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Depuis l’élection de Donald Trump, la valorisation des marchés US a progressé de plus de 5.000 milliards de dollars
 

Il y a un an, nous avions assisté au plus grand miracle de l’histoire politique, et depuis, nous avons également été témoin de l’un des plus grands miracles de toute l’histoire financière. Le 8 novembre 2016, le Dow Jones clôturait à 18.332,74 points. Mercredi dernier, soit un an plus tard, il clôturait à 23.563,36 points. Depuis que Donald Trump a été élu, la valorisation des marchés américains a progressé d’environ 5.400 milliards de dollars, et je crois que nous n’avions jamais rien vu de tel auparavant. Alors Donald Trump est-il responsable de ce rallye haussier sans précédent ? De nombreux experts lui en attribuent au moins une partie

Greg Valliere, stratège en chef chez Horizon Investments, affirme que Janet Yellen, la présidente sortante de la Réserve fédérale, mérite des félicitations puisque la politique de taux bas de la Fed a permis de stabiliser l’économie et a favorisé les marchés actions au détriment d’autres investissements.

Mais il ajoute que Trump « mérite d’avoir créé un climat propice aux affaires à Washington ». Trump a également été félicité pour avoir alléger les réglementations commerciales et poussé les entreprises américaines à réduire leurs impôts, ce qui, selon les investisseurs, augmentera la rentabilité des entreprises.

Nul doute que la victoire de Donald Trump fut une bonne chose pour les marchés financiers, mais les politiciens doivent faire attention de ne pas s’attribuer le crédit d’une envolée des marchés actions.

Parce que s’ils s’enorgeuillent de les voir fortement augmenter, ils doivent aussi être prêts à en assumer la responsabilité lorsqu’ils s’effondrent.

Si les marchés ont autant progressé ces dernières années, c’est principalement dû à l’intervention sans précédent des principales banques centrales de la planète. Elles ont littéralement injecté des milliers de milliards de dollars sur les marchés financiers et, bien entendu, cela a fait grimper les prix des actifs.

Alerte: L’indice de Shiller est plus haut aujourd’hui qu’il ne l’était juste avant le Krach de 1929 Philippe Béchade: Marchés: « Les banques centrales ne peuvent pas arrêter d’imprimer sinon le PONZI s’effondre ! »

Mais maintenant, les banques centrales mondiales font machine arrière à l’unisson, et nous allons voir si les marchés financiers du monde entier vont réussir à se maintenir à ces niveaux vertigineux sans soutien artificiel.

Parce que dans l’histoire, à chaque fois que les ratios cours/bénéfices avaient atteint de tels sommets, cela s’est toujours terminé par un gigantesque Krach boursier. Il est impossible de voir la valorisation des actions se maintenir à de tels niveaux sans le soutien des banques centrales, et les milliers de milliards de dollars que les marchés ont gagné jusqu’à présent peuvent potentiellement disparaître très rapidement.

Il suffit de regarder une entreprise comme Snapchat. C’est une entreprise qui vaut 15,4 milliards de dollars actuellement, et pourtant elle perd des centaines de millions de dollars par trimestre. Les chiffres suivants proviennent du site de Wolf Richter

Snap Inc, la société mère de Snapchat, a annoncé mardi soir avoir réalisé un chiffre d’affaires de 208 millions de dollars au troisième trimestre, soit une progression de 62% par rapport à l’année 2016. En revanche, sa perte nette a plus que triplé atteignant 443 millions de dollars. Vous voulez savoir comment ils en sont arrivés là ? Eh bien, lisez ce qui suit:

Le coût des dépenses liées aux ventes, 211 millions de dollars, dépasse celui des revenus, un indicateur plutôt gênant. Une grande majorité vient de ce que Snap paie à Alphabet pour héberger son contenu dans Google Cloud.
Les frais de recherche et développement, 239 millions de dollars, dépassent également celui des revenus.
Les dépenses de ventes et de marketing, 102 millions de dollars, étaient-ce pour lancer les Spectacles de Snapchat ?
Les frais généraux et administratifs: 118 millions de dollars.
Total des dépenses: 670 millions de dollars, contre des revenus de 208 millions de dollars. Drôle de business model !

Je veux être très clair sur ce que je vais ensuite expliquer.

Le business model de Snapchat ne fonctionne pas du tout, et c’est une entreprise qui finira par ne plus rien valoir.

En fin de compte, ceux qui conserveront leurs actions Snapchat jusqu’au bout finiront par tout perdre. Au lieu de 15 milliards de dollars, cette entreprise n’en vaudra pas plus de 15 cents.

En parlant d’entreprise qui finira par ne plus rien valoir, Sears vient d’annoncer qu’elle allait se débarrasser de 140 magasins supplémentaires. L’Amérique est déjà en train d’établir un record absolu en termes de fermetures de magasins en 2017, et l’effondrement du commerce de détail auquel nous assistons aux Etats-Unis ne fera qu’accélérer à l’avenir.

Alors oui, le marché boursier américain continue de battre record sur record, n’est-ce pas…

Mais ne vous laissez pas berner par les médias mainstream. Cette bulle boursière gonflée artificiellement par l’unique intervention des banques centrales vit sur du temps emprunté, Or parallèlement, l’économie réelle demeure en difficulté.

Lorsque le marché boursier finira par s’effondrer, ce ne sera pas de la faute de Donald Trump.

Laissez-moi le répéter.

Lorsque le marché boursier finira par s’effondrer, ce ne sera pas de la faute de Donald Trump.

La Réserve Fédérale et les autres principales banques centrales de la planète ont créé artificiellement cette bulle, et ce sont elles qu’il faudra pointer du doigt lorsque les marchés s’effondreront.

Et quand la prochaine crise financière éclatera, j’espère que les gens en auront enfin marre de ces «cycles d’euphorie et de récession», et qu’ils seront prêts à se débarrasser de la Réserve fédérale pour de bon.

Il faut que les gens comprennent que le fonctionnement de notre système financier est un véritable désastre, et si nous ne traitons jamais la cause profonde de tous nos problèmes, nous serons toujours à la recherche des symptômes.

Il y a donc bien une solution, et j’espère que les gens seront prêts à emprunter cette voie après la prochaine crise.

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Source: theeconomiccollapseblogLire les précédents articles de Michael Snyder


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Denis Cloutier
2 années plus tôt

C’ est 5 000 milliards de dollars , c’ est du capital prêté n est ce pas !!!

MaxPhil
MaxPhil
2 années plus tôt
Reply to  Denis Cloutier

C’est du capital créé sur des impôts futurs, et à intérêts zéro, c’est un peu comme un prêt à rembourser un jour ou l’autre … Autant dire que l’inflation même médiocre aura tôt ou tard raison de cette dette. Dette qui de toute façon sera remboursée par le QE suivant … Jusqu’à la fin des temps, un peu comme si les banques centrales avaient réinventé Dieu et sont infinie bonté à diviser les pains encore et encore infiniment 😛

Denis Cloutier
2 années plus tôt
Reply to  Denis Cloutier

Je dirais meme une espèce de casino , y’ a pas de travaux d infrastructure, rien pour relancer l’ économie , c’ est encore wall street qui ballonne.