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Philippe Herlin: « L’or, un actif décentralisé, et c’est ce qui fait sa force ! »

Plusieurs éléments concourent à la valeur du bitcoin : être un moyen de paiement, de quantité limitée (pas plus de 21 millions d’unités) et surtout – parce que sinon les qualités précédentes perdraient leur intérêt – sa décentralisation. Personne ne peut mettre la main dessus pour le contrôler, il n’existe pas un serveur central qu’une puissance hostile pourrait accaparer, la base de données des transactions (la blockchain) est au contraire partagée en plusieurs milliers d’exemplaires sur le réseau.

Il en va de même pour l’or, qui a servi de modèle à la cryptomonnaie, qui s’est inspirée de ses qualités (moyen de paiement, quantité qui augmente peu d’année en année tant il est rare dans la croûte terrestre). Plus exactement, il y a depuis toujours un balancement, un conflit parfois, entre sa décentralisation et sa centralisation.

Au Moyen Âge, les pièces d’or que l’on avait dans sa bourse, ou dans son coffre, étaient notre possession exclusive. Mais, contrairement aux apparences, la décentralisation n’était pas complète car les États et les principautés avaient très souvent la fâcheuse tendance à réduire le pourcentage d’or dans les pièces qu’ils mettaient en circulation. On se retrouvait donc dépossédé d’une partie de son métal précieux, et cela se traduisait par une augmentation des prix (la monnaie perdant de la valeur).

Avec l’invention de la banque, la généralisation du crédit lors de la Révolution industrielle, et la mise en place de l’étalon-or, la centralisation a fait un bond en avant. Désormais, on ne manipulait quasiment plus d’or (hormis quelques pièces) mais des billets de banque, que l’on pouvait formellement échanger contre de l’or si on le souhaitait. L’or se trouvait dans les banques. Le piège s’est refermé lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, lorsque les États belligérants ont suspendu la convertibilité pour faire tourner la planche à billets afin d’alimenter l’effort d’armement (notons que c’est précisément pour cela que la guerre a duré si longtemps. S’ils avaient dû se financer par l’or, les pays auraient arrêté le conflit au bout de quelques mois. Rappelons que Louis XIV a vendu l’argenterie de Versailles pour guerroyer contre les Pays-Bas).

Durant l’entre-deux-guerres, la centralisation atteint son paroxysme avec les régimes totalitaires (Union soviétique, régime nazi) qui interdisent carrément la détention d’or, suivis en cela, tragiquement, par les États-Unis de Roosevelt (la confiscation de l’or en 1933). Une centralisation complète « tue » l’or : l’État peut alors le faire disparaître de la circulation (régimes totalitaires), ou le manipuler (tentatives de rétablir l’étalon-or dans les années 20 et 30) sans qu’un véritable prix de marché existe, ce qui fait dysfonctionner le marché monétaire.

L’après-guerre ne change pas grand-chose, les accords de Bretton Woods maintenant ce modèle d’un or centralisé. Paradoxalement, la fameuse intervention télévisée de Richard Nixon le 15 août 1971, proclamant la fin de la convertibilité entre l’or et le dollar, redonne sa chance à la décentralisation de l’or. Les États s’en désintéressent et les particuliers se rendent compte qu’il protège très efficacement contre l’inflation qui apparaît dans les années 70. Les gouvernements étaient convaincus qu’il deviendrait une matière première comme les autres. Erreur complète, il devient un actif de choix pour les épargnants. Les taux zéro et la planche à billets à partir de 2000 renforcent cet intérêt, et la période actuelle, avec la crise du coronavirus, encore plus.

Mais attention, la « décentralisation » ça veut dire posséder son or en propre. L’or papier, les ETF, c’est de l’or centralisé (dans les banques) dont vous ne possédez qu’un droit de propriété, quelque chose de très fragile, surtout en période de crise. S’il est stocké dans un coffre de banque c’est mieux, mais le risque est non négligeable (faillite de la banque, survenue d’un pouvoir confiscateur), de même que de le garder chez soi, pour des risques évidents de vol. Le coffre d’une société non bancaire situé dans un pays garantissant le droit de propriété, voici la meilleure « propriété » possible.

Bien sûr, l’or reste en partie centralisé, dans les banques centrales qui, pas folles, l’ont gardé (hormis quelques-unes qui en ont vendu une partie), et même certaines en acquièrent (en Asie, au Moyen Orient). L’hyperinflation menace, et l’effondrement qui va avec, nous le savons, avec les banques centrales qui font tourner comme jamais leurs planches à billets. Ensuite, peut-être reviendrons-nous à l’étalon-or… Faudra-t-il alors rapporter son or en échange de billets ? Non, on ne se fera pas avoir deux fois. Il faudra garder son or, il faudra maintenir, au moins en partie, sa forme décentralisée pour préserver sa valeur, et pour garantir notre liberté.

Source: or.fr

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Clint
Clint
1 mois plus tôt

 L’or est la seule divinité qu’on encense.

Lucide
Lucide
1 mois plus tôt
Reply to  Clint

Non celle de l’âme est au dessus. C’est juste que c’est pas encore vraiment la préoccupation de beaucoup.

Gilles Saers
Gilles Saers
1 mois plus tôt
Reply to  Lucide

j’aime beaucoup ce qu’énoncent ces deux lignes…. même si je suis cartésien… il est pour ma part admis que la logique de l’irrationnel vaut bien celle du raisonnement, puisque l’essentiel demeure dans la justesse de l’analyse…. Pour en venir au sujet de fond de l’article, je pense qu’en économie l’essentiel résulte moins de la valeur des choses (matière ou autre), que de la capacité que possède le marché de les acquérir… En ce sens, la préoccupation première devrait être de s’effrayer de l’affaiblissement croissant du potentiel d’achat des individus… A mon sens, tout investisseur quel qu’il soit devrait résumer son… Read more »

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