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Les anges sont toujours là. Dévouement des gueux. L’infirmière qui était l’ange de Dien Bien Phu
 

Les nations sont vendues par les riches et sauvées par les gueux.

Mon pépé était en Indochine. Celui qui m’a appris qu’un homme averti en vaut deux et qu’un homme préparé en vaut 4.

En Indochine il y a en eu des gueux pour se sacrifier et sauver les riches.

En Indochine comme dans toutes les guerres que notre pays a mené ou subi, ce sont les gueux qui se sont sacrifiés pour sauver la nation notamment des erreurs presque systématiques de nos dirigeants.

Quelles que soient les époques, il y a une constante. Ceux qui dirigent nous dirigent toujours tout droit vers le précipice.

En Indochine Leclerc y va en 1946 et déclare : « J’ai recommandé au gouvernement la reconnaissance de l’État du Viêt Nam, il n’y avait pas d’autre solution. Il ne pouvait être question de reconquérir le Nord par les armes, nous n’en avions pas, et nous n’en aurions jamais les moyens. Rappelez-vous le Sud. Ici l’insuccès est certain… »

Il faudra une guerre sanglante pour que les mamamouchis de l’époque se rendent compte qu’il vaut mieux laisser l’Indochine devenir le Vietnam des Américains. Un jour je vous raconterai ce que m’a raconté le pépé sur les Américains.

En attendant, l’Indochine et la bataille de Dien Bien Phû ce fût des gueux comme Bigeard homme du peuple sorti du rang et devenu général, ce fût aussi le dévouement d’une femme appelée Geneviève de Galard et surnommée l’Ange de Dien Bien Phû… Une simple infirmière.

Geneviève de Galard obtient le diplôme d’État d’infirmière en 1950, puis réussit en 1952 le concours de convoyeuse de l’air au sein de l’Armée de l’air française.

À sa demande, elle est affectée en Indochine à partir de mai 1953, au cœur de la guerre qui oppose les forces françaises à celles du Việt Minh.

Stationnée à Hanoï, elle opère des évacuations sanitaires par avion à partir de l’aéroport de Pleiku. Maintenant c’est avec des TGV et des civières, mais l’approche reste la même. À partir de janvier 1954, elle participe aux évacuations de la bataille de Diên Biên Phu. Ses premières victimes transportées sont principalement des soldats souffrant de maladies. Mais à partir de mi-mars, la plupart d’entre eux sont des blessés de guerre. Parfois, les avions sanitaires de la Croix-Rouge doivent se poser au milieu des barrages d’artillerie viêt minh.

Le 28 mars 1954, le commandant Blanchet, qui est le commandant en second du groupe de transport Béarn, son équipage et Geneviève de Galard arrivent vers 5 heures 45 au-dessus de Diên Biên Phu. Le commandant tente d’atterrir sur la courte piste de Diên Biên Phu. L’atterrissage est trop long et le moteur gauche de l’avion est sérieusement endommagé. Les réparations ne pouvant s’effectuer sur place du fait des conditions (terrain inapproprié), l’avion est abandonné et, à l’aube, l’artillerie viêt minh le détruit ainsi que la piste, les rendant irréparables.

Geneviève de Galard se porte alors volontaire pour servir comme infirmière dans l’hôpital de campagne commandé par le docteur Paul Grauwin. Bien que le personnel médical masculin soit initialement hostile — la légende qui fait d’elle la seule femme dans le camp oublie le BMC d’une vingtaine de prostituées, essentiellement vietnamiennes mais également thaïlandaises et algériennes, qui devinrent aussi infirmières

Le 29 avril 1954, Geneviève de Galard est faite chevalier de la Légion d’honneur et est décorée de la Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs par le commandant du camp retranché de Diên Biên Phu, le général de Castries. Le jour suivant, pendant la célébration de la bataille de Camerone, la fête de la Légion étrangère, Geneviève de Galard est nommée légionnaire de 1re classe honoraire aux côtés du lieutenant-colonel Bigeard, commandant du 6e BPC.

Des prostituées de Diên Biên Phu à l’infirmière Geneviève de Galard, de l’Algérie à l’Indochine, les gueux sauvent les nations que vendent les riches.

Il n’a jamais manqué dans ce pays de « petites » personnes, de celles qui ne sont rien et qui sont pourtant si grandes.

J’en connais qui coûtent un pognon de dingue. Ils n’ont jamais été dans les hôpitaux mais toujours dans les Palais.

Ce dévouement est toujours là. Présent.

Qu’il leur soit rendu hommage.

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Charles SANNAT

Source: insolentiaeVoir les précédentes interventions de charles Sannat

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