
D’après la prévision médiane de 23 experts sondés par l’AFP, la croissance du produit intérieur brut (PIB) chinois a ralenti l’an dernier à 6,7%, après avoir trébuché à 6,9% en 2015.
Ce serait le plus faible taux de croissance de la deuxième économie mondiale depuis 1990, mais conforme aux anticipations du régime, qui visait une croissance entre 6,5% et 7%.
Le chiffre officiel, publié vendredi, sera scruté de près en dépit d’une fiabilité contestée: le géant asiatique représente 30% de la croissance planétaire et reste la première puissance commerciale.
Le président Xi Jinping s’est d’ailleurs fait mardi, à Davos, le chantre de la mondialisation, rappelant que la Chine «contribuait» à la prospérité du globe.
Certes, Pékin maintient les apparences: après une croissance de 6,7% sur chacun des trois premiers trimestres de 2016, les analystes attendent une nouvelle stabilisation (+6,7%) sur octobre-décembre.
Mieux: les prix sortie d’usine progressent à un rythme inédit depuis cinq ans –de bon augure pour la demande– et la production industrielle comme manufacturière a accéléré.
Mais à quel prix? Les piliers de l’économie chinoise sont fragiles: une embardée du crédit alimentée par des taux accommodants, des dépenses publiques fortement accrues dans les infrastructures et surtout une envolée du marché immobilier, observe Claire Huang, analyste à la Société Générale.
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