La dette nationale américaine ne pourra pas être remboursée

Debt-Deficit-America-UsaLes dépenses gouvernementales sont hors de contrôle et, alors que beaucoup disent vouloir une réduction des dépenses, les gens continuent de s’opposer aux réductions qui les concernent. Parmi ceux qui obtiennent de l’argent du gouvernement, il existe un pacte dont personne ne parle qui est de toujours maintenir le flot entrant de financements. Lorsque j’écris que la dette nationale ne peut pas être remboursée, il ne s’agit pas d’une prévision politique, mais d’un fait lié à la nature même du dollar.

Les observateurs les plus perspicaces appellent le dollar une devise fiduciaire. Fiduciaire signifie quelque chose de forcé, d’imposé. Il est vrai que nous soyons forcés d’utiliser le dollar (par exemple en raison des taxes sur l’or), mais le dollar est aussi non-échangeable. Le dollar représente du crédit qui n’est jamais remboursé. Le dollar d’aujourd’hui est une promesse déshonorée.

Mais ce n’a pas toujours été le cas. Avant 1933, le dollar représentait une obligation de payer 1/20e d’once d’or. Les gens pouvaient déposer de l’or et obtenir des billets papier en échange. Ces billets papier circulaient et ceux qui en possédaient pouvaient les échanger contre de l’or. A l’époque, le prix de l’or n’était pas de 20 dollars. Le prix de 20 dollars ne correspondait qu’au taux de change auquel l’or était déposé et échangé.

En 1971, le président Nixon a transformé le système monétaire d’un coup de plume et rendu la Fed libre de refuser d’échanger des dollars contre de l’or. La conséquence de l’utilisation de dette comme monnaie est rapidement devenue évidente. La dette rampante est vite devenue un problème plus sérieux que la hausse des prix.

Pour comprendre la dette, le crédit et l’importance de la rédemption, imaginez que Joe emprunte du sucre à sa voisine Sue. Pour rembourser Sue, Joe va au magasin, achète du sucre et le donne à Sue. Non seulement Sue a été remboursée, mais la dette de Joe a disparu. Emprunter de l’argent était autrefois comme emprunter du sucre. Le remboursement d’une dette en dollars garantis par de l’or permettait l’annulation d’une dette.

Mais ce n’est plus le cas depuis que Nixon a délié le dollar de l’or. En obligeant les gens à n’utiliser que des dollars, les dettes ne font qu’être transférées, et ne sont jamais annulées.

Imaginez que Sue ait emprunté 1.000 dollars à Joe, et rendre ensuite à Joe dix billets de cent dollars. C’est au tour de la Fed de devoir à Joe ces 1.000 dollars. Que fait donc Joe ? Il dépose ses dollars à la banque. Sa banque lui doit désormais de l’argent, et la Fed en doit à la banque. Que fait la banque ? Elle achète une obligation. Le Trésor doit alors de l’argent à la banque. Et ainsi de suite.

Etats-Unis: la dette publique s’est envolée de 674 milliards de dollars en novembre 2015

La dette des Etats-Unis a dépassé les 19 000 milliards de dollars…

Suite à la décision de Nixon, le système manque d’une caractéristique clé. Ce qui sert à annuler une dette, l’or, n’est plus autorisé à faire son travail. La dette ne peut qu’être transférée d’un parti à un autre. Elle est comme balayée à maintes reprises sous le tapis. Sans forme finale de paiement, elle n’est jamais jetée à la poubelle. La dette n’est jamais annulée.

Et la dette augmente, parce que les intérêts augmentent constamment. Des intérêts sont ajoutés à la dette, qui ne peut pas non plus être remboursés. La dette totale augmente en raison de ces intérêts, et encore plus rapidement, parce que le gouvernement a soif de ce qu’il perçoit aujourd’hui comme une croissance.

Le taux de croissance de la dette est proportionnel à la dette elle-même. Il n’est pas une quantité fixe, comme 100 milliards de dollars par an. Il est plutôt un pourcentage de la dette totale. Les mathématiques ont un terme pour ce genre de croissance : exponentielle.

Une croissance exponentielle n’est pas durable, comme nous l’ont expliqué les scientifiques les plus crédibles. Les économistes grand public ignorent ce fait dans l’espoir que la croissance puisse outrepasser la dette, une année après l’autre.

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Officiel: Sous la présidence OBAMA, la dette publique s’est accrue de plus de 1.000 milliards de dollars par an

Mais une hausse exponentielle de la dette n’est pas durable parce que la capacité de remboursement de cette dette est limitée. Si la dette ne peut être annulée, il faut emprunter pour la rembourser. C’est un peu comme utiliser un prêt sur valeur domiciliaire pour rembourser un prêt immobilier.

La dette américaine nous met en danger de catastrophe économique. Comme en Grèce, qui n’a pas trouvé plus d’acheteurs pour ses obligations, les Etats-Unis se reposent sur la vente d’obligations pour rembourser leurs intérêts et leur principal. La différence est que le monde entier parie sur les obligations américaines. Mais éventuellement, les participants au marché réaliseront eux-aussi que la dette américaine ne peut pas être remboursée.

Source: 24hgold

10 commentaires

  1. La dette publique en France a débuté à la fin du septennat de Giscard, Raymond Barre étant Premier ministre …Les taux d’emprunt égaient de 16/18 % … C’était intenable !… Progressivement les choses ont changé : les taux ont baissé et en 2015, nous avons emprunté 180 mds d’euros, dont 100 ont servi à rembourser de la dette ancienne très chère, et 80 du déficit actuel à des taux très bas, merci Mr Mario Draghi !…
    Progressivement la dette devient de plus en plus supportable !…
    Aux taux de Raymond Barre nous aurions à régler 300/400mds € par an, aux taus actuels nous n’aurions à,régler que 10 mds € … Nous avons une charge de la dette encore à 30 Mds, du fait des emprunts conclus il y a 20/30 ans à des taux intermédiaires !…
    Ce qui trouble les esprits c’est que nous devons rembourser le capital !… Pourquoi ne pas le conserver en « disponible » ?… C’est une réforme à réaliser sans tarder !…
    Le déficit public ne fait que baisser depuis une dizaine d ‘années : il sera de 70 mds *€ en 2015, et pratiquement nul en 2018, soit une dizaine d’années après la crise … Vouloir aller plus vite, imposerait aux couches les plus modestes de notre population, des privations excessives !…
    Napoléon III l’avait bien compris : il avait lancé des emprunts perpétuels !… Ce qui était relativement faux : les derniers ont été remboursés en 1922 !.. Avec des francs-Poincaré, amputés de 80 % de leur valeur !…
    En fait nous sommes à la ville d’une réforme monétaire qui va révolutionner la situation !…
    Un déficit public en France ?… Pas forcément …
    70 mds € en 2015 ?…
    Oui, mais : 15/30 mds € de triche sur la TVA, 20 mds sur les déclarations sociales, 10 mds de manque à gagner sur les IR qui en sont la conséquence, etc … Quelques mds par-ci, par-là, et vous n’êtes pas loin des 70 mds de déficit officiel !…
    Personne, parmi nos « élites politiques » n’a vraiment envie de supprimer le déficit public !… Ça arrange beaux coup de monde : les gens riches vont léguer à leurs enfants de la dette publique, sous forme d’Obligations d’Etat, et les pauvres n’aurons qu’à travailler pour vivre !… Comme toujours …
    Voilà pour ce soir …

  2. C’est ainsi depuis des décénies. Lá même situation avec d’autres pays et monnaies. Le Portugal, l’ Espanne, lá France, ne pourront jamais payer leurs dettes. Em 1971 les EUA on fait lá même chose avec le Dollar convertible!

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