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Les Etats-Unis ont perdu près de 200.000 emplois à hauts salaires dans l’industrie pétrolière
 

LayoffsTous les emplois créés n’ont pas la même valeur économique. Il y a un énorme écart entre un emploi à 100.000 dollars par an dans l’industrie pétrolière et un travail à 10 dollars l’heure comme caissier chez Wal-Mart.

Vous pouvez facilement subvenir aux besoins et aux envies d’une famille de la classe moyenne avec 100.000 dollars par an, mais vous n’aurez aucun moyen d’y arriver avec un emploi à temps partiel où vous serez rémunéré à 10 dollars l’heure. par conséquent, la qualité de nos emplois est cruciale, et si les difficultés économiques actuelles venaient à perdurer, alors la classe moyenne américaine risque tout simplement de disparaître. Aujourd’hui, la classe moyenne américaine par rapport à l’ensemble des ménages américains est déjà devenue une minorité et ce pour la première fois, et selon les derniers chiffres de l’administration américaine en charge de la sécurité sociale (The Social Security Administration), 51 % de l’ensemble des travailleurs américains gagnent moins de 30.000 dollars par an. Nous avons désespérément besoin d’emplois bien mieux rémunérés, et c’est la raison pour laquelle ce qui se passe dans le secteur pétrolier actuellement est extrêmement inquiétant.

Nous avons à nouveau reçu aujourd’hui des nouvelles encore plus inquiétantes. Selon le cabinet Challenger, Gray & Christmas, les Etats-Unis ont perdu 195.000 emplois à hauts salaires dans le secteur pétrolier depuis le milieu de l’année 2014…

Pétrole de schiste: une catastrophe se prépare aux Etats-Unis, ” Il y aura du sang ” !

Le faible cours du pétrole a engendré une vague massive de suppressions d’emplois qui n’est sans doute pas encore terminée.

Comme le prix du pétrole a commencé à baisser à la mi-2014, son faible cours a été la cause des 195.000 suppressions d’emplois aux États-Unis , selon un rapport publié jeudi par le cabinet de placement Challenger, Gray & Christmas.

Cette situation a un énorme impact sur l’économie parce que ce sont des emplois très bien rémunérés. Le salaire moyen dans l’industrie pétrolière et gazière est 84% plus élevé que la moyenne nationale, selon la Goldman Sachs.

Tous ces emplois très bien payés ne sont pas facile à remplacer lorsqu’ils sont supprimés, et malheureusement, les suppressions d’emplois semblent s’accélérer. Dans son dernier rapport, le cabinet Challenger, Gray & Christmas a poursuivi en expliquant que sur les 95.000 suppressions d’emplois en 2016, 17.725 d’entre eux l’avaient été en Juillet seulement.

Nous avons également reçu d’autres mauvaises nouvelles sur l’économie américaine jeudi.

Les commandes à l’industrie sont à nouveau en baisse, et ont poursuivi leur contraction pour le 20ème mois d’affilée. C’est d’ailleurs la plus longue série de contraction de toute l’histoire des États-Unis. Voir le graphique partagé gracieusement par la FED ci-dessous.

Inutile de dire que nous n’avons jamais vu une telle chose se produire en dehors d’une récession.

En outre, nous avons appris que les banques américaines ont resserré leurs conditions d’octroi de crédit pour le quatrième trimestre d’affilée.

Encore une fois, c’est quelque chose qui ne s’est jamais produit en dehors d’une récession.

En plus de tout ceci, les recettes fiscales continuent de chuter, et ce dernier point est un très mauvais signe pour l’économie américaine, car la baisse des recettes fiscales indiquent généralement que nous dirigeons vers une récession. Ce qui suit provient du site ZeroHedge

Les échanges commerciaux, internes aux USA, sont à leur plus bas depuis 6 ans.

Concernant les recettes fiscales du mois de juillet, elles sont en baisse de 1% par rapport à l’année précédente.

Cette série de données peut être assez volatile, et en regardant la moyenne mobile sur les derniers trois mois, on a 3,1%. C’est un peu plus faible que la moyenne de 3,3 % depuis le début de l’année 2016, et cela signifie qu’il ne faut pas trop attendre du chiffre de vendredi.

A noter également: les recettes fiscales qui proviennent de la “Gig Economy” à savoir l’économie des petits boulots, elles sont en baisse de 6,5% depuis le début de l’année, et en baisse de 15 % sur le mois de juillet par rapport à la même période il y a un an.

Enfin, les recettes fiscales qui proviennent des entreprises sont en baisse de 11% depuis le début de l’année, et si cette situation ce maintient à ce rythme actuel alors ce sera la première baisse des perceptions depuis 2011. En clair: Si le Fisc américain n’a plus autant de travail qu’avant, ne pensez-vous pas que c’est parce que l’économie américaine est vraiment en forte croissance ? 😉

Est-ce que vous commencez à comprendre ce qu’il se passe ?

Et nous allons examiner ensemble ce que nous avons appris au cours des deux dernières semaines …

La récente publication du Pib américain a été extrêmement décevante avec seulement 1,2% de croissance pour le second trimestre 2016, et la croissance du pib au premier trimestre a été révisée à la baisse à 0,8 %.

Le taux d’accession à la propriété vient d’atteindre son plus faible niveau jamais enregistré.

Implosion de l’économie américaine: les 15 points que nous cachent les médias !

Etats-Unis: Pire rapport sur l’emploi depuis 6 ans. Plus de 102 millions d’américains sont sans emploi

-Le Wall Street Journal vient d’établir un terrible constat puisque nous assistons à la plus faible “reprise économique” depuis 1949.

Barack Obama est en passe de devenir le seul président de toute l’histoire des États-Unis à n’avoir jamais fait progresser le Pib américain de plus de 3% sur une année et ce durant ces deux mandats soit 8 ans.

Pendant ce temps là, les choses continuent de se dégrader dans le reste du monde. Par exemple, la dépression économique dans laquelle se trouve le Brésil continue de s’aggraver et l’économie brésilienne est en baisse depuis cinq trimestres d’affilée

brazil-recessionLa 9ème économie la plus importante au monde s’est contractée de 0,3 % au premier trimestre, marquant son cinquième trimestre consécutif de baisse. L’an dernier, le Pib brésilien avait plongé à son plus faible niveau depuis 2009.

L’inflation a également nettement progressé récemment, passant de 6,3 % en 2014 à 9% en 2015, selon les données de la Banque mondiale. L’énergie en pourcentage des exportations passé de 9% en 2015 à 7% en 2014.

brazil-protestEt bien entendu, le Brésil accueille les Jeux Olympiques cet été, et cela va virer à la débâcle majeure. Beaucoup d’athlètes internationaux vont participer à des épreuves d’aviron, de voile et à de la natation dans les eaux de Rio qui contiennent des niveaux très élevés de bactéries et surtout de virus en provenance d’eaux usées, et la police brésilienne a été accueillir les touristes à Rio avec un grand panneau sur lequel on peut lire “Bienvenue en enfer”. Et il ne faut pas oublier que juste à côté du brésil, l’effondrement économique au Venezuela est si grave que les gens sont en train de tuer des animaux de zoo pour se nourrir.

Alors que l’économie mondiale continue de se détériorer, que devrions-nous faire ?

Le légendaire investisseur Bill Gross a partagé certaines de ses réflexions sur la question dans ses dernières « Perspectives d’investissement »

William-H-Gross“La faiblesse record des rendements des obligations d’État ne vaut pas le risque, elles ne sont donc pas en tête de ma liste de shopping , c’est trop risqué, a déclaré Gross dans sa dernière note sur ses perspectives d’investissement publié mercredi.

“Je n’aime pas les obligations, je n’aime pas la plupart des actions, je n’aime pas les actifs non cotés. Les actifs tangibles comme le foncier, l’or et les moyens de production à prix réduit sont les catégories d’actifs à privilégier.”.

Je suis d’accord avec Bill Gross. Les obligations évoluent au sein d’une énorme bulle actuellement, et la bulle boursière a gonflé à des niveaux qui sont complètement absurdes. En fin de compte , La seule richesse sur laquelle vous allez pouvoir compter pleinement est ce que vous pouvez avoir physiquement en votre possession.

Olivier Delamarche: ” On est dans une bulle gigantesque comme on n’en a jamais connu ! “

Comme vous l’avez vu dans cet article, il y a énormément de signes dans le monde qui indiquent un déclin économique.

Et pourtant, beaucoup de gens sont encore convaincus que l’horizon économique va s’éclaircir rapidement.

Pour ces derniers, il ne sert à rein d’essayer de les convaincre, ils comprendront ce qu’il se passe uniquement lorsqu’il sera trop tard !

Source: theeconomiccollapseblogLire les précédents articles de Michael Snyder

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bob
bob
4 années plus tôt

Un ami m a raconté dans son hôpital en Californie en juin 2 personnes partient en retraite.ils faisaient 30h semaine .ils les ont remplacé par 4personnes 10h semaine.

theuric
theuric
4 années plus tôt
Reply to  bob

Votre ami ferait bien de fuir son pays, conseil que je donnerait à tout américain que je connaîtrais, si j’en connaissais. Les U.S.A. sera la nation qui souffrira le plus de l’effondrement en cours lorsque celui-ci se sera conclu, surtout en raison des intenses déséquilibres politiques de toutes sortes qui y règne. Sinon, sur le plan économique, sa situation est également pire que celle des pays européens qui, à quelques exceptions près, comme l’Allemagne, ne s’en tireront pas trop mal pour des raisons totalement différentes suivant les nations, oubliez sinon l’Union-Européenne, elle n’existera plus. Évitez la chine, l’Inde ça va… Read more »

Leodagant
Leodagant
4 années plus tôt
Reply to  theuric

Pourquoi dites-vous qu’il faut éviter l’Afrique ? Certes l’Afrique sub-saharienne est à éviter à cause de sa natalité qui ne cesse d’exploser, mais les pays du Maghreb (Maroc/Algérie) s’en sortent bien mieux que l’Espagne et le Portugal, les liens sociaux y sont très forts là-bas contrairement en Occident.

Stocco Laurent
4 années plus tôt

Ils n’ont qu’a travailler au QATAR ou à DUBAI : on s’en fou compléteMENT

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