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Bill Bonner: La Fed va faire éclater la bulle des actions

Jerome Powell a hâte de relever ses taux avant l’éclatement de la prochaine crise. Il veut une marge de manoeuvre pour revenir à la première erreur : baisser les taux.

Jerome Powell s’est exprimé devant le Congrès US pour la première fois en tant que chef de la Fed.

Reuters était là :

« Durant son témoignage, Jerome Powell, président de la Fed, s’est engagé à maintenir l’équilibre entre le risque d’une économie en surchauffe et le besoin de maintenir la croissance sur les rails. Mais la remarque de Powell sur le fait que l’inflation s’est renforcée depuis décembre a fait grimper les rendements et baisser les actions.

Le rendement du bon du Trésor US à 10 ans, la référence mondiale pour les prêts commerciaux, a dépassé les 2,9% et les marchés actions en Europe et à Wall Street ont pris le chemin de la baisse, l’indice de performance des bourses mondiales MSCI chutant de près d’1%. Les trois indices majeurs de Wall Street ont chuté de plus d’1% ».

Terminé, l’argent gratuit

Oui, cher lecteur, la Fed donne – et la Fed reprend. Nous avons passé les 30 dernières années à regarder la Fed donner ce qui paraissait être de l’argent gratuit à l’industrie financière.

Elle semble désormais le reprendre. Selon M. Powell, la Fed prévoit de récupérer quelque 2 000 milliards de dollars sur les trois prochaines années.

En apparence, tout est exactement comme durant ces trois dernières décennies.

La Fed pense toujours pouvoir gérer l’économie. Elle pense savoir quels taux d’intérêt devraient être appliqués… à quel cours les actions devraient se vendre… et combien d’inflation des prix à la consommation est suffisante.

Toutes les preuves et les théories sensées sont contre elles. La probabilité que quelques universitaires parviennent à déterminer exactement les prix dont l’économie a besoin est minuscule.

Les Soviétiques ont prouvé qu’ils ne pouvaient pas le faire. Les Chinois n’y sont pas parvenus non plus. Le Prix Nobel Friedrich Hayek a expliqué pourquoi personne n’y arrive.

Le pouvoir de l’ignorance

C’est bien là la beauté d’une économie de marché : elle n’a pas besoin de charlatans qui affirment pouvoir faire des choses impossibles. Une économie « guidée » ne fonctionnera correctement que si les guides en question savent ce que diable ils sont en train de faire.

Une économie libre, une économie de marché, en revanche, peut fonctionner correctement dans l’ignorance la plus totale.

Les marchés découvrent les bons prix tous les jours. Personne n’a besoin de connaître les réponses à l’avance.

Les génies de la Fed nient cela farouchement, toutefois. Ils affirment pouvoir faire ce qu’aucun mortel n’est parvenu à faire – imposer leur jugement aux marchés et rendre l’économie meilleure qu’elle n’aurait été sans eux.

Les loups de Wall Street

De leur côté, les investisseurs ne remettent pas cela en question.

Ils continuent de croire que la Fed est là pour eux, comme elle l’est depuis plus d’une génération. Et « acheter pendant les creux » semble encore être un très bon moyen de gagner de l’argent.

Jusqu’à ce que ça cesse de fonctionner, bien entendu.

Et ça cesse de fonctionner quand la Fed change de cap. Ou se retrouve à court de sottises.

Oui, c’est le revers de la médaille. C’est ce qui a changé.

Les cerveaux de la Fed pensent désormais qu’ils ont fait du bon boulot : ils ont mené l’économie dans des pâturages bien verts… si bien qu’ils peuvent désormais se permettre un peu de repos sans se soucier des loups de Wall Street.

Ils ont annoncé au monde entier qu’ils vont faire une pause… aller au bar… et boire un pot.

Au lieu de soutenir les actions et les obligations avec des rachats d’actifs et des taux bas, la Fed a renoncé à son programme de QE et a commencé à relever elle-même les taux.

D’une manière ou d’une autre, elle avait déterminé avec certitude que le monde serait un endroit meilleur avec des taux plus bas. Désormais, d’une manière ou d’une autre, elle a déterminé avec certitude que monde serait un endroit meilleur avec des taux plus élevés.

La Fed est aussi sotte que faillible

Qu’en pensent les investisseurs ?

Que la Fed ne pense pas vraiment ce qu’elle dit ? Qu’une hausse des taux n’affectera pas les prix de leurs actifs ? Ou qu’elle n’appliquera pas sa stratégie jusqu’au bout ?

Nous ne pensons pas non plus que la Fed appliquera sa stratégie jusqu’au bout, mais elle ne reviendra pas à son poste – pour faire grimper les marchés et l’économie – tant que les loups n’ont pas emporté quelques brebis et que le reste du troupeau court se mettre à l’abri.

C’est ainsi que ça fonctionne. La Fed n’est pas seulement faillible ; elle est aussi sotte.

Premièrement, elle fait des erreurs. Deuxièmement, elle tente de corriger ses erreurs. Et troisièmement, quand elle voit le bazar qu’elle a engendré… elle revient à sa première erreur.

Elle baisse les taux… et les maintient à un niveau trop bas pendant trop longtemps.

Ensuite elle les augmente… et l’économie entre en récession. La Fed réduit à nouveau. Ré-augmente. Puis elle doit à nouveau réduire…

En cas de nouvelle crise, la FED ne pourra pas sauver légalement le monde financier La Fed a peut-être commis sa plus grosse erreur économique depuis la dernière crise financière. Voici les 12 raisons

… Ou du moins tenter de le faire.

Les bons du Trésor US enregistraient un rendement de près de 10% lors du Lundi noir de 1987. Ils étaient à 6% lorsque la bulle des dot.com a éclaté en 2000. Et ils étaient encore à près de 5% lorsque la crise de 2007 a commencé.

Aujourd’hui, ils sont à 2,9% : la Fed n’a guère de marge de manoeuvre.

Le président Powell commet donc sa seconde erreur maintenant. Il a hâte d’accumuler quelques points de base avant qu’arrive la prochaine crise. Il aura ainsi de quoi commettre l’erreur suivante.

Mais augmenter les taux ne pourra que déclencher la prochaine récession/krach.

La situation pourrait basculer à tout moment… dès que les investisseurs réaliseront que Powell se dirige vers la bulle à pas de velours… une épingle à la main.

Pour plus d’informations et de conseils, c’est ici et c’est gratuit

Source: la-chronique-agora


bonnerBill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.
En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir dans en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.
Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).


Je vous conseille vivement d’écouter ci-dessous la mise en garde d’Egon Von Greyerz sur la situation actuelle et sur l’énorme crise qui se profile.

Fabrice Drouin Ristori: Egon, pouvez-vous nous dire comment vous voyez la situation évoluer à l’avenir ?

Egon Von Greyerz: “Il n’y a pas de solution à ce problème. Le problème est trop grave, comme je l’ai dit; les gouvernements sont en faillite, les dettes augmentent maintenant à un rythme exponentiel, et il n’y a aucune possibilité de réduire les dettes. Tout gouvernement qui essaie de lancer des plans d’austérité se fait immédiatement renvoyer, et même s’il pouvait instaurer ces mesures d’austérité, il est aujourd’hui trop tard. Alors la prochaine étape que je vois, et je crois que cela commencera très bientôt, est que les déficits vont s’accélérer, et donc l’impression monétaire va s’accélérer, et on sera en route vers une dépression hyperinflationniste.

La dette mondiale vient d’atteindre un nouveau sommet historique à 233.000 milliards de dollars Egon Von Greyerz: d’ici peu, les banques centrales vont paniquer et commencer à imprimer plus de monnaie que jamais

Bien sûr, cela pourrait prendre des années, mais je crois que cela va aller plus vite que prévu, parce que le système est très fragile… alors l’impression monétaire, comme je l’ai dit, détruira les monnaies, qui sont toutes à la baisse depuis cent ans; elles ont perdu 97 à 99% par rapport à l’or ces cent dernières années, et elles ont perdu 80% par rapport à l’or ces douze dernières années. Il ne reste plus beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre 100%, ce qui arrivera, et alors l’impression monétaire aura entièrement détruit la valeur des monnaies papier, et c’est ce qui créera de l’hyperinflation.

Egon Von Greyerz: « L’état réel de l’économie mondiale est inquiétant ! » 1971: 100$ permettaient d’acheter un lingot d’Or de 100g – 2016: ces 100$ permettent d’acheter 3g de ce même lingot

Fabrice Drouin Ristori: Dans ce contexte, peut-on dire que l’Or est dans une bulle ?

Egon Von Greyerz: L’or n’est pas dans une bulle. Tout ce que fait l’or, c’est refléter la destruction des monnaies papier. Vous devez regarder la courbe à l’envers : alors, au lieu de voir l’or monter, vous verrez les monnaies se déprécier. Ce n’est pas l’or qui monte, c’est le dollar, l’euro et la livre sterling qui baissent. Et cela va continuer.

Face à l’Or, le dollar a perdu plus de 98 % de sa valeur d’origine Egon Von Greyerz: « L’Amérique doit se réveiller – le dollar va vers zéro ! »

Seulement 1% des actifs mondiaux sont alloués à l’or aujourd’hui, presque personne ne possède de l’or en réalité, et l’or a quand même monté ces douze dernières années, il a quintuplé, sextuplé, selon la monnaie. Et, comme je l’ai dit, à peine 1% des investisseurs possèdent de l’or. Cela va changer dans les années à venir, ce qui signifiera que la demande d’or va augmenter et, vu qu’il n’y a pas assez d’offre, cette offre additionnelle ne peut se manifester qu’avec des prix plus élevés. Et c’est ce qui va arriver.

Réveillez-vous !!!!

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channyGarofulaZeitgeist Recent comment authors
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channy
Invité
channy

@Au lieu de soutenir les actions et les obligations avec des rachats d’actifs et des taux bas, la Fed a renoncé à son programme de QE et a commencé à relever elle-même les taux.”

Ben voila la FED doit intervenir soutenir le cours des actions etc..bref continuer de manipuler le marché..Au moins on sait pour qui roule BIll

Garofula
Invité
Garofula

La probabilité que quelques universitaires parviennent à déterminer exactement les prix dont l’économie a besoin n’est pas minuscule. Cette probabilité est nulle car, atteints de la maladie de la présomption fatale, ils ne peuvent pas y arriver, même par hasard. C’est la même présomption fatale qui atteint indifféremment tous les étatistes, collectivistes et fonctionnaires qui se prennent pour des stratèges alors qu’ils ne sont que des incompétents, nuls par construction, stupides par destination.

Zeitgeist
Invité
Zeitgeist

Haaa wink
UNE seule pièce …mais gros format !!!
Pour ne pas la rater wink !!