
« Communication acrobatique »
Mais la BCE devra aussi reconnaître les risques qui s’accumulent sur l’économie européenne et montrer qu’elle est prête à réagir si besoin. «La communication de la BCE sera assez acrobatique», résume Gilles Moëc, chef économiste Europe de Bank of America Merrill Lynch.
La BCE condamnée à faire tourner la planche à billets tant que l’explosion de l’euro sera perçue La taille du Bilan de la BCE continue de croître dangereusement et atteint désormais près de 4663 milliards €, soit 41,6% du Pib de la zone euro
Parmi la série de facteurs qui menacent l’économie figurent la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis ou encore le scénario d’un «hard Brexit», à l’approche de la date-butoir du 29 mars et alors que Theresa May a repoussé lundi le vote de l’accord négocié avec Bruxelles au Parlement britannique. »
Mais ce n’est pas tout…
Crise italienne, espagnole, grecque… et française !!
En cessant les rachats de dettes sur les marchés, chaque pays va devoir trouver suffisamment d’investisseurs pour refourguer des dettes qui n’inspirent plus forcément confiance.
Que vont donc devenir les taux italiens, espagnols, portugais et évidemment grecs ou bien encore français ?
Pento: “La hausse des taux entraînera un chaos sur l’ensemble des marchés boursiers mondiaux” Charles Sannat: “Voilà pourquoi le krach obligataire va avoir lieu et pourquoi il est inéluctable.”
En cessant son QE au 31 décembre 2018, les taux de la zone euro devraient se remettre à diverger et cela pourrait très vite poser des problèmes très importants, comme la montée incontrôlée des taux d’intérêt.
Si les taux sont bas actuellement, ce n’est pas tant parce que les taux de la BCE sont à zéro, que la BCE rachète toute la dette émise par les États : en agissant ainsi, elle augmente artificiellement la demande d’achat de dettes et fait donc baisser le prix de l’argent et de la dette.
En cessant ses achats d’actifs, elle va laisser le marché plus autonome.
Cette phase de normalisation, qui devrait voir passer des marchés obligataires essentiellement manipulés à des marchés obligataires plus libres, risque de poser de gros problèmes, surtout si à cela vient se rajouter des problèmes sociaux comme en France, politiques comme en Italie, les élections européennes qui sont tendues… ou encore un krach financier.
La BCE risque donc de reprendre assez rapidement ses achats d’actifs, tout comme la FED ne semble pas pouvoir monter ses taux d’intérêt au-delà de 3,5 %, seuil à partir duquel l’insolvabilité généralisée guette.Bref, face, on n’est pas bien ; pile… ce n’est pas mieux.Il va donc falloir surveiller les taux européens, pays par pays, avec une grande attention dans les 3 prochains mois.Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !
Charles SANNAT
Source: insolentiae – Voir les précédentes interventions de Charles Sannat



Ah, bon, il y a d’autres acheteurs que la BCE????? Foutaise…!!!!