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Bill Bonner: Une collection de désastres
 

Un séjour en Union Soviétique permet de constater les dommages causés par le socialisme : les accords gagnant-perdant ne fonctionnent jamais.

Le gestionnaire de hedge fund Ray Dalio est d’avis qu’il faut réparer le capitalisme. Idem pour le New York Times et le Financial Times.

Bernie Sanders et AOC veulent s’en débarrasser définitivement. La plupart des gens – dont Donald Trump, les républicains et les démocrates, l’ignorent purement et simplement.

Presque personne ne l’aime. Sauf nous.

Le capitalisme est un non-système. Il est ce qui se produit lorsqu’on laisse les gens passer des accords gagnant-gagnant entre eux… tout en respectant les codes fondamentaux de la civilisation – la propriété privée, le langage, l’argent, les échanges coopératifs.

L’industrie financière, les fonds d’investissement, les options, les IPO et tout l’attirail du “capitalisme” moderne ne sont que des variations sur un même thème.

Mais tout le monde ou presque veut la richesse, le pouvoir et le statut… sans prendre les risques ou se donner le mal de travailler pour les obtenir.

Les gens s’allient donc aux autorités, qui offrent de l’argent facile sous la forme de subventions, emplois, contrats, protections douanières, recettes fiscales, réglementations, prêts à taux bas, argent factice, soins de santé et bien d’autres choses encore.

Les autorités n’offrent qu’une seule sorte d’accord – gagnant-perdant – appuyé par des armes et des munitions. Le socialisme n’est qu’une variété de ces accords gagnant-perdant.

Le socialisme vu de près

Nous avons pu voir de près l’expérience socialiste des Soviétiques. Nous avons fait un voyage en Europe de l’est au milieu des années 1970.

A l’époque, de nombreuses personnes pensaient encore que l’Union Soviétique était une success story. Le Prix Nobel Paul Samuelson pensait qu’elle dépasserait les Etats-Unis dès 1984.

Il ne fallait pas passer beaucoup de temps sur place pour voir à quel point il se trompait.

Les routes étaient lamentables ; il n’y circulait quasiment aucun véhicule privé. Les gens voyageaient en train, en bus ou en avion.

Lorsqu’ils arrivaient dans une ville, ils logeaient dans un hôtel géré par le gouvernement – généralement un bâtiment gigantesque, laid et délabré à proximité de la gare.

Si vous vouliez loger dans un endroit correct, le mieux était encore de se tenir devant l’hôtel et d’attendre que quelqu’un vous aborde.

“Tu veux chambre ?” venait vous demander un homme baraqué, jetant des regards nerveux aux alentours comme s’il vendait de l’héroïne.

“Oui”.

“Combien ?”

Pour quelques dollars, on nous offrit une chambre dans la maison de l’homme. Nous avons dîné avec la famille, et partagé leur petite salle de bains rudimentaire. Nous avons dormi dans un lit qui avait probablement servi à son propriétaire la veille. Ce n’était pas grand’chose mais c’était mieux que l’hôtel.

Il n’y avait de restaurants que dans les grandes villes. Vous imaginez le goût de la nourriture.

Il y avait des magasins dans lesquels acheter de la nourriture, mais ce n’était pas facile. Pas de rayons où les marchandises étaient exposées et où l’on pouvait choisir ce que l’on voulait. A la place, on se présentait au comptoir et on demandait à un vendeur grossier ou indifférent ce que l’on voulait.

“Une boîte de haricots”, par exemple. Pas de marques. Pas de choix. Et généralement pas de haricots.

Une collection de désastres

Si la richesse est simplement la capacité de choisir ce que l’on souhaite consommer, où l’on veut vivre et ce que l’on veut faire… le socialisme soviétique était une vaste collection de désastres.

Il n’y avait quasiment aucun choix. Souvent, les objets de première nécessité devaient être achetés au marché noir.

L’individu moyen vivait dans la pauvreté, dans un appartement bondé et mal chauffé qui lui avait été assigné par le gouvernement. Il devait généralement partager son logement avec une autre famille. Et les autorités tentaient d’associer des familles aussi peu compatibles que possible, afin qu’elles ne s’entendent pas pour comploter contre l’Etat.

Il n’y avait aucun moyen de s’en sortir – sinon en rejoignant le parti communiste, en dénonçant ses voisins et en grimpant ainsi les échelons.

La richesse privée et indépendante était hors la loi. On ne pouvait pas lancer sa propre entreprise. On ne pouvait pas changer de travail sans permission. On ne pouvait pas acheter de voiture, de télévision, de téléphone sans de longs délais et, comme toujours, l’approbation du gouvernement.

Tous les accords étaient gagnant-perdant, et chacun d’entre eux faisait reculer l’économie un peu plus encore. La valeur réelle de sa production déclinait et les gens se faisaient de plus en plus pauvres.

Nous sommes revenu en Russie 16 ou 17 ans plus tard. A ce moment-là, même les élites avaient abandonné ; l’expérience soviétique était terminée… et nous avons pu voir ce qu’elle avait engendré.

Aussi dure qu’ait été la vie dans les années 70, elle l’était plus encore au début des années 90. A ce moment-là – c’est-à-dire après 70 ans d’accords gagnant-perdant, il ne restait rien que les débris d’une économie ruinée.

Les bâtiments s’effritaient (les Soviétiques avaient économisé en utilisant trop peu de ciment et trop d’eau). Des mauvaises herbes poussaient dans les parcs.

Les trottoirs se fissuraient. Les tuyaux explosaient.

Un marché aux puces russe

Cette fois-là, nous logions dans un grand hôtel “d’affaires”. La pression de l’eau était si basse que rien ne sortait des robinets au 12ème étage.

Ils nous déménagèrent donc au huitième étage. N’ayant toujours pas d’eau, nous fûmes relogé au deuxième.

Nous nous sommes posé la question : les chambres des étages supérieurs étaient-elles réservées à ceux qui ne se plaignaient pas… ou ne se lavaient pas ?

Mais au début des années 90, les marchés faisaient leur retour en Russie. Les gens se débarrassaient de leurs reliques soviétiques et se remettaient au travail.

Dans l’un des marchés de Moscou, par exemple, on trouvait des milliers de vendeurs, chacun ayant son petit lopin où étaient exposés quelques objets pathétiques.

Cela ressemblait à un gigantesque marché aux puces, où les objets les plus populaires provenaient du pillage des stocks militaires. On pouvait acheter un fusil, un casque… ou une paire de chaussures.

Un homme en particulier se tenait toute la journée devant une unique paire de bottes… qu’il offrait pour 1$.

Cela montre bien les dégâts qu’a causé le système socialiste soviétique lorsqu’il s’est enfin effondré. Les bottes étaient bien faites, très solides et lourdes. Elles auraient valu au moins 100$ en Occident. Mais là, le pauvre homme était ravi de les vendre un seul dollar – et n’hésitait pas à rester debout dans le froid toute la journée pour l’obtenir.

(Il s’avéra que les bottes nous allaient parfaitement : nous les portons encore).

Toutes les expériences gagnant-perdant du XXème siècle se terminèrent de la même manière. Plus elles étaient socialistes, plus vite elles faisaient faillite.

Escroqueries et manipulations

Attendez un peu. La France, le Danemark, la Suède – tous ces pays sont censés être “socialistes” à divers degrés. Comment se fait-il qu’ils n’aient pas fait faillite ?

La réponse est simple : parce qu’ils ne sont pas vraiment socialistes. Comme les Etats-Unis, ils interviennent lourdement dans l’économie.

Ils ont mis en place de généreux filets de sécurité pour rattraper les malchanceux et les imprudents. Mais ils considèrent – sagement – la partie socialiste de leurs économies comme un centre de coûts, non de profits.

Ils tendent donc à limiter leurs gabegies “socialistes” à ce que leurs industries capitalistes peuvent se permettre.

Le magazine The Economist décrit les pays scandinaves comme était “de solides partisans du libre-échange qui résistent à la tentation d’intervenir même pour protéger les fleurons de leurs économies”.


La Foundation for Economic Education ajoute :

“C’est peut-être pour cette raison que le Danemark, la Norvège et la Suède font partie des pays les plus mondialisés de la planète. Ces pays font aussi partie des 10 pays où il est le plus facile de faire des affaires”.

En d’autres termes, le socialisme est toujours un poids pour l’économie. Les économies “socialistes” prospères se limitent à ce qu’elles peuvent se permettre.

Les Etats-Unis ont eux aussi abondance de programmes “socialistes”. Renflouages de banques et de grandes entreprises, mainmise sur le secteur des prêts immobiliers, contrôle quasi-total de l’industrie médicale, réglementations contraignantes pour de nombreux autres secteurs… et un système financier corrompu par l’argent factice et les taux d’intérêt bidon.

Pris ensemble, ces escroqueries et manipulations rendent les USA plus “socialistes” que la Norvège, le Danemark ou la Suède…

… et pourraient faire que les Américains seront les premiers à pleurer.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit


bonnerBill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.
En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir dans en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.
Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

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