Michael Pento: « L’éclatement de cette énorme bulle obligataire aura des conséquences dévastatrices »

Michael Pento auteur du livre: « The Coming Bond Market Collapse: How to Survive the Demise of the U.S. Debt Market » vient d’avertir que la bulle obligataire est à un niveau record: « Où se situe le rendement des bons US à 10 ans ? Il était de 1,3% il y a encore 6 mois, et maintenant il est d’environ 2,6%. Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans se dirige vers les 4%. Nous sommes tout simplement en train d’assister à l’éclatement d’une bulle obligataire géante. Le problème est le suivant: L’ensemble des actifs s’apprécie en dehors d’un niveau de « taux sans risque », notamment lorsqu’il s’agit de la dette souveraine. Or tous les prix de ces actifs avaient été fixés au niveau des rendements des bons du Trésor américain à 10 ans soit à 1,3, à -0,4% par rapport au rendement des obligations japonaises à dix ans, et sous zéro encore par rapport au taux du Bund, l’obligation allemande à 10 ans, et je parle bien de l’ensemble des actifs, et cela comprend l’immobilier ainsi que les actions. Ainsi, la bulle obligataire est épique. Elle est énorme, et elle est en train d’éclater maintenant.  »

Michael Pento continue à tirer la sonnette d’alarme: « Le marché immobilier commence à baisser. Si vous regardez les mises en chantier, elles ont chuté de 19% sur le mois de Novembre. Le marché du crédit s’assèche. Les promesses de vente sont quasi stables… l’Economie américaine est à l’image de son marché immobilier… Alors que le Dow Jones et le S&P 500 ont bondi depuis l’élection de Donald Trump le 9 novembre dernier, les marchés émergents ont baissé de 8%… Les économies émergentes ainsi que leurs devises s’effondrent, et selon moi, c’est là que se situe l’épicentre de l’éclatement de cette énorme bulle obligataire. »

Pour conclure, Michael Pento explique ceci: « Ce dollar plus fort et cette envolée du rendement des obligations ne va pas durer très longtemps. Ils vont devoir faire marche arrière. Lorsque cela se produira, ils rabaisseront temporairement les taux et referont du quantitative easing et c’est que ensuite tout s’effondrera, les prix s’envoleront, nous verrons une inflation sans précédent – encore pire que celle dans les années 1970. Et à ce moment là, Vous souhaiterez à coup sûr avoir de l’Or. »

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Voir les précédentes interventions de Michael Pento

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4 commentaires

  1. Le KRACH obligataire est selon moi de la pure démagogie et ceux qui interviennent sur ce sujet ne manquent pas d’amplifier ce phénomène. Je ne nie pas les fondamentaux à l’effet que la hausse des taux fasse baisser la valeur des émissions obligataires antérieures mais de là à dire qu’il s’est perdu 1500 milliards de dollars dû à cette hausse, il y a un pas que je renonce à franchir. Je m’explique avec un exemple peut-être simpliste mais qui aura au moins la valeur de faire comprendre mon point de vue. Supposons que je sois une compagnie d’assurances ou un fond de pension. J’ai acheté l’an dernier des bons du trésor américains avec échéance à dix ans et dont le rendement est très faible. Quand j’ai effectué cet achat, je savais ce que je faisais et j’ai jugé à ce moment-là que c’était ce que j’avais de mieux à faire. Je me suis même dit que probablement, si la situation ne changeait pas rapidement, je risquais gros sur le long terme car ces faibles rendements sont dans les faits non viables sur le long terme pour mon entreprise.

    Mais voilà que les taux montent. Que se passe-t-il. Premièrement je suis content car ma situation s’améliore. Quand je vais acheter les nouvelles émissions, j’aurai un meilleur rendement et je commence à voir la lumière au bout du tunnel. Rien n’est parfait mais je recommence à souffler. Je souhaite cependant que les taux montent encore car c’est encore trop peu et je souhaite ne pas m’arrêter en si bonne route.

    Revenons maintenant sur ces vieilles émissions à faible rendement que j’ai toujours sur mon bilan. Si je veux les vendre, elles ne sont plus compétitives avec les nouvelles et je vais devoir les vendre à perte pour compenser. Mais si je les garde jusqu’à échéance, elles valent toujours le prix prévu au départ. Leur rendement est toujours le même que celui sur lequel je me suis engagé. Rien n’est changé. Maintenant voilà l’argument démagogique qui survient. Si je les vendais je toucherais moins que leur valeur nominale. Si je les garde mais calcule leur rendement en pourcentage par rapport à ce prix de vente hypothétique, même si leur rendement effectif est le même que celui que j’avais anticipé et accepté au départ, par rapport à ce nouveau prix de vente hypothétique, en pourcentage ce rendement baisse. Donc mon rendement qui est fixe et invariable et tel que prévu peut baisser en pourcentage selon ma manière de faire le calcul. Alors je conclue : J’ai acheté un produit à un prix que j’ai accepté au départ et avec un rendement faible que j’ai aussi accepté au départ et aujourd’hui on voudrait que je dise que parce que mon voisin peut maintenant acheter quelque-chose de mieux, j’ai perdu? Je n’ai rien perdu. Je suis 100% tel que prévu lors de mon achat et tel que je l’avais planifié et accepté. Vous me croyez? Eh Bien! Vous avez tort. Je vous ai menti. Au départ je ne vous ai pas tout dit. Je suis un fond canadien et ça change tout.

    Le fait que les taux américains montent a eu comme conséquence que le US$ s’est apprécié par rapport à ma devise d’origine. Aujourd’hui je suis en mesure de croire car je suis un optimiste que si la tendance actuelle se maintient et si les taux US continuent de monter comme le croit le consensus général, j’aurai un rendement de 2% annuel sur mes vieilles obligations que je n’avais jamais prévu au départ car il est désormais réaliste de croire que le US$ puisse s’apprécier de 20% sur cette échéance de 10 ans par rapport à ma devise d’origine. Et en plus mes prochains placements vont être de plus en plus profitables au fil des prochaines années alors j’aurais toutes les raisons d’être optimiste si je ne considérais pas le fait que ces hausses de taux qui m’avantage à tous points de vue ne viennent provoquer le défaut de certains de ceux qui vont renouveler leurs crédits avec ces taux qui montent et que cela ne provoque l’apocalypse.

    J’en reviens toujours au même. Il n’y a que trois véritables problèmes : La dette, la dette et la dette. Et c’est ce problème qui va finir par avoir notre peau.

      1. Eh Coco! Il y a mille choses qui peuvent survenir à tout moment simultanément ou une à la suite de l’autre. Moi je ne répond qu’à des gens comme Simone Wapler qui allègue qu’il s’est perdu 1,500 milliards en décembre dernier, ce que je nie. Et en décembre dernier il n’y avait pas d’inflation galopante que je sache. Par ailleurs ma conclusion dit bien que le seul problème réel est la dette et j’ai souvent dit qu’il n’y aura que l’inflation pour solutionner ce problème. L’inflation par ailleurs ne va pas consumer que la valeur des obligations. Elle va tout ravager sauf les actifs réels protégés comme les métaux précieux et les actifs immobiliers qui ne sont pas en bulles.

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