
Voici ce que nous savons.
Depuis le mois de février, 30 à 40 millions d’américains ont été licenciés. Il y a quatre ou cinq millions de nouvelles demandes d’allocation chômage par semaine. Le taux de chômage réel est probablement supérieur à 20%, tandis que le taux d’activité diminue énormément. Dans des états comme celui d’Hawaî, le chômage se situe plutôt à 35%.
Les économistes de la Deutsche Bank prévoient une chute absolument stupéfiante de 40% du PIB américain pour le 2nd trimestre 2020. Pendant ce temps, des milliers de ménages et d’entreprises américains ont tout simplement cessé de payer leur loyer ou hypothèques le 1er mars et les faillites de grosses entreprises se sont répandues partout dans le pays. D’innombrables petites entreprises locales, dont beaucoup n’ont pas pu obtenir les nouveaux prêts SBA (Small Business Administration) récemment créés par le Congrès, ne rouvriront tout simplement plus, et quoi qu’il se passe au cours des prochains mois.Donc, bien que nous ayons une idée de la gravité des dégâts économiques qui ont eu lieu, nous pouvons seulement essayer de deviner le temps que durera cette crise sans précédent.Est-ce que le virus sera toujours une menace dans le temps, réel ou ressenti, dans les mois et années à venir ? Et si oui, combien de temps les gouvernements des états maintiendront-ils au moins partiellement les fermetures d’entreprises ? L’économie américaine connaîtra-t-elle une reprise en forme de V, comme le promet Larry Kudlow, le chef de file de l’administration Trump ? Est-ce que ce sera plutôt une reprise en forme de U, avec des mois ou des années de stagnation au plus bas ? Ou pire encore, une reprise en forme L sans aucun rebond du tout.
Si on regarde en arrière, la crise de 2008 fournit un très léger espoir d’une toute petite reprise plus tard cette année.
Prenons en compte cette analogie :
La métaphore des montagnes russes semble tellement bien convenir à la situation économique mondiale que nous n’allons pas nous en priver.
Le Congrès et la Fed tentent de surmonter cette crise économique en utilisant des mesures de relance gouvernementale en injectant des liquidités par l’intermédiaire des banques centrales. Mais la chute va être vertigineuse.Rappelez-vous en 2008, la vitesse avec laquelle le krach financier est arrivé. Quelque temps avant, c’était la banque Lehman Brothers, la première à sauter. Il a fallu quelques semaines, jusqu’au 29 septembre, pour que les investisseurs comprennent pleinement ce qui se passait et qu’ils envoient le Dow plonger à son plus faible niveau en une seule journée, ce fut historique.Mais le Dow Jones n’avait atteint son plus bas niveau qu’en mars 2009. Les neuf millions de pertes d’emplois ont mis 10 ans être récupérés. Les prix des logements aux Etats-Unis n’ont plongé qu’à partir de 2012.Les effondrements sont généralement bien plus brutales et rapides que les reprises ne le sont, pour la simple raison que produire est bien plus difficile que de détruire.
Bien que la Grande Récession de 2008 ait duré dix-huit mois officiellement, ses effets ont duré beaucoup plus longtemps et se font encore ressentir de nos jours.
Certaines cicatrices de cette époque sont particulièrement visibles chez les générations Y et les baby-boomers. D’un côté, les premiers ont eu beaucoup du mal à réussir professionnellement dans la société et de l’autre côté, d’autres ne sont pas parvenus à vivre décemment de leur retraite. Des millions de jeunes générations Y ont entrepris des études (avec une dette phénoménale) pour arriver sur le marché de l’emploi où l’offre ne correspondait pas à leurs ambitions; et des millions de retraités continuent de travailler en attendant peut-être d’être éligibles à la sécurité sociale. Désormais, les deux groupes doivent faire face à une nouvelle crise économique une décennie plus tard.
USA: à plus de 80 ans, ils sont toujours obligés de travailler et ils sont de plus en plus nombreux ! Croulant sous les dettes, près de 20% des jeunes adultes américains vivent chez leurs parents ou grands-parents
Quelle sera l’impact du gigantesque Krach financier de 2020 ? Ce qui est encore plus troublant dans ce cas de figure, c’est de savoir à quel point les fermetures d’entreprises imposées par l’état n’ont rien d’exagéré face à la menace réelle posée par le Covid-19. L’économiste Daniel Lacalle et moi-même tenterons de répondre à ces deux questions lors d’un webinaire en direct plus tard cette semaine, en particulier dans le contexte actuel, lié à l’action du gouvernement et des banques centrales.
La première étape qui permet de faire face à une crise, et quelle que soit cette crise, est d’essayer de comprendre la gravité qu’elle représente et ses conséquences.
Source: zerohedge
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Des milliers d’entreprises sur la planète qui sont centenaires, voire bi-centenaires et qui n’ont pas deux ou trois mois de trésorerie d’avance ????? On se fout de la gueulle des gens !
depuis le temps
@AbourayanBE
Un nid de fautes