Les marchés financiers drogués aux liquidités des banques centrales continuent leur course effrénée.

La folie boursière continue. La capitalisation boursière mondiale vient d’augmenter de 2 000 milliards de dollars cette semaine et atteint dorénavant plus de 87 000 milliards de dollars. Ce nouveau sommet historique équivaut à 111 % du Pib mondial.

USA: Malgré des discours qui voudraient être rassurants, la FED continue à imprimer en catimini. La BCE condamnée à faire tourner la planche à billets tant que l’explosion de l’euro sera perçue

Source: Holger Zschaepitz‏

11 commentaires

  1. Il y a un moment encore, ils (les gouvernements) ont cru qu’ils pouvaient rétablir une trajectoire raisonnable de la dette, de la gouvernance, de la croissance, des emplois. Bien sûr, la réalité était difficile à affronter mais il y avait de l’espoir. Et puis après 2007 (crise des subprimes), ils ont eu l’impression qu’ils pouvaient tout perdre : la crise détruirait leur pouvoir, leurs institutions, leurs emplois publics. En tout cas, c’est ce que les banquiers leur ont fait croire. Le retour à l’age de pierre. La guerre civile. la Fin…

    Alors, ils ont signé avec le diable. Ce changement est très net. Avant Sarkozy, il y avait encore quelques politiques de contrôle des dépenses (même si pas assez), de redressement économique. Et puis, pendant et après Sarkozy, les gouvernements se sont drogués à la dépense : + 500 milliards eur de dette d’Etat sous Sarkozy… Et les successeurs ont suivi le meme chemin délirant. Il n’y a plus aucune volonté de réduire la dette aujourd’hui : toujours emprunter plus, toujours dépenser plus. C’est leur quotidien et il ne changera jamais.

    Quand je lis des articles qui disent qu’il faut se réveiller, qu’il y aura une catastrophe financière pour les jeunes, les retraités… etc. Je me dis que les gouvernements le savent pertinemment. Non seulement ils le savent que le système de l’argent facile s’arrêtera bientôt (en 2020 selon certains experts) mais ils savent surtout que les règles du jeu financier devront changer. Alors, on peut se mettre à imaginer raisonnablement à quoi pensent-ils en partant de cette idée que la crise majeure est déjà planifiée. On peut facilement imaginer qu’ils ont déjà intégré dans leurs scénarios que la prochaine crise du système financier et des dettes d’Etat est déjà prévue. Qu’ils connaissent déjà les termes du reset financier mondial. C’est pour cela qu’ils se jettent en avant dans la dette et les dépenses, car ils savent ce qu’il va se passer après. Ils connaissent le prochain scénario mondial.

    Une chose est sure : même si l’apocalypse financière arrive, ils protègeront leurs acquis. L’Etat et ses millions de fonctionnaires seront toujours là pour vivre sur le dos du reste de la communauté. L’histoire a montré que les hommes contrôleront les hommes. Toujours. Par exemple au Vénézuela, cas extreme qui représente bien une situation de catastrophe financière, le gouvernement finance avec ses derniers sous la police, les impôts, l’armée… Il manque du pain ? Ils envoient la police pour saisir les boulangeries… Le système du racket est vieux comme le monde. Ils seront les derniers à souffrir de la faim…

    Une autre chose est sure : il y aura un système dictatorial, ou équivalent. Pour remédier à la faillite, il faut mettre en place un contrôle pour assurer aux créanciers de l’Etat de continuer à se faire payer. Les droits des citoyens doivent passer après les intérêts supérieurs de l’Etat. On le voit déjà en Grèce où les tribunaux nationaux rendent une justice de plus en plus partiale.

    Encore une chose est sure : la dette sera payée. D’une façon ou d’une autre. Il y aura un tri parmi les créanciers de la dette nationale, et l’Etat ne paiera pas ce qu’il pourra éviter (les retraites, certains bons du trésor, les PEA etc.). Cette dette envers les faibles sera déclarée illégitime ou sera neutralisée comme les obligations russes de 1917. Mais l’Etat payera la dette envers les forts, c’est à dire ceux qui nous protègent (les USA), ceux qui ont le pouvoir de continuer à financer (des créanciers très influents). Le remboursement sera sous la forme de rente sur un très long terme, voire une durée infinie… Car il faut assurer une forme de soutenabilité des paiements en échange de la servitude des gouvernements et des peuples.

    1. Bien sur, ils vont faire beaucoup plus. Ne vous inquiétez pas. Ils savent que le système actuel est mort. Ce sont les derniers moments de la finance telle que nous la connaissons, alors pourquoi ce gêner ?

      Si vous saviez que la fin du jeu est proche, feriez-vous attention à vos économies de la même façon ? SI vous savez que dans quelques année, dans quelques mois, il y aura un nouveau système financier, est-ce que vous ne dépenseriez pas tout aujourd’hui sans vous en faire ?

      Oui, en effet, ils se foutent des déficits car ils ne rembourseront pas, ou en tout cas, ils ne rembourseront pas tout. Il le savent déjà.

  2. En même temps ils auront tort de s’en priver puisque les médias contrôlés par les mêmes financiers se chargent de mazouter la tête des gens en leur parlant des ouragans, des malheureux migrants, de l’islam rétrograde, du brillant Macron, de l’Europe unie, du foot triomphant, de Noël qui est déja là (!?), des gentils espagnols unis et des méchants Catalans indépendants, des gentils américains et des méchants Russes, de ces fainéants de fonctionnaires et de ces courageux libéraux entrepreneurs.
    Bref de tout sauf de la façon dont fonctionne la finance en général …
    Et quand on essaie de leur en parler aux gens des banques, des « marchés », de la finance, de la monnaie, ils te répondent qu’il n’y connaissent rien.
    No future !
    There is no alternative.

    1. il n’y a pas d’autres richesse que celle que des millions de citoyens ont épargné pendant des générations. Ils organisent le pillage de cette richesse, car ils ne savent faire que cela. D’une certaine manière, vous n’avez plus rien meme si vous ne le voyez pas encore.

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