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Au Venezuela, la pénurie de nourriture jette les manifestants dans la rue
 

venezuela-manifestantsL’homme agite des billets: je fais quoi avec cet argent ?. Avec des dizaines d’autres personnes, ce retraité bloque une avenue de Caracas pour protester contre la pénurie d’aliments. Une scène qui se multiplie dans un Venezuela en crise.

José Salazar explique à l’AFP qu’il est en quête de nourriture pour lui, ses enfants et petits-enfants dans les supermarchés. Mais il n’y en a pas, se lamente-t-il.

Mercredi, trouvant à nouveau des rayons vides, des Vénézuéliens de tous les âges ont spontanément fait éclater leur colère contre le gouvernement et le président socialiste près du quartier populaire de Petare. Dehors Nicolas Maduro!, Référendum!, scandaient-ils, en référence au processus en cours visant à révoquer le chef de l’Etat.

L’opposition vénézuélienne a obtenu mardi le premier feu vert des autorités électorales à l’organisation de ce référendum révocatoire, premier pas d’un long processus pouvant mener à de nouvelles élections.

Tairon Rincon, un autre manifestant, réclame au président Maduro de trouver une solution. On a faim, on veut de la nourriture: chère ou pas, importée, peu importe mais il faut qu’il y en ait !.

Peu après, ils sont dispersés par les forces de l’ordre à l’aide de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc.

Quelques heures plus tard, à Los Ruices, quartier de classe moyenne de la capitale, une autre avenue a été prise d’assaut par des manifestants.

Ces mobilisations improvisées sont devenues quotidiennes dans plusieurs villes du pays. L’Observatoire vénézuélien de la conflictualité sociale, une ONG, a dénombré 254 pillages ou tentatives au cours des cinq premiers mois de l’année et 172 manifestations contre le manque d’aliments, pour le seul mois de mai.

Dans un Venezuela en pénurie des produits les plus basiques, voir arriver tous les 21 jours un sac du gouvernement contenant du riz, du lait et des haricots devrait être une bonne nouvelle. Mais dans ce pays sous tension, la polémique n’a pas tardé.

Pneus tout lisses

Pas assez garnis, distribués au compte-gouttes et en fonction des préférences politiques: une pluie de critiques s’est abattue sur ces sacs, distribués depuis avril via des comités de citoyens appelés Clap (Comités de fourniture et de production). L’idée du président socialiste Nicolas Maduro était de contourner la contrebande, responsable selon lui des rayons quasi vides des supermarchés.

Ils sont craints, mais les Clap sont les fers de lance du système agroalimentaire, s’est justifié mercredi le ministre de l’Alimentation, le général Rodolfo Marco Torres.

En 24 heures, la presse locale a signalé ce type de protestations aux quatre coins du Venezuela: dans les villes de Valera (est), de San Juan de los Morros (centre), Porlamar (ouest), et Maturin (ouest).

Selon l’Observatoire vénézuélien de la conflictualité sociale, entre janvier et mai, le pays a été le théâtre de 2.779 manifestations liées aux différentes pénuries (aliments, médicaments, etc.) ou lacunes des services publics (eau, électricité).

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A cinq kilomètres des manifestants dispersés par la police mercredi, les conducteurs d’autobus sont descendus dans la rue avec leurs véhicules pour réclamer des pièces détachées devant le ministère des Transports.

Maintenant, on a des problèmes avec les batteries, les pneus, l’huile, le prix de l’essence a été augmenté… Ca ne fonctionne plus, déclare à l’AFP Alfonso Rangel, chauffeur de bus.

Le Venezuela affiche déjà la pire inflation au monde, 180,9% en 2015. Le chiffre grimpera à 700% cette année, selon le Fonds monétaire international (FMI).

Les pneus manquent, plus de 70% des véhicules sont paralysés (…) leurs pneus sont tout lisses (…) en continuant à rouler, on joue avec la vie des usagers et la nôtre, ajoute son collègue José Luis Montoya.

Certains des conducteurs avaient placé des panneaux où l’on pouvait lire où sont les pneus et les batteries, M. le ministre?.

Le gouvernement se défend en expliquant que le Venezuela est victime d’une guerre économique quotidienne, d’une pénurie provoquée, d’une monopolisation des produits, selon le vice-président Aristobulo Isturiz, qui tient les chefs d’entreprise de droite pour responsables de la crise.

Source: romandie

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Christophe Morestin
4 années plus tôt

Bientôt en Europe enfin les Cinq pays du culte du €…………

darkcity
darkcity
4 années plus tôt

Un gouvernement qui, depuis temps d’année, ne se plie pas aux maitres de Washington ?
On affame le pays.
et le gouvernement sautera.

Gus
Gus
4 années plus tôt

Ce sont les capitalistes qui sont responsables de la situation
http://b-tornare.overblog.com/2016/06/venezuela-un-autre-regard.html

Kelevra Strike
4 années plus tôt

c est beau le socialisme

Vincent Serveille
4 années plus tôt
Reply to  Kelevra Strike

Beau mais pas Magique….

channy
channy
4 années plus tôt
Reply to  Kelevra Strike

Quand les ventres sont vides il n y a plus de libéralisme , ni de socialisme…Attendez que cela arrive en Grance..et vous verrez que les récentes manifestations contre la loi travail ressembleront à une réunion entre potes

censurer
censurer
4 années plus tôt
Reply to  channy

Le deuxième gisement pétrolifère mondiale !
Affamée le peuple la dictature arrive au galop .
La France dispose de super-marchés, livrer en flux tendue avec 3 jours de réserve tout au plus.
Une pénurie deviendrai réel ,avec le blocage des axes routier où la grivèlerie des super centres régionaux de ravitaillement des hypermarchés

Eric Archambault
4 années plus tôt
Reply to  Kelevra Strike

Vrai. Le socialisme n’est qu’un de leur pion sur leur échiquier. http://www.marie-julie-jahenny.fr/des-pions-sur-l-echiquier.pdf

Nadine Christine Durand
4 années plus tôt
Reply to  Kelevra Strike

derrière tout ceci il y une volonté manifeste des pays étrangers investisseurs privés qui veulent reprendre le contrôle du Venezuela , pour atteindre les objectifs que lancent les financiers ils s’attaquent à l’intérieur des forces politiques du pays

Jocelyne Nieradka-Litwin
4 années plus tôt
Reply to  Kelevra Strike

Madeleine Philippe / Exact Madeleine, ce qui est regrettable c’est de voir comme les gens s’évertuent à regarder le doigt quand il faudrait regarder la lune. Washington adore ce jeu et les masses foncent tête baissée… il n’est que de voir les commentaires ici ! Les usa s’acharnent systématiquement sur les pays qui possèdent quelque chose à voler et qui résistent. Pauvre peuple vénézuélien qui souffre et qui se trompe d’ennemi !

Kelevra Strike
4 années plus tôt
Reply to  Kelevra Strike

c est facile de reperer les anes endoctrines par le socialisme le plus abject, le plus vils et le plus cretins, ils parlent tous de complots, des usa, et des voleurs, qu est ce qu ils sont contents d avoir le grand leader hollandismo en france qui va faire de notre pays le venezuela, c est d ailleurs comme cela que l on repere un sociaslite, c est toujours la faute des autres, c est la constante du sociaslisme

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