandémie et, comme l’économie italienne, devraient également plonger prochainement dans une très grave récession.

Au moment de la publication, 11 826 personnes étaient infectées en Espagne, 7 695 en France et 9 360 en Allemagne. En Espagne, 533 personnes sont décédées ; en France, 148 et en Allemagne, seulement 23. Comme en Italie, les chiffres augmentent très rapidement.

Charles Gave: 70% des banques européennes en état de quasi faillite Charles Gave: “Le système bancaire italien est en faillite !”

Le 11 mars, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré aux journalistes qui l’accusaient de ne rien faire, que 60 à 70% des allemands seront infectés par le coronavirus. Lothar Wieler, président de l’institut Robert Koch de la prévention et du contrôle des maladies, a ajouté qu’il fallait éviter de surcharger les hôpitaux et laisser l’épidémie gagner du terrain lentement dans le temps.

Un conseiller du président français Emmanuel Macron a déclaré à un journaliste du Figaro que la stratégie de la France était la même que celle adoptée par l’Allemagne : la décision a été prise de laisser l’épidémie suivre son cours et ne pas essayer brutalement de l’arrêter ». Il a suggéré que la volonté officielle était de créer une immunité collective », un terme utilisé pour la première fois au Royaume-Uni par Sir Patrick Vallance, conseiller scientifique en chef du gouvernement britannique. Il avait déclaré que le but du gouvernement britannique était d’accepter qu’un nombre important de citoyens d’un pays seraient infectés, puis se rétabliraient et seraient enfin immunisés. Les autorités françaises et allemandes ont évidemment trouvé l’inspiration dans les propos de Sir Patrick.

Le gouvernement britannique, face aux critiques de l’Organisation mondiale de la santé, a répondu que l’immunité collective n’était pas une politique déclarée, mais aucune déclaration des gouvernements allemand ou français ne disait que l’immunité collective n’était pas la politique qu’ils avaient choisie.

Umair Haque, le directeur britannique du Havas Media Lab, a écrit :

« L’immunité collective montre comment une population peut-être protégée face à une maladie après une vaccination en stoppant le germe responsable d’un infection qui se transmet entre les personnes. Laisser toute une nation se débattre seule face à un virus dont on a aucun vaccin, alors qu’il s’agit d’un virus mortel ? Est-ce vraiment sérieux ? Combien de morts faudra-t-il encore ? »

L’Europe est désormais devenue l’épicentre de la pandémie, avec plus de cas et de décès signalés que le reste du monde réunis, à l’exception de la Chine, a noté Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé. Aujourd’hui, plus de cas sont signalés chaque jour en europe qu’en Chine au plus fort de son épidémie. Malheureusement, toutes les données disponibles montrent qu’il avait bien raison.

Le 11 mars, le président Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis suspendaient tous les vols entre les Etats-Unis et l’Europe, une décision pleinement justifiable pour sauver des vies américaines. Le lendemain, néanmoins, les chefs de file de l’Union européenne n’ont pas pu résister à la tendance de malmener le président. L’EU désapprouve que cette décision américaine d’imposer une interdiction de voyager ait été prise unilatéralement et sans consultation, ont-ils déclaré.

Il faut espérer que les notions d’immunité collective ont désormais été abandonnées et que l’EU se remet à sauver l’Europe du mieux qu’elle le peut.

Source: zerohedge

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Hassen Racheidi
Hassen Racheidi
3 mois plus tôt

Coronavirus : une famille décimée par la maladie émeut l’Amérique
Dans le New Jersey, aux États-Unis, l’histoire tragique d’une famille décimée par le coronavirus montre la viralité dévastatrice de l’épidémie.
https://www.rtl.fr/actu/international/coronavirus-une-famille-decimee-par-la-maladie-emeut-l-amerique-7800281958

Shark
Shark
3 mois plus tôt

Si l’Italie avait évité de tomber dans le guêpier de l’eu et de l’euro hé bien aujourd’hui l’Italie et d’autre nation du sud ne seraient pas dans cet état de délabrement et de misère !

Fracasse
Fracasse
3 mois plus tôt
Reply to  Shark

Nous ne pouvons guère leur donner des leçons…

albi
3 mois plus tôt
Reply to  Shark

et si l’Italie avait gardé Salvini elle aurait été le premier pays européen a fermer ses frontières et ne serait pas dans la situation sanitaire catastrophique qu’elle connait actuellement

Arnaud
Arnaud
3 mois plus tôt

Un site de recensement du Covid-19 au niveau mondial avec des chiffres à peu prés actualisés mais à prendre avec des pincettes, surtout pour la Chine

https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6

Alain
Alain
3 mois plus tôt
Reply to  Arnaud

Merci pour le lien.

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