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WARNING: Voici trois risques majeurs pour les banques européennes

Les mesures mises en œuvre par les gouvernements de la zone euro ont un dénominateur commun : une augmentation massive de la dette des gouvernements et du secteur privé. Il s’agit de plans de relance conséquents comme en Allemagne et en Espagne. L’objectif est de donner aux entreprises ainsi qu’aux ménages une certaine aide financière pour que ces derniers parviennent à passer le cap de ces mois de confinement et de permettre enfin à l’économie de se redresser fortement au cours du troisième et quatrième trimestre de l’année 2020. Ce pari, fondé sur une reprise économique rapide, pourrait cependant mettre le secteur bancaire européen dans une situation catastrophique alors qu’il se trouve déjà sérieusement en difficulté.

Les banques en Europe sont en bien meilleure posture qu’en 2008, mais cela ne signifie pas qu’elles sont solides et prêtes à prendre en charge des milliards de prêts risqués. Même si les banques européennes ont réduit leurs prêts non performants, le montant reste important, à savoir 3,3% du total des actifs selon la Banque Centrale européenne. Les entités financières seront également confrontées au cours des prochaines années à de faibles marges de revenus en raison des taux négatifs et d’un rendement des capitaux propres très faible.

Les deux principales mesures que les gouvernements ont utilisées dans cette crise sont d’importants prêts octroyés aux entreprises partiellement garantis par les états membres et d’importants programmes de subventions au sans emploi pour réduire le fardeau du chômage. Selon Eurostat et Bankia Research, près de 40 millions de salariés dans les grands pays européens bénéficient d’un régime de chômage subventionné. Des prêts représentant jusqu’à 6% du PIB de la zone euro ont été accordés pour permettre aux entreprises de traverser la crise. Alors, que se passera-t-il si la reprise était faible et que les chiffres de croissance des troisième et quatrième trimestres déçoivent, comme je pense que ça va arriver ? Premièrement, la hausse des prêts non performants pourrait faire augmenter le montant à 6% du total des actifs du secteur bancaire, soit 1 200 milliards d’euros. Deuxièmement, jusqu’à 20% des chômeurs subventionnés vont probablement se retrouver au chômage complet, ce qui pourrait augmenter considérablement le risque du secteur des prêts hypothécaires et personnels.

Les banques pourraient être confrontées à un tsunami de problèmes lorsque ces trois facteurs entreront en collision en même temps :

  1. Augmentation des prêts non performants
  2. Pression déflationniste d’une crise persistante
  3. Le maintien des taux négatifs par la banque centrale, ce qui détruit la rentabilité bancaire

Nous nous attendons à une augmentation du ratio Dette/EBITDA des plus grandes sociétés du Stoxx 600 passant de 1,8 actuellement à 3. Cela signifie que les banques peuvent faire face à une envolée de défauts de paiement, affaiblissant du même coup la solvabilité ainsi que la liquidité dans la grande majorité de leurs actifs (prêts) tout comme les pressions déflationnistes qui impactent l’économie, avec un affaiblissement de la croissance, obligeant la banque centrale à mettre en œuvre des mesures d’injections de liquidités inutiles ainsi que de dangereuses réductions de taux.

La combinaison de ces trois problèmes peut générer un risque de crise financière créée en utilisant massivement le bilan des banques pour faire face au sauvetage de tous les secteurs possibles. Cela pourrait réduire à néant l’amélioration du bilan des entités financières réalisée lentement et péniblement au cours de la dernière décennie voire même détruire ces efforts en quelques mois seulement.

Le fait d’affaiblir le bilan des banques et de cacher un risque plus important à l’aide de taux inférieurs au sein même de leur propre bilan peut être une politique extrêmement dangereuse à long terme. Les gouvernements ont poussé les banques à accorder des prêts aux entreprises et aux ménages dans un contexte financier extrêmement délicat, ce qui pourrait leur revenir en plein face tel un boomerang et frapper l’économie européenne où 80% de l’économie réelle est financée par le secteur bancaire, selon la BCE.

Les gouvernements auraient dû prendre des mesures plus prudentes et faire face à la crise du Covid-19 avec des réductions d’impôts et des subventions et pas tant par des prêts massifs, même si ceux-ci sont partiellement garantis par les états. Si la crise de la dette souveraine se réenclenchait, il y aura un quatrième risque qui pourrait nuire aux banques ainsi qu’au financement de l’économie réelle.

Charles Gave: « Le système bancaire italien est en faillite ! » Gaël Giraud: « Alors que nos banques continuent de répéter qu’elles vont pour le mieux… En réalité, la FAILLITE est à l’horizon de plusieurs d’entre elles à l’automne ! »

La réponse des banques à cette crise a été positive mais sans doute trop tôt et clairement, elles prennent trop de risques à des taux extrêmement faibles. Jusqu’à présent, les entités financières sont prudentes en ayant constitué d’importantes provisions afin de renforcer le bilan. Cependant, ces provisions pourraient être amenées à devoir être doublées au cours des prochains trimestres.

Prendre des mesures pour éviter de créer une crise financière en raison de ces politiques monétaires extrêmes sera essentiel afin d’éviter un problème bien plus important en 2021 – 2022.

Source: zerohedge

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Poujade51
Poujade51
4 mois plus tôt

La vérité c’est qu’en votant en assemblée l’éradication des règles prudentielles, en légiférant pour que les banques prêtent sans mettre en réserve la moindre somme de prudence pour le cas où ça se passerait mal (on vient même de l’éradiquer complètement cette réserve aux USA dernièrement) et bien voilà ce qui arrive ! Mais le gouvernement n’est pas le seul fautif, les citoyens qui accordent leur votes à ces députés et qui ne regardent jamais ce qui est vôté à l’assemblée en leur nom sont aussi coupables qu’eux : plus ils font de conneries et moins ils leur demandent de… Read more »

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