
Il est évident et très facile à comprendre qu’une hausse de l’euro pourrait nuire aux entreprises exportatrices européennes et à notre compétitivité.Peu importe désormais les raisons fondamentales, désormais le taux de change ne repose plus sur les lois traditionnelles de la compétitivité commerciale des nations mais sur les anticipations de création monétaire de chaque banques centrales.La BCE n’intervient généralement pas pour dévaluer sa monnaie, mais cela pourrait changer notamment avec de nouvelles communication sur les objectifs d’inflation de la banque centrale européenne, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit. Lorsque la FED a annoncé qu’elle renonçait à son objectif d’inflation de 2 % et que cela pouvait être bien plus, les marchés ont compris qu’il y aurait encore plus de dollars. Le dollar a baissé et l’euro est monté.Si la BCE dit qu’il y aura autant d’euros que nécessaire, alors les parités se rééquilibreront d’elles-mêmes.
Charles SANNAT
Source: insolentiae – Voir les précédentes interventions de Charles Sannat