Alerte – Ils vous couperont les vivres ! Les stablecoins à venir sont plus dangereux que les CBDC avertit Catherine Austin Fitts

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Stablecoins : pourquoi Katherine Austin Fitts affirme qu’ils pourraient être plus dangereux que les CBDC

Le débat sur l’avenir de l’argent vient de changer d’échelle. Pendant plusieurs années, les monnaies numériques de banque centrale, ou CBDC, ont concentré l’essentiel des inquiétudes concernant la possibilité de rendre les paiements numériques davantage contrôlables. Mais Katherine Austin Fitts, ancienne responsable du département américain du Logement et ancienne banquière d’investissement, défend une thèse beaucoup plus radicale : selon elle, le véritable danger pourrait désormais venir des stablecoins privés et de la généralisation d’un système financier fonctionnant entièrement sur des infrastructures numériques. Son raisonnement est simple : peu importe qu’une monnaie numérique soit officiellement émise par une banque centrale ou qu’elle circule sous la forme d’un jeton privé, le problème apparaît lorsque l’utilisation de l’argent devient techniquement programmable et qu’un tiers peut déterminer où, quand et comment cet argent peut être utilisé. C’est précisément cette possibilité que Fitts place au centre de son analyse. Dans l’entretien dont sont issus ces propos, elle insiste donc moins sur la technologie elle-même que sur la question fondamentale de la propriété et du contrôle : posséder réellement un actif signifie, selon elle, pouvoir le conserver et l’utiliser sans qu’un intermédiaire puisse en interrompre arbitrairement l’accès. Cette distinction explique pourquoi elle recommande de préserver des formes d’épargne et d’échange qui ne dépendent pas exclusivement d’une infrastructure numérique. Pour ceux qui cherchent justement à diversifier leur patrimoine avec un actif physique, découvrir les pièces d’or de 20 francs Marianne Coq peut constituer une piste à étudier dans le cadre d’une réflexion plus large sur la diversification.

Le contexte a changé : les stablecoins sont désormais au cœur de la politique monétaire américaine

L’avertissement de Katherine Austin Fitts intervient dans un contexte qui, en 2026, n’a plus rien de théorique. Les États-Unis ont adopté le GENIUS Act le 18 juillet 2025 afin de créer un cadre fédéral pour certains stablecoins de paiement. Le département du Trésor américain présente explicitement cette législation comme un moyen de développer un secteur susceptible de renforcer le rôle international du dollar et d’accroître la demande de bons du Trésor américains. Le changement est considérable : les stablecoins ne sont plus seulement considérés comme un phénomène marginal de l’univers des cryptomonnaies, mais comme une infrastructure potentielle de paiement et comme un nouveau canal de circulation du dollar. En août 2026, le Trésor a encore franchi une étape en publiant une proposition de réglementation destinée à mettre en œuvre les dispositions du GENIUS Act relatives à l’émission et à la commercialisation des stablecoins de paiement. Selon le calendrier présenté par le Trésor, le régime devrait commencer à produire ses principaux effets à partir de janvier 2027, avec notamment des exigences de licence pour l’émission de certains stablecoins aux États-Unis. Cette évolution donne une résonance particulière à l’argument de Fitts : alors qu’elle décrit les stablecoins comme une possible nouvelle couche de contrôle financier, les autorités américaines les présentent au contraire comme une infrastructure permettant au dollar de rester dominant dans l’économie numérique. Dans cette nouvelle architecture monétaire, l’or physique sous forme de pièces de 20 francs Marianne Coq peut être étudié comme un actif distinct des infrastructures numériques.

Le véritable sujet n’est peut-être pas le numérique : c’est la possibilité de programmer l’argent

Pour comprendre la thèse de Fitts, il faut abandonner un instant l’opposition simpliste entre « argent physique » et « argent numérique ». Son inquiétude porte essentiellement sur la transformation de l’argent en instrument programmable. Une monnaie programmable peut, selon la manière dont son infrastructure est conçue, être associée à des règles, à des conditions d’utilisation ou à des contrôles automatisés. Il faut toutefois distinguer cette possibilité technique de l’affirmation selon laquelle chaque stablecoin permettrait aujourd’hui à un gouvernement de couper arbitrairement l’argent d’un particulier : cette dernière affirmation n’est pas établie de manière générale. En revanche, le caractère contrôlable des actifs numériques n’est pas une pure invention. Les systèmes de paiement numériques peuvent intégrer des mécanismes de conformité, de gel, de blocage ou de restriction imposés par les règles applicables aux intermédiaires et aux émetteurs. Le GENIUS Act renforce d’ailleurs explicitement les obligations liées à la lutte contre le blanchiment et aux sanctions. C’est précisément ici que le raisonnement de Fitts devient intéressant : elle ne demande pas seulement « qui crée la monnaie ? », mais « qui possède le pouvoir technique de déterminer si cette monnaie peut encore être utilisée ? ». Pour une personne qui souhaite réduire sa dépendance à une infrastructure exclusivement numérique, les pièces d’or physiques de 20 francs Marianne Coq constituent un exemple concret d’actif qui n’exige pas de réseau informatique pour exister ou être détenu.

CBDC contre stablecoins : pour Fitts, le problème ne disparaît pas en privatisant la monnaie numérique

Katherine Austin Fitts formule ici l’une des idées centrales de son intervention : remplacer une monnaie numérique directement émise par une banque centrale par un stablecoin privé ne supprimerait pas nécessairement les mécanismes de contrôle qu’elle redoute. Selon elle, le déplacement du système vers des émetteurs privés pourrait même rendre la situation plus difficile à comprendre pour le citoyen. Dans son raisonnement, une CBDC émise directement par une banque centrale serait au moins soumise à un cadre institutionnel clairement identifiable, tandis qu’un système composé d’émetteurs privés, d’intermédiaires financiers, de plateformes et de prestataires technologiques pourrait répartir le pouvoir de contrôle entre plusieurs acteurs. Cette analyse doit cependant être confrontée au fonctionnement réel du cadre américain. Le GENIUS Act prévoit précisément un régime réglementaire pour les émetteurs de stablecoins de paiement, avec des obligations concernant notamment les réserves, la supervision et la conformité. Les autorités américaines ne présentent donc pas les stablecoins comme des monnaies privées totalement autonomes vis-à-vis de l’État. Le désaccord porte plutôt sur la conséquence de cette architecture : pour Washington, la réglementation doit rendre les stablecoins suffisamment sûrs pour devenir une infrastructure financière majeure ; pour Fitts, leur intégration massive pourrait justement créer une architecture capable d’exercer un contrôle beaucoup plus profond sur les transactions. Dans cette opposition entre deux visions de la monnaie, détenir une pièce d’or physique telle qu’une 20 francs Marianne Coq revient à considérer un actif qui ne repose pas sur cette même infrastructure numérique.

Le plan américain est clair : faire des stablecoins un nouveau rail du dollar

Le point le plus important à retenir des développements récents est que l’expansion des stablecoins n’est plus une simple hypothèse. Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a déclaré lors de l’adoption du GENIUS Act que les stablecoins pouvaient fournir au dollar une infrastructure de paiement adaptée à Internet et contribuer à accroître la demande mondiale de bons du Trésor. Cette logique est également visible dans les travaux du Treasury Borrowing Advisory Committee : les stablecoins adossés au dollar pourraient créer une nouvelle demande pour les titres du Trésor à court terme, notamment parce que leurs réserves doivent être composées d’actifs liquides répondant à certaines exigences. Le mécanisme est donc relativement simple à comprendre : plus les utilisateurs détiennent de stablecoins, plus les émetteurs doivent détenir les réserves correspondantes ; si ces réserves prennent notamment la forme de bons du Trésor à court terme, l’expansion des stablecoins peut devenir une source supplémentaire de demande pour la dette américaine. Cette réalité donne un fondement concret à une partie du raisonnement de Fitts : les stablecoins peuvent effectivement relier directement l’économie numérique, le dollar et le marché obligataire américain. Dans une stratégie patrimoniale diversifiée, les pièces d’or de 20 francs Marianne Coq peuvent être étudiées comme une réserve de valeur physique indépendante de cette mécanique de réserves numériques.

Les 21 000 milliards de dollars : l’affirmation la plus spectaculaire de l’entretien

L’autre partie particulièrement explosive de l’entretien concerne les fameux « 21 000 milliards de dollars » que Katherine Austin Fitts affirme avoir identifiés comme des ajustements financiers non documentés dans les comptes du gouvernement fédéral américain. Son récit repose notamment sur son travail antérieur dans l’administration, son analyse des comptes du département du Logement et du développement urbain, ainsi que sur une collaboration avec l’économiste Mark Skidmore portant sur les données du département de la Défense et du HUD. Fitts présente ce chiffre comme le résultat d’un travail portant sur plusieurs années et comme une indication de l’ampleur des problèmes de comptabilité et de contrôle financier du gouvernement américain. Mais il serait trompeur de transformer son affirmation en constat officiel selon lequel « 21 000 milliards de dollars ont disparu ». Les données officielles racontent une histoire plus complexe. Le Government Accountability Office, l’organisme d’audit du Congrès américain, audite les états financiers consolidés du gouvernement fédéral depuis l’exercice 1997 et continue de publier des rapports d’audit. Cela ne signifie évidemment pas que les comptes fédéraux sont parfaits : les audits continuent de relever des faiblesses importantes, notamment au département de la Défense. Mais cela signifie qu’il faut présenter le chiffre de 21 000 milliards comme une affirmation centrale de Katherine Austin Fitts, et non comme une somme officiellement reconnue comme ayant été volée ou physiquement « disparue ». Pour un épargnant qui s’interroge sur la solidité des systèmes financiers, l’or physique peut justement être étudié comme une forme de diversification patrimoniale ne dépendant pas des états financiers d’un gouvernement ou d’un émetteur privé de stablecoins.

Pourquoi le sujet des réserves est devenu central

Le fonctionnement d’un stablecoin permet de comprendre pourquoi le débat dépasse largement la cryptomonnaie. Un stablecoin adossé au dollar cherche à maintenir une valeur stable par rapport au dollar et, dans le cadre américain instauré par le GENIUS Act, les stablecoins de paiement concernés doivent être couverts par des réserves répondant à des critères définis par la loi. Les réserves peuvent comprendre des liquidités, certains dépôts, des accords de pension et des titres du Trésor à très court terme. Le système crée donc une relation directe entre la croissance des jetons numériques et certains actifs financiers traditionnels. Plus largement, les autorités financières internationales étudient les effets potentiels des stablecoins et de la tokenisation sur le fonctionnement des marchés financiers. C’est exactement ce qui rend le sujet stratégique : les stablecoins ne sont plus seulement une nouvelle manière de transférer une unité numérique entre deux portefeuilles. Ils pourraient devenir une couche d’infrastructure reliant paiements, dette publique, banques, marchés de capitaux et plateformes technologiques. La question posée par Fitts devient alors beaucoup plus vaste : si une partie croissante du patrimoine mondial circule sur des rails numériques réglementés, quelle marge de manœuvre restera-t-il aux individus lorsque ces infrastructures fonctionneront à grande échelle ? Pour ceux qui veulent parallèlement conserver une exposition à un actif tangible, l’étude de l’or physique, notamment des pièces de 20 francs Marianne Coq, peut s’inscrire dans une logique de diversification.

« Ils peuvent couper votre argent » : ce que cette formule signifie réellement

La formule est volontairement provocatrice, mais elle doit être comprise avec précision. Un système numérique peut techniquement permettre de geler ou de restreindre l’utilisation d’un actif lorsqu’un intermédiaire dispose des mécanismes nécessaires et lorsqu’une décision juridique ou réglementaire l’autorise. Les dispositifs de lutte contre le blanchiment, les sanctions économiques et les obligations de conformité constituent déjà des mécanismes de restriction dans le système financier traditionnel. Le débat sur les stablecoins consiste donc moins à déterminer si un contrôle est possible qu’à mesurer l’ampleur du contrôle, son automatisation, son périmètre et les garanties dont dispose l’utilisateur. Fitts pousse cette réflexion beaucoup plus loin en imaginant un système dans lequel la disparition progressive des alternatives physiques rendrait l’individu entièrement dépendant de l’autorisation d’accès aux infrastructures numériques. Cette perspective relève de son analyse et de sa vision politique du futur, pas d’un constat selon lequel un tel système global serait déjà opérationnel. Mais c’est précisément pourquoi son argument mérite d’être compris : elle demande aux épargnants de réfléchir à la dépendance technologique de leurs actifs avant de se demander uniquement combien ils valent. Dans cette logique, posséder une pièce d’or physique telle qu’une 20 francs Marianne Coq revient à examiner une solution patrimoniale qui n’est pas conditionnée par l’accès à un portefeuille numérique.

La réponse de Fitts : conserver des systèmes « analogiques »

La recommandation pratique de Katherine Austin Fitts est particulièrement cohérente avec son diagnostic. Elle estime qu’il faut conserver des solutions analogiques et éviter que l’ensemble du patrimoine et des transactions bascule dans une architecture exclusivement numérique. Dans son entretien, elle évoque explicitement l’utilisation d’argent liquide, le troc, l’or physique et la construction de réseaux de confiance entre individus. Elle insiste également sur une idée beaucoup plus large : la résilience financière ne dépendrait pas uniquement du montant disponible sur un compte bancaire, mais de la capacité à disposer de plusieurs solutions lorsque l’une d’entre elles ne fonctionne plus. Cette approche peut être comprise sans adhérer à l’ensemble de ses accusations. Un patrimoine diversifié peut, par définition, combiner différents types d’actifs, différents établissements et différents supports, plutôt que de dépendre d’un seul système. L’intérêt de l’or physique dans cette réflexion tient justement à sa matérialité : il ne s’agit ni d’une créance sur un émetteur de stablecoin, ni d’un solde affiché dans une application, ni d’un jeton nécessitant une blockchain pour exister. Cela ne signifie pas que l’or soit sans risque, ni qu’il garantisse une performance, ni qu’il constitue à lui seul une protection universelle. Cela signifie simplement qu’il appartient à une catégorie différente d’actifs. Dans cette perspective, les pièces de 20 francs Marianne Coq peuvent être étudiées comme l’une des formes d’or physique accessibles aux particuliers.

Le message le plus profond de l’entretien : ne pas dépendre d’un seul système

Derrière les déclarations les plus spectaculaires de Katherine Austin Fitts, un message plus général apparaît : la véritable vulnérabilité financière commence lorsqu’un individu dépend entièrement d’une seule infrastructure. Cette idée ne nécessite ni théorie du complot ni prédiction apocalyptique pour être comprise. Une banque peut connaître une panne informatique, un système de paiement peut être indisponible, un compte peut être bloqué à la suite d’une procédure de conformité, une plateforme peut rencontrer un problème technique et un actif numérique peut dépendre d’un ensemble complexe d’intermédiaires. La diversification consiste précisément à ne pas confondre richesse et disponibilité immédiate d’un chiffre affiché sur un écran. Fitts pousse cette logique jusqu’à sa conclusion la plus radicale : conserver des moyens de paiement physiques, des actifs tangibles, des relations personnelles solides et plusieurs sources d’autonomie financière. Le débat institutionnel sur les stablecoins montre lui aussi que leur développement pourrait modifier profondément l’organisation des paiements et des marchés financiers. Le sujet ne porte donc plus seulement sur la cryptomonnaie : il porte sur l’évolution de l’infrastructure monétaire mondiale. Pour celui qui souhaite conserver une partie de son patrimoine sous une forme tangible, les pièces d’or de 20 francs Marianne Coq peuvent être envisagées comme un actif tangible venant compléter, et non nécessairement remplacer, d’autres formes d’épargne.

Le véritable tournant pourrait arriver en 2027

Le calendrier réglementaire américain donne une dimension particulièrement concrète à cette transformation. Le GENIUS Act a été signé en juillet 2025 et les autorités américaines ont depuis multiplié les textes destinés à préciser son application. En août 2026, le Trésor a publié une nouvelle proposition de réglementation concernant l’émission, l’offre et la vente des stablecoins de paiement. Le Trésor indique que la date d’entrée en vigueur attendue du dispositif est le 18 janvier 2027, sous réserve des conditions prévues par la loi et du processus réglementaire. L’année 2027 pourrait donc constituer une étape majeure dans l’institutionnalisation des stablecoins aux États-Unis. Ce calendrier ne prouve pas que la prédiction de Fitts concernant une gigantesque bulle financière se réalisera. Il démontre en revanche quelque chose de beaucoup plus concret : les autorités américaines sont effectivement en train de construire un cadre permettant aux stablecoins de devenir une composante durable de l’infrastructure financière. La question essentielle sera alors de savoir jusqu’où cette technologie sera adoptée, quelles protections seront réellement offertes aux utilisateurs et quelle place conserveront les formes traditionnelles de monnaie et d’épargne. Dans ce nouvel environnement, examiner dès maintenant les différentes formes d’or physique, dont les pièces de 20 francs Marianne Coq, peut faire partie d’une réflexion patrimoniale à long terme.

Stablecoins, CBDC et or : trois visions radicalement différentes de la monnaie

Au fond, le débat oppose trois conceptions de l’argent. La première est celle de la monnaie bancaire traditionnelle, largement fondée sur des comptes numériques mais organisée autour de banques et d’institutions financières. La deuxième est celle de la monnaie tokenisée et des stablecoins, qui cherchent à associer la stabilité d’une monnaie nationale à la rapidité et à la programmabilité des infrastructures numériques. La troisième, défendue par Fitts comme élément de résilience, consiste à conserver une partie des richesses sous forme d’actifs tangibles et de moyens d’échange ne reposant pas exclusivement sur des systèmes numériques. Aucune de ces solutions n’est parfaite. Le stablecoin offre potentiellement une vitesse et une portabilité considérables ; les infrastructures numériques peuvent réduire certains coûts et améliorer les paiements ; l’or physique, lui, ne produit pas de revenu et comporte ses propres contraintes de conservation, de liquidité et de prix. Mais ces instruments ne présentent pas le même type de risque. La question n’est donc pas de savoir si l’or va « remplacer » les stablecoins ou si les CBDC vont nécessairement disparaître. La véritable question est de savoir si un individu souhaite que 100 % de son patrimoine et de ses moyens de paiement dépendent d’un système numérique susceptible d’évoluer rapidement. C’est précisément le raisonnement qui traverse l’entretien de Fitts et qui explique son insistance sur la possession directe d’actifs. Dans cette logique, les pièces de 20 francs Marianne Coq peuvent être envisagées comme un actif tangible venant compléter, et non nécessairement remplacer, d’autres formes d’épargne.

Conclusion : le danger n’est peut-être pas la monnaie numérique, mais la dépendance absolue au numérique

L’intervention de Katherine Austin Fitts frappe parce qu’elle pose une question que la progression des stablecoins rend désormais impossible à écarter : que se passe-t-il lorsque l’argent devient entièrement dépendant d’une infrastructure numérique capable d’appliquer automatiquement des règles à son utilisation ? Ses affirmations les plus radicales sur un futur système de contrôle financier généralisé restent ses propres analyses et ne doivent pas être transformées en certitudes. En revanche, plusieurs éléments sur lesquels elle appuie son raisonnement sont aujourd’hui concrets : les États-Unis ont adopté une législation fédérale sur les stablecoins, le Trésor américain travaille activement à son application, les autorités voient dans ces instruments un moyen de renforcer l’écosystème du dollar et les institutions financières internationales étudient déjà leurs conséquences sur la stabilité et la structure des marchés. Le sujet n’est donc plus de savoir si les stablecoins vont exister : ils existent déjà et leur encadrement progresse. La question est désormais de déterminer jusqu’où leur adoption ira et quelle place les particuliers conserveront pour les actifs et les moyens de paiement qui ne dépendent pas d’une infrastructure entièrement numérique. C’est finalement le cœur du message de Fitts : ne pas attendre qu’une crise oblige à réfléchir à la résilience patrimoniale. Pour un épargnant, cela peut simplement signifier diversifier ses risques, comprendre les mécanismes de ses placements et envisager, lorsque cela correspond à ses objectifs et à sa situation, une exposition à des actifs tangibles. Voir les pièces d’or de 20 francs Marianne Coq et étudier leur disponibilité.

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