
Même si nous avons déjà connu d’autres périodes difficiles au cours de la dernière décennie, nous n’avons franchement jamais vu quelque chose d’aussi catastrophique depuis la dernière récession. En fait, le nombre de licenciements que « Challenger, Gray & Christmas » vient de publier , n’a jamais été aussi élevé pour un mois d’août, et ce depuis 2009…
Certains employeurs annoncent également que la plupart des licenciements ont atteint leur niveau le plus élevé pour un mois d’août depuis 2009, d’après le cabinet d’outplacement « « Challenger, ray & Christmas ».Les suppressions de postes ont augmenté de 38% par rapport au mois de juillet, avec 53.480 postes supprimés, principalement en raison des réductions d’effectifs dans le secteur de la santé, qui pourtant avait été l’un des piliers en termes de créations d’emplois récemment, tout comme le sont, le secteur manufacturier et celui de la haute technologie.
Mais alors, que se passe-t-il ?
Bien entendu qu’il y a plusieurs facteurs en jeu, mais Andrew Challenger a clairement pointé du doigt la guerre commerciale comme étant l’une des principales raisons de ces licenciements…
« Les employeurs commencent à ressentir les effets de la guerre commerciale avec ces nouveaux tarifs douaniers imposés entre les deux parties », a déclaré Andrew Challenger, vice-président du cabinet, dans un communiqué.
D’autres pays commencent vraiment à ressentir les effets de la guerre commerciale également. L’Allemagne, cette semaine, a annoncé un chute de ses commandes à l’industrie…
Le ministère de l’Economie a annoncé que les commandes à l’industrie avaient baissé de 2,7% sur un mois, plombées par un net recul des commandes en provenance des pays hors de la zone euro, après une hausse de même ampleur (révisé de +2,5%) en juin. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse plus limitée, de 1,5%.« La désolation dans le secteur manufacturier se poursuit. La baisse des nouvelles commandes augmente considérablement le risque de récession de l’économie allemande », a déclaré Thomas Gitzel, analyste chez VP Bank.
Au cours du second trimestre, la croissance du PIB allemand est tombée en territoire négatif et il semblerait que cela va se reproduire au troisième trimestre.
Cela voudrait dire que l’Allemagne est déjà en récession actuellement et c’est clairement une très mauvaise nouvelle pour le reste de l’Europe.
Ce qui se passe aux Etats-Unis aujourd’hui, c’est exactement ce à quoi nous pourrions nous attendre avant l’arrivée d’une récession et c’est clairement ce qui est en train de se passer sous nos yeux.
Peter Schiff: “Une gigantesque récession arrive tandis que le retour à l’étalon Or se profile !” Olivier Delamarche: “La récession se généralise et on revient à un risque systémique partout !”
Tout particulièrement dans l’industrie du transport qui est englué dans un énorme ralentissement et nous venons d’apprendre que les commandes de poids lourds ont littéralement plongé de 80% en août, si l’on compare à la même période de l’année précédente…
Les commandes de poids lourds qui transportent une grande partie des biens d’équipement à travers tout le pays ont plongé de 80,1% en août 2019, par rapport à la même période de l’année précédente, ce qui correspond à 10,400 commandes, selon les premières estimations de la « FTR Transportation Intelligence ». Il s’agit du dixième mois d’affilé où on constate que les commandes chutes et c’est le deuxième mois d’affilé où l’on observe un déclin de 80% voire plus, avec des commandes en juillet qui ont plongé de 81,2%, (environ 9,800 commande), du jamais vu depuis 2010.
Je ne sais comment vous interprétez ces chiffres, mais pour moi, 80% en termes de chute, cela doit vraiment être pris au sérieux, c’est une très grave alerte !
Globalement, on considère que l’économie américaine ne sera pas en zone de contraction au troisième trimestre mais les prévisions du PIB n’ont cessé de baisser. La suite provient de Reuters…
Selon le modèle de prévision de la Réserve fédérale d’Atlanta, la croissance du produit intérieur brut (PIB) américain devrait tomber à 1,7% en rythme annualisé sur juillet-septembre, chiffre qui se base sur des données plus faibles que prévues concernant l’activité manufacturière ainsi que sur les dépenses de construction.
C’était moins que l’estimation de 2% qui avait été donnée par la Fed d’Atlanta le 30 août.
En fin de compte, à partir du moment où les chiffres sont supérieurs à zéro au troisième trimestre, il faut considérer cela comme une bonne nouvelle dans le contexte économique mondial actuel.
Mais même s’il y avait la moindre petite croissance au troisième trimestre, personne ne devrait parler d’économie florissante quand on évoque l’économie américaine. En fait, ça fait longtemps maintenant que l’économie américaine n’est plus performante. L’Amérique n’a pas vu son Pib progresser de plus de 3% sur une année et ce depuis le milieu de l’ère de l’administration Bush et aujourd’hui, près de 40% de la population américaine lutte au quotidien pour se procurer les produits de première nécessité…
Beaucoup de gens luttent encore pour régler leurs factures – et même pour des achats aussi basiques que de la nourriture.« Urban Institute », est un groupe politique non partisan et à but non lucratif, basé à Washington, qui a transmis un nouveau rapport dont la conclusion est affligeante après avoir interrogé pas loin de 7600 adultes en décembre dernier. 39,4% d’adultes ont affirmé avoir rencontré de graves problèmes l’année dernière, pour se procurer au moins un des produits de première nécessité que ce soit de la nourriture, un médicament, le logement ou des services.
L’écart entre ce qui « possèdent » et les autres, ne cesse de s’accroître en Amérique et cela a des conséquences désastreuses pour notre avenir. Si tous ceux qui possèdent l’argent et le pouvoir continuent d’adopter une attitude similaire à « qu’ils mangent de la brioche » (ou qu’ils se débrouillent, ce n’est pas notre problème) par rapport à tout cela, un jour où l’autre, ce sera le chaos dans les rues de nos villes et c’est un sujet qui est débattu en ce moment par l’économiste Umair Haque…
Comment peut-on dire que l’économie se porte bien, voire est puissante alors que 40% des américaines luttent carrément pour se survivre ? Ne trouvez-vous pas que cela commence à ressembler un peu à la série « Hunger Games » mais dans la vie réelle ? Voilà où en sont les Etats-Unis ? Que diable se passe-t-il ?
Réfléchissez un peu sur le sujet en lui-même avant d’en débattre – 40% de la population du pays le plus riche au monde n’a pas les moyens de se procurer assez de nourriture. Nous revivons la période historique du fameux « qu’ils mangent de la brioche » sous nos yeux. La reine Marie Antoinette aurait eu cette réponse décalée lorsque les paysans se plaignaient de ne plus pouvoir acheter de pain. Il n’y a rien et strictement rien de plus basique que de se procurer à manger. Quand une société n’est plus capable de nourrir son peuple, il s’agit là de la des indicateurs les plus extrêmes et fondamentaux qui démontrent que quelque chose de très grave est en train d’arriver.
A y est, la puissance de l’économie US éclate au grand jour… Il ne s’agit pas d’une ville du tiers-monde mais bien du centre-ville de Los Angeles.

Toujours plus de subventions n’est pas non plus la réponse à ce problème. Le gouvernement américain distribue déjà des fonds et des allocations à plus de 100 millions de personnes tous les mois et cependant ce fléau ne cesse d’augmenter.
Finalement, les gens souhaitent juste pouvoir travailler dur et subvenir à leurs besoins et à leurs familles. Il nous faudrait une économie qui crée de bons emplois et bien rémunérés, que l’on facilite les démarches pour ceux qui démarre une affaire. Mais cela n’est plus le cas depuis bien longtemps.
Il est clair aujourd’hui, que nous nous dirigeons vers une nouvelle gigantesque crise économique. Les pertes d’emplois vont s’accélérer dans les mois à venir et de plus en plus de gens pensent que les difficultés économiques que nous allons vivre vont être encore plus graves que celles que nous avons subies lors de la dernière récession.
Source: theeconomiccollapseblog – Voir les précédentes interventions de Michael Snyder

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Le ministère de l’Economie a annoncé que les commandes à l’industrie avaient baissé de 2,7% sur un mois, plombées par un net recul des commandes en provenance des pays hors de la zone euro, après une hausse de même ampleur (révisé de +2,5%) en juin. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse plus limitée, de 1,5%.« La désolation dans le secteur manufacturier se poursuit. La baisse des nouvelles commandes augmente considérablement le risque de récession de l’économie allemande », a déclaré Thomas Gitzel, analyste chez VP Bank.
Les commandes de poids lourds qui transportent une grande partie des biens d’équipement à travers tout le pays ont plongé de 80,1% en août 2019, par rapport à la même période de l’année précédente, ce qui correspond à 10,400 commandes, selon les premières estimations de la « FTR Transportation Intelligence ». Il s’agit du dixième mois d’affilé où on constate que les commandes chutes et c’est le deuxième mois d’affilé où l’on observe un déclin de 80% voire plus, avec des commandes en juillet qui ont plongé de 81,2%, (environ 9,800 commande), du jamais vu depuis 2010.
Beaucoup de gens luttent encore pour régler leurs factures – et même pour des achats aussi basiques que de la nourriture.« Urban Institute », est un groupe politique non partisan et à but non lucratif, basé à Washington, qui a transmis un nouveau rapport dont la conclusion est affligeante après avoir interrogé pas loin de 7600 adultes en décembre dernier. 39,4% d’adultes ont affirmé avoir rencontré de graves problèmes l’année dernière, pour se procurer au moins un des produits de première nécessité que ce soit de la nourriture, un médicament, le logement ou des services.




Un gros tralala se prépare