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La crise du coronavirus a encore intensifié la guerre contre le cash – Partie 1/2
 

Entre argent « sale » et confinement, la crise du Covid-19 n’a pas rendu service à l’argent liquide. Attention à ne pas aller trop vite en besogne, cependant : la dématérialisation de la monnaie n’est pas exempte d’inconvénients…

Le bilan de la crise du coronavirus est déjà particulièrement lourd. Elle a causé des dommages profonds à nos sociétés ainsi qu’à nos économies. L’étendue de ces dommages reste encore difficile à discerner pleinement. Nous avons déjà pu observer son impact délétère sur la productivité, le chômage, la cohésion sociale et les divisions politiques.

Cependant, une autre tendance inquiétante s’est accélérée, avançant masquée derrière le voile de la peur et de la confusion qui se sont répandues dans le contexte de la pandémie : la guerre contre le cash, contre l’argent liquide, qui progressait déjà depuis près d’une décennie, s’est intensifiée drastiquement au cours des derniers mois.

Le « problème »

Depuis quelques années, alors qu’on assistait à une escalade de la guerre contre l’argent liquide, il est devenu courant d’entendre certains arguments ou certaines « raisons » pour l’abandon de la monnaie-papier, au profit d’une économie basée exclusivement sur une monnaie numérique.

Ces arguments ont été répétés encore et encore dans la plupart des pays occidentaux et par d’innombrables personnalités institutionnelles. « L’argent liquide est utilisé par les terroristes, les blanchisseurs d’argent sale et les criminels » est probablement l’argument qui a le plus souvent été repris. Il a été largement employé au cours de la plupart des débats autour de la transition numérique.

Il y a quelques années, il a également été utilisé par Mario Draghi pour défendre la décision de supprimer les billets de 500 euros. Nous n’avions eu aucune information spécifique ou statistique concernant le nombre de terroristes utilisant réellement ces grosses coupures, en revanche nous savions que de nombreux citoyens respectueux de la loi les utilisaient pour épargner, ainsi que les propriétaires de petites entreprises pour la gestion de leur trésorerie.

A présent, en revanche, la crise du coronavirus a permis aux opposants à l’argent liquide de donner une toute nouvelle tournure au débat et d’introduire de nouveaux arguments en faveur d’une économie digitalisée.

Nouvelles peurs et vieilles ficelles

Même au stade précoce de la pandémie, lorsque personne n’avait réellement de connaissances concrètes concernant le virus et son mode de transmission, les médias plantaient déjà les graines de peurs nouvelles avec des reportages à sensation et des interviews de personnalités politiques et institutionnelles jouant sur les peurs des gens.

L’idée insidieuse selon laquelle « vous pouvez être contaminé par le coronavirus en manipulant de l’argent liquide » a peut-être été diffusée prématurément, mais elle est néanmoins restée ancrée dans l’esprit de la plupart des gens.

Ceci est bien entendu parfaitement compréhensible étant donné le niveau extrêmement élevé d’incertitude et d’anxiété au sein du grand public. Vouloir éliminer les menaces potentielles est un instinct naturel, de même que le désir de reprendre le contrôle de nos vies, au moins jusqu’à un certain degré, après que l’arrêt de l’économie mondiale nous a jeté dans le chaos le plus complet.

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Un autre facteur majeur qui a concrètement favorisé l’abandon de l’argent liquide était d’ordre purement pratique. En raison des mesures de confinement et des nouvelles règles de « distanciation sociale » qui ont été imposées à travers le monde, il est devenu difficile d’utiliser l’argent liquide, même pour ceux qui le souhaitaient réellement, ou qui n’avaient pas d’autre moyen de paiement, comme c’est le cas de milliards de personnes.

Avec la fermeture obligatoire des magasins, parallèlement à l’augmentation du nombre de sites de vente en ligne proposant un service de livraison sans contact (de façon optionnelle ou obligatoire), les paiements en liquide ont très rapidement laissé la place aux paiements électroniques.

La non-bancarisation reste réelle

Pour la plupart d’entre nous qui avons accès à des services bancaires en ligne, qui disposons d’une carte de paiement et autres services de paiement électronique, cela n’a pas posé de réel inconvénient et nous n’y avons probablement même pas réfléchi.

Cependant, pour nombre de nos concitoyens, ce fut un sérieux problème qui dans certains cas les a empêché d’accéder à des biens de première nécessité. Contrairement aux promesses flamboyantes de l’économie numérique d’inclusion financière et de simplicité, le fait est qu’il y a encore des millions de personnes qui n’ont tout simplement pas accès à ce « meilleur des mondes ».

D’après les statistiques de la Banque mondiale, il existe 2,5 milliards de personnes non bancarisées à travers le monde, avec une concentration particulièrement élevée dans les pays en voie de développement.

Dans les pays occidentaux également, il existe une part importante de la population qui n’est pas bancarisée et/ou n’a pas accès à des solutions de paiement électronique, pendant que les plus âgés continuent souvent d’avoir des difficultés pour utiliser les technologies numériques.

Pour ces milliards de personnes, l’argent liquide est le seul moyen d’épargner, de réaliser des transactions et de satisfaire leurs besoins vitaux.

La « solution »

L’argent liquide étant présenté non seulement comme un danger pour la société et la sécurité nationale, mais aussi comme un risque sanitaire en raison du coronavirus, le mouvement en faveur des alternatives numériques s’est considérablement accéléré au cours des derniers mois.

Les organisations internationales aussi bien que les gouvernements ont activement encouragé et participé à ce mouvement, parfois au travers de recommandations officielles, parfois au travers l’application brutale de nouvelles réglementations et directives qui ne laissent pas réellement de place à la liberté de choix des citoyens.

La suite dès demain…

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