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Simone Wapler: La lézarde du Nasdaq

Le Nasdaq a reculé vendredi dernier de 1,80%. Ce sont les valeurs dites GAFA qui ont emporté l’indice à la baisse : Google, Amazon, Facebook et Apple. A tel point que le Nasdaq 100, qui regroupe les 100 plus grosses entreprises de l’indice, a reculé de 2,45%. Mon collègue Philippe Béchade note: « les GAFA ont même subi des pertes de -3,5% à -4% en moyenne et Amazon a subi un flash krach de -8% vers 20h52 pour une raison inconnue. »

Les GAFA sont emblématiques de la bulle des banques centrales. Apple excepté, ces entreprises dégagent très peu de bénéfices. Google, Amazon et Facebook se payent 40 fois les bénéfices ; ce ne sont plus des entreprises de croissance mais des entreprises matures. La fluctuation des cours ne doit donc pas grand-chose à des spéculations sur l’évolution de leurs bénéfices. En revanche, la hausse doit beaucoup à la spéculation sur les taux bas et au fait qu’il se trouvera toujours quelqu’un pour racheter plus cher ce qu’on a déjà acheté cher.

Il existe beaucoup de raisons qui deviennent de plus en plus apparentes et devraient pousser à l’éclatement de la bulle gonflée par les banques centrales :

  • le bal des zombies des banques européennes qui prouve que la création monétaire de la banque centrale européenne fut vaine ;
  • l’absence d’inflation, cet impôt qui ne dit pas son nom sur lequel les banquiers centraux comptent pour dissoudre les dettes publiques ;
  • la mollesse de la croissance américaine qui prouve là encore que la création monétaire de la Fed ne fut pas efficace.

Le rideau de brouillard envoyé par les banquiers centraux qui manipulent à la baisse les taux d’intérêt masque beaucoup de choses. Mais ponctuellement, épisodiquement, il se déchire et laisse entrevoir une réalité désagréable : de monstrueuses quantités de promesses et de dettes ne seront jamais honorées.

Immédiatement, de nouvelles promesses, de nouvelles dettes sont rajoutées aux précédentes pour calmer l’angoisse, le brouillard s’épaissit à nouveau tandis qu’un nouvel espoir naît.

La lézarde du Nasdaq sera-t-elle vite camouflée ? Peut-être.

Mais si le bitcoin – cette monnaie électronique qui échappe aux banquiers centraux – est un indicateur de défiance vis-à-vis du système monétaire, sa hausse n’est pas bon signe.

Comme vous le rappelle mon collègue Chris Lowe, cette hausse du bitcoin est – pour le moment – très supérieure à celle de l’or. Je dis « pour le moment » car techniquement l’or semble avoir envie de sortir de sa consolidation entamée depuis 2012.

Qui de l’or ou du bitcoin l’emportera lorsque la crise éclatera ?

Impossible à dire… même si je préfère l’or qui n’a besoin de personne ni d’aucune infrastructure de télécommunication pour exister. Pour moi, le bitcoin est un « moyen de paiement » mais pas une monnaie marchandise.

En revanche, lorsque la bulle explosera, les monnaies telles que nous les connaissons aujourd’hui auront perdu toute crédibilité.

Egon Von Greyerz: « Croyez moi ou pas, mais un krach gigantesque est imminent. »

E.V Greyerz: « Je m’attends à une chute du marché boursier d’au moins 90%, comme après 1929 »

Ayez de l’or, ayez du bitcoin : tous les trades misant sur l’échec des banquiers centraux ont de très bonnes chances d’être à l’avenir gagnants.

Et si vous voulez multiplier la future hausse de l’or, investissez maintenant dans des petites minières qui vous procureront un effet de levier. Comment repérer ces petites minières pour les acheter ? Nous vous en reparlerons.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

Source: la-chronique-agora


simone-waplerSimone Wapler est directrice éditoriale des publications Agora, spécialisées dans les analyses et conseils financiers. Ingénieur de formation, elle a quitté les laboratoires pour les marchés financiers et vécu l’éclatement de la bulle internet. Grâce à son expertise, elle sert aujourd’hui, non pas la cause des multinationales ou des banquiers, mais celle des particuliers.

Elle a publié “Pourquoi la France va faire faillite” (2012), “Comment l’État va faire main basse sur votre argent” (2013), “Pouvez-vous faire confiance à votre banque ?” (2014) et “La fabrique de pauvres” (2015) aux Éditions Ixelles.


               
Le retour au Standard Or d’Antal Fekete                            Dernière intervention de P.Herlin sur l’or
                      
         Nicolas Perrin: Investir sur le marché de l’or                                           Histoire de l’argent
               

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Ali Gokol
3 années plus tôt

J’apprécie beaucoup les analyses de Madame Waler ou Bechade Et d’autres …

Ali Gokol
3 années plus tôt

J’apprécie beaucoup les analyses de Madame Wapler ou Bechade Et d’autres …

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