C’est une secret de polichinelle.
Quand on démissionne il n’y a pas de droit au chômage.
Logiquement les salariés préfèrent donc une rupture conventionnelle (RC) qu’ils extorquent souvent à leur patron en cessant de travailler ou en ne faisant plus grand-chose.
Résultat c’est l’inflation des RC qui sont passées de 88.000 en 2015 à 128.000 en 2025 ce qui à des effets évidents sur les finances publiques.
L’idée au départ était de permette le départ des salariés de manière consensuelle en se mettant d’accord entre employeur et employé.
Le gouvernement évoque donc plusieurs possibilités pour réduire le recours à ce dispositif comme la modification aux conditions d’accès à la rupture conventionnelle en fonction du profil de l’employé ou du profil de l’entreprise. Autre possibilité modifier les conditions d’indemnisation par France Travail en réduisant le montant de l’allocation, en augmentant les délais avant indemnisation que l’on appelle période de carence ou encore réduire la durée d’indemnisation.
Le gouvernement souhaite que les partenaires sociaux ouvrent des discussions à ce sujet.
Un sujet en réalité très épineux, car si cela coûte cher aux finances publiques, les RC ont vraiment permis d’introduire de la flexibilité dans la gestion des ressources humaines là où les tribunaux sont d’une immense rigidité quant aux droits des salariés surprotégés.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

Source: insolentiae


