Philippe Herlin: Exclusif: Bercy publie enfin les pays détenteurs de la dette de la France, et ce n’est pas reluisant

L’événement est historique : pour la première fois, le ministère des finances consent à rendre public les pays détenteurs de la dette publique de la France. Cette information avait toujours été occultée, je l’avais déploré dans mon ouvrage « France, la faillite ? » en 2010, et le black-out était maintenu depuis. La catégorie « non-résident » (les investisseurs étrangers) n’était jamais détaillée, ce qui empêchait toute analyse approfondie. Discrètement, sans l’annoncer par un communiqué, sans reprise de l’AFP ou d’un média économique, Bercy lâche l’information dans le dernier bulletin de l’Agence France Trésor, l’organisme en charge de la dette de l’État :

Le tableau des pourcentages concerne les non-résidents. Pour une meilleure lecture des résultats, nous avons tout remis au même niveau dans le tableau qui suit :

Tout d’abord, le bulletin de l’Agence France Trésor reconnaît la place prépondérante et en forte augmentation de la Banque de France (19,2%) du fait que le « programme d’achat de la BCE est réalisé, pour ce qui est de la dette française, pour l’essentiel par la Banque de France ». Nous l’avions décelé et dénoncé en mars dernier sur des données nettement moins explicites dans notre article intitulé « Cavalerie financière : la Banque de France détient presque 20% de la dette publique« . Au Japon, la banque centrale détient 41% de la dette publique nationale… Encore un effort ! La banque centrale qui achète la dette émise par le Trésor public, c’est le serpent qui se mord la queue, jusqu’à l’explosion finale… Du grand n’importe quoi.

D’autre part, on constate le peu de succès de la dette publique française en dehors de l’Europe : l’Asie et l’Amérique s’y intéressent de façon tout à fait marginale (6,9% et 4,9%). Nous l’avions découvert en juillet dernier sur des données très partielles (La dette publique française fait un bide à l’international), en voici la confirmation. La dette française est possédée aux trois quarts par des institutions financières de la zone euro. En termes d’ouverture et de reconnaissance internationale, ce n’est vraiment pas fameux.

Il y a quelques années, les deux tiers de la dette étaient détenus par des non-résidents. Aujourd’hui, cette part est tombée à un peu plus de la moitié. On peut difficilement s’empêcher d’y voir une défiance croissante des investisseurs internationaux, qui est compensée par la Banque de France grâce au QE de la BCE (19,2% contre 4,4% en 2014). Voilà qui n’est guère encourageant.

La remontée des taux d’intérêt, une menace sur la dette française ! Marc Fiorentino: La dette française est garantie par l’épargne des ménages !

Mais ce n’est pas grave. Pour absorber cette dette publique qui n’en finit pas de grossir tant les gouvernements sont incapables de réduire le déficit budgétaire, on pourra compter sur la planche à billets et sur l’épargne des Français, comme le précise le bulletin de l’Agence France Trésor : « L’épargne des français est souvent investie indirectement dans les titres de l’État, que ce soit au travers du livret A, des livrets bancaires ou des contrats d’assurance vie ». Le savent-ils vraiment ? Quoi qu’il en soit, les épargnants français sont les derniers investisseurs à vraiment croire dans la dette de l’État. Optimisme ou inconscience ?

Source: goldbrokerGoldBroker.fr tous droits réservés

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7 commentaires

  1. Article intéressant
    Comment on achète de la dette publique | Slate.fr

    http://www.slate.fr › Économie

    12 janv. 2011 – L’Agence France Trésor ne vend pas directement la dette aux clients … SVT propose d’acheter un certain nombre d’obligations à un certain prix, … Les SVT peuvent ensuite placer cette dette auprès de leurs clients. … Selon les chiffres les plus récents de l’AFT, à la fin 2010, la dette d’Etat française était à …

    1. Tout à fait d’accords avec Toi sur tes commentaires !!!
      L’économie mondial est construit sur de vastes manipulations
      et tricheries de la part des « oligarques » du monde des finances !
      « Donnez-moi le pouvoir de créer la monnaie et je me moque de qui fait les lois », une corruption de nos élites généralisées !

  2. A quoi correspond: « zone Euro hors France » ? c’est extrêmement vague ! Est-ce qu’il s’agit d’intervenants publics ? privés ?
    Est-ce que ce n’est pas justement la BCE qui se cache derrière cette formule vague ?
    Car il y a quand même un mystère singulier sur la dette française pour un véritable investisseur (c’est à dire qui veut gagner de l’argent, pas en perdre):
    Avec l’inflation (officielle) + les frais de courtage, et sans même parler du risque de taux, « l’investisseur » qui achète cette « actif fabuleux » perd 2,3% (inflation annuelle) – 0,7% (rendement moyen) = -1,60 % par an, auquel on rajoute les frais de garde, plus les courtages achat /vente = 0,5% environ. Soit plus de 2% de dépréciation annuelle de son capital !!! quel « investisseur » ferait un truc aussi absurde ? (il vaut encore mieux rester liquide sur un compte). Conclusion logique: l’achat de dette ne peut provenir que d’agents économiques qui n’hésitent pas à perdre de l’argent pour soutenir des taux bas, certainement pas de privés qui veulent gagner de l’argent !…

  3. Au contraire, je trouve plutôt stratégique de la garder au niveau européen à travers la BCE !

    On est quand même plus à l’abri d’une crise que l’Asie par exemple dont on ne maitrise pas tous les rouages

  4. Mayer Amschel Rothschild (1744- 1812) a dit : « Donnez-moi le pouvoir de créer la monnaie et je me moque de qui fait les lois ». L’ancien Secrétaire d’État américain Henry Kissinger (1923-….) a déclaré de son côté : « Qui contrôle la nourriture contrôle les populations, qui contrôle l’énergie contrôle les nations et celui qui contrôle la monnaie contrôle le monde ».Et la dette dans tout çà?
    F.D Roosevelt aurait dit: « Qui contrôle la dette fait la politique du pays… »
    L’oligarchie invisible jouerait-elle au ‘’pompier pyromane’’ dans le but d’asseoir un Gouvernement Mondial qui naîtra du choc du monde unipolaire (États- unis, Union Européenne, etc…), qu’Alexandre Douguine nomme le Léviathan (système financier basé sur le système d’argent-lié à la dette), contre le monde multipolaire (Russie, Chine) qu’il appelle le Béhémot et dont le système financier repose sur une monnaie de réserve le ‘’renminbi’’ ou ‘’yuan’’ qui est adossé à l’or.
     L’argent dette : la dette américaine ne pourra jamais être remboursée et les dépenses gouvernementales deviennent hors contrôle, car l’oligarchie mondiale continue à s’opposer aux réductions qui peuvent frapper leurs intérêts. Cette impossibilité de remboursement est liée en fait à la nature même du dollar. Cette devise fiduciaire imposée aux lendemains de la Grande Guerre marquera le commencement de l’hégémonie américaine et détrônera l’étalon-or. Ce même dollar est aussi non- échangeable. Le dollar représente du crédit qui ne sera jamais remboursé. Depuis 1918, il a perdu, selon l’économiste James Turk 80% de sa valeur nominale, c’est donc une promesse déshonorée. Avant la création de la Banque Fédérale américaine en 1913, le dollar représentait une obligation de payer 1/20e d’once d’or. Les gens avaient la possibilité de déposer de l’or et d’obtenir en échange des billets et réciproquement. A cette époque son prix n’était pas de 20 $ l’once, il n’était qu’un taux de change.

    1. Partie II, monde multipolaire (Béhémot)
      Le Renminbi (Yuan) adossé à l’or : Il faut savoir que les 14 et 15 juin 2001 six pays (la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan) ont fondé l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) dans les buts de renforcer la confiance mutuelle et les relations de bon voisinage entre les États membres ; de faciliter la coopération entre ces États dans les domaines politique, économique et commercial, scientifique et technique, culturel et éducatif, ainsi que dans les domaines de l’énergie, des transports, du tourisme et de l’environnement ; de sauvegarder la paix, la sécurité et la stabilité régionale ; d’œuvrer à la création d’un nouvel ordre politique et économique international plus juste. Rejoints par l’Inde et le Pakistan le 9 juin 2017, les Pays de l’OCS ont décidé d’établir entre eux une coopération visant à lutter contre la politique néo-libérale mondialiste des néo-conservateurs américains, de remettre en cause l’hégémonie et la suprématie américaines qui visent à leur encerclement et à leur déstabilisation, à les empêcher d’émerger en tant que puissance concurrente et superpuissance. Surtout ils s’opposent au « nouvel ordre mondial » décrété par les États- unis à leur seul profit ; leur objectif est d’assurer la continuité d’un « monde
      12 – James Turks & John Rubin, L’Effondrement du dollar et de l’euro, et comment en profiter ; éditions Le Jardin des Livres.
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      multipolaire ». Ils ont dans cette perspective la volonté de remplacer le standard mondial du dollar par un nouveau système financier. « Le système unipolaire » est un système artificiel qui est fondé sur un seul grand centre de consommation financé par un déficit croissant, et donc de plus en plus de dettes, une monnaie de réserve et une domination de l’évaluation des actifs et des risques. Les États- unis produisent peu mais dépensent beaucoup. Ils s’approprient les exportations, les entreprises les actifs, les biens immobiliers en échange d’une monnaie de papier de valeur douteuse. Le point de friction est celui de la capacité qu’ont les États-unis de faire fonctionner indéfiniment la planche à billets. Le surplus des dépenses d’importation des consommateurs américains par rapport aux exportations, les rachats par les américains de quantités de sociétés étrangères et de biens immobiliers, les dépenses que le Pentagone effectue à l’étranger, tous ces dollars aboutissent dans les banques centrales étrangères

      1. Questions qui et pourquoi a permis la création d’une monnaie de réserve? »
        Avec la complicité de la FED, l’or de l’Allemagne est parti en Chine : Selon William Kaye, gestionnaire de Hedge fund à Hong Kong, la Fed ainsi que la Bundesbank, n’ont plus d’or dans leurs coffres. Kaye, qui a travaillé chez Goldman Sachs il y a 25 ans, parle également du véritable montant des réserves détenues par la Banque populaire de Chine (PBOC) (Source : Contrepoints, le nivellement par le haut, 22/07/2013).

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